Dans un monde déchiré par les guerres, les laryskaniens tentent de sortir leur royaume des ténèbres qui le hante. Rejoignez-les mais dans quel camp serez-vous ?
 
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Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦

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MessageSujet: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Ven 13 Nov - 12:17




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Date : 26ème jours de Cynéid


Kerran dépêche-toi !

J’entendais des petits pas taper le sol à la va vite. Je le voyais bien courir dans sa chambre à enfiler la première chemise, le premier pantalon venu juste pour se dépêcher. Cela faisait des semaines que je n’avais pas passé un petit peu de temps avec mon fils. La dernière fois, c’était à notre retour au château où on n’avait rencontré Kim en chemin. Lorsque nous étions de retour, il m’avait posé pas mal de question sur elle. Si sa mère l’a connaissait, si elle avait été gentille, qui elle était pour moi. Je n’avais pas menti. Puis le devoir m’appelant, je l’avais laissé au soin des servants qu’il aimait beaucoup. Sans doute parce que sa mère en avait été une et que par-là, il avait pensé être près d’elle.

Je supposais plus qu’autre chose mais une chose était sûre, j’avais raison en disant qu’il avait pris les premières choses sous sa main. En sortant de sa chambre, il avait en main sa cape mais ce qui attira mon regard, c’était sans nul doute ce qu’il portait en haut. Je me retenais de rire en posant ma main sur sa tête. Je fis en sorte qu’il fasse demi-tour, d’abord réticent, il se laissa faire face à ma détermination. De retour dans sa chambre, je l’aidais à retirer son haut et mit mon nez dans son armoire pour en sortir une petite chemise noire. Revenant vers lui, au lieu de l’enfiler il vint plutôt m’enlacer.

▬ Je suis content que tu sois là papa…

Je souriais mais en gardant le silence. Moi aussi j’étais heureux de passer du temps avec lui. Comme tout le temps en fait. Mais certaines fois, il y avait le travail alors je laissais de côté ma vie de père pour devenir le second et vice versa. Mais une chose était sûre, mon fils était plus important que toute autre personne ou grade. Lorsque nous avions terminés de le préparer, nos chevaux nous attendaient déjà dans la cours du château. En montant sur le mien, je levais le regard vers une fenêtre. Je me souvenais très bien de la première fois que je l’avais vu et des fois ou nous nous regardions. Puis mon attention se porta sur la porte principale et je vis entrer Erine.

▬ Kerran tu es prêt ?
▬ Oui !

Sans attendre, je talonnais mon cheval. Je ne voulais pas m’arrêter pour lui parler. Je savais très bien qu’elle me voulait dans son lit et rien que cette idée, même si elle était belle, je ne pouvais pas la concevoir. En passant près d’elle, elle m’adressa juste un sourire que je le rendis, moins lumineux. Puis je lançais mon cheval au galop. Direction un endroit qu’il n’avait pas encore visitait.

Il nous fallut plusieurs jours, nous n’étions pas pressés, j’avais prévenu Wisgoth de mon absence. S’il avait besoin de moi, il suffisait juste de demander à un télépathe de prendre contact avec moi. Lors de la nuit du 25ème jour, nous nous étions posés et je le l’avais laissé s’endormir dans mes bras. Tellement fatigué par le voyage… Je le rejoignis dans les limbes quelques minutes plus tard…

Notre journée se divisa en plusieurs points, d’abord il eut un exercice sur son pouvoir principal. Puis une promenade, des jeux, des souvenirs et des histoires. Un autre entraînement et des notions de bonnes conduites puis la nuit arriva rapidement. Comme souvent, Kerran partait tôt se coucher pour pouvoir profiter du lendemain. Mais cette nuit-là…

▬ Papa !

Mon réveil fut brutal. Sans attendre je me redressais sur les jambes en prenant mon arme en main. Mais un coup violent dans la pliure du genou m’arrêta.

▬ Ils sont hybrides.
▬ Ooh ! Tant mieux.

En relevant le regard vers ceux qui parlait, je tuais du regard le premier. Il se mit à sourire. Le même que j’avais à l’époque. Il ne me faisait pas peur. Pourtant, en entendant mon fils se plaindre en appelant me fit changer de point de vu.

▬ Lâchez le !
▬ Et pourquoi ? Hein ? Vous n’êtes que des erreurs !

Ils pouvaient tout me faire, mais ne jamais poser la main sur mon fils. Profitant d’un moment je sautais sur le premier homme. Armé d’une arbalète, je la lui pris soudainement ordonna à mon fils de fermer ses yeux et je tuais deux hommes. Le propriétaire et celui qui portait Kerran.

▬ Cours !

Il ne se fit pas prier. Il s’enfonça dans la forêt. Je le regardais partir avant de me retourner vers les protagonistes de ce combat. Un mauvais sourire se porta à mes lèvres et je laissais la Nécromancie pendre le dessus. Mon visage se fit rogner et les deux fraichement morts se redressèrent.

▬ Vous avez mal choisi votre cible !

Sans attendre, j’ordonnais aux cadavres de se jeter sur leurs camarades. Ils avaient beau essayer de les tuer encore, tant que je ne mourrais pas, il n’y avait rien contre eux. Je m’approchais alors du chef et d’un coup de botte, il termina à genoux devant moi. Sourire toujours présent je m’adressais à lui,

▬ Comme c’est amusant, des Gardiens laminaient par un seul homme.

Il garda le silence.

▬ En même temps, ça ne m’étonne pas d’un ancien Chevalier !
▬ Qui es-tu pour m’insulter de la sorte espèce de…
▬ La ferme ! Mon identité importe peu à l’heure actuelle. Tu as touché et voulu la mort de mon fils, peu importe ma place. Tu vas mourir.

Il se mit à rire en me disant qu’un hybride ne pouvait tuer un purificateur. À oui. Levant le point, je prenais un petit élan avant de lui éclater le torse avec mon pouvoir des Ténèbres. En retirant ma main en sang, un trou se forma et il s’écroula. Les cadavres de leur côté étaient toujours en train de maltraiter les autres à les mordre, les griffer. D’un signe de main, ils reculèrent,

▬ Offrez bien vos oreilles ! La prochaine fois qu’un crétin de votre genre s’approche de mon enfant je lui réserve le même sort. Ne touchez jamais à un enfant d’un Guerrier Noir…

Sur ce, je les laissais reprendre leur liberté. Ils allaient en parler à leurs chefs. Tant mieux. Ils allaient comprendre que la légitimité des Gardiens n’était rien d’autre que du vent. Je laissais les cadavres redevenir ce qu’ils étaient réellement avant de tomber au pied d’un arbre. Fatigué par mon pouvoir. Cela faisait tellement longtemps que je ne l’utilisais pas. Mais il fallait que je me redresse. Kerran était seul dans la forêt. En voulant me redresser, j’entendis mon fils m’appeler. Il déboula devant moi et partit m’enlacer les larmes aux yeux.

▬ Tu vas bien ?

Il hocha la tête, je le sentais dans mon cou. Il se sépara, séchant ses larmes il fit demi-tour. Je fronçais les sourcils en voulant me redresser et là, il tendit la main. Une, sortit des ombres, se ferma dans celle de mon fils. Sa peau était gris… Un elfe de la nuit ?

▬ Je te présente Minerva papa… Elle m’a aidé quand je me suis enfui après ton ordre.

Je le fixais. Lui puis elle. Je lâchais un soupire en lui demandant de venir près de moi. Il le fit et je l’enlaçais. Mes lèvres se posèrent sur son front et je lui fis que j’étais fier de lui. Il sourit et je m’adressais enfin à la femme dont je ne voyais pas le visage.

▬ Merci de lui être venu en aide.




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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Ven 13 Nov - 20:34

Elle l'avait enfin! Cette liberté qu'elle chérissait et dont elle rêvait depuis des années. Enfin, liberté était vite dit. Elle avait tout au plus réussi à convaincre son fiancé de renoncer à lui envoyer ses deux valets pour la suivre à la trace. Elle s'était découvert à ce moment un don pour la négociation et avait réussi à marquer des points vis-à-vis de l'homme qui deviendrait son mari. Elle se promettait bien de l'utiliser à nouveau et d'affûter ses techniques, mais de ne pas en abuser non plus. Il y a des choses qui perdent de leur efficacité quand on en abuse.

Cette nuit-là, elle avait profité de sa liberté conquise pour enfiler sa cape et sortir des grottes, emportant avec son arc et son carquois, les dissimulant sous sa cape. C'était là une des conditions pour qu'elle puisse sortir seule: pouvoir se défendre par elle-même. Des rumeurs circulaient, que des rôdeurs se promenaient dans les environs. Des puristes qui apparemment ne se contentaient pas de prêcher pour leurs causes, mais s'en prenaient à tout ce qui ne rentrait pas dans leurs normes établies.

Tout à ses réflexions, songeant à ses anciennes rencontres qu'elle avait faites par le passé d'animorphes, des gens complètement à l'opposée des idéologies de ces fanatiques rôdant dans les parages, Minerva s'éloignait de l'entrée des cavernes, s'enfonçant toujours un peu plus loin dans la forêt de Fylaris. Allant là où elle ne s'était jamais risquée auparavant. Elle n'avait rencontré jusque-là que des animaux qui s'éloignaient dès qu'ils l’apercevaient. Pour éviter de troubler davantage leur quiétude et les laisser manger en paix, elle repéra un gros arbre avec des branches faciles d'accès. En un tour de main, elle y grimpa et s'assis sur l'une de ses solides et larges branches, le dos appuyé au tronc.

Elle y était installée depuis un moment, ayant laissé filer le temps sans le retenir sans même l'avoir calculé, quand des éclats de voix et de bruits de pas précipités se firent entendre, faisant fuir toutes les bêtes dans les parages. Minerva se redressa sur sa branche, parvenant à s'y tenir debout bien appuyée contre le tronc et sortit son arc par précaution.

Plissant les yeux elle vit une petite silhouette se découper au milieu des arbres. Celle-ci courait sans relâche, comme si un feu était à ses trousses. Puis, Minerva réalisa que c'était bien pire lorsqu'un autre éclat de voix se fit entendre.
- Rattrapez-moi ce bâtard d'hybride!  Qu'on ait au moins un trophée à rapporter à notre camp!

Par tous les dieux! Ces crétins chassaient un enfant? Minerva n'en croyait pas ses oreilles. Elle sortit une flèche de son carquois et l'encocha sur son arc. Elle attendit que l'enfant soit suffisamment près de l'arbre où elle était, puis se servit de son don pour qu'il s'élève dans les airs. Elle y mettait toute sa concentration, mais vit bien dans les traits de l'enfant qu'il était si surpris qu'il ne prit même pas la peine de crier.

Bien! Très bien! Rapidement, elle le mit à l'abri sur la branche de l'arbre à ses côtés. Elle dévoila son visage au jeune garçon, un doigt sur ses lèvres pour lui indiquer de ne pas faire de bruit, puis le plaqua doucement contre le tronc. Reprenant ensuite la surveillance, son arc près à tirer, elle guetta les poursuivants. Elle n'en apercevait que deux d'où elle était. Les hommes qui le pourchassaient s'étaient tus. N'ayant pas de vision nocturne, cela lui sembla une évidence même, puisque sinon, ils auraient vu où l'enfant était allé, ils semblaient hébétés.  
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire? maugréa l'un d'eux. Fouilles les environs! Cette bête ne doit pas nous échapper.  

Minerva plissa les yeux et retint un juron. Tournant rapidement la tête vers le petit, elle lui souffla quelques mots.
-Ne bouge pas! Reste bien dans l'ombre, peu importe ce qui arrive.Ils ne pourront pas te voir d'ici. Je reviendrai te chercher.

Elle n'était pas dupe, si elle tirait d'où elle était, elle les attirerait directement sur eux et sur cet enfant. Avec adresse, elle sauta sur une autre branche, le plus silencieusement possible. De branche en branche, elle parvint s'éloigner d'arbre en arbre. Suffisamment éloignée de l'enfant, mais pas assez pour pouvoir garder un œil sur lui en cas de besoin, elle tira une flèche plus loin dans la forêt. Le bruit provoqué par celle-ci en frôlant des buissons attira aussitôt les deux comparses dans cette direction.
-Par-là! Grouille-toi, empoté! Il ne doit pas nous échapper.

Elle les vit s'éloigner. Elle s'empressa aussitôt de tirer une flèche encore plus loin dans un autre bosquet. Encore une fois, la ruse marcha. Et mieux qu'elle le crut. Lorsque les deux hommes arrivèrent près de ce bosquet remplie de petits fruits, Minerva vit la silhouette d'un ours gigantesque s'approcher. Minerva l'avait vu détaller quand la flèche s'était fiché au travers des branches du bosquet. Mais, l'ours n'était pas heureux de s'être ainsi fait dérangé en plein repas et il revenait maintenant, plus contrarié que jamais.

Un sourire se dessina sur les lèvres de Minerva. Les hommes étaient tellement occupés à fouiller le bosquet, qu'ils se firent surprendre par l'ours qui se dressa sur ses pattes et poussa un rugissement à en faire dresser les cheveux sur la tête. Minerva assista à un spectacle des plus satisfaisant quand elle vit ces deux hommes se retourner, puis se mettre à reculer, tremblant de peur face à cette bête féroce.
-Quels braves hommes avons-nous là! marnonna-t-elle.

Lorsqu'elle les vit détaller, avec l'ours à leurs trousse, elle s'empressa de retourner auprès de l'enfant sur la branche. Elle s'accroupit devant lui.
-Tout va bien, petit! Je me nomme Minerva. Viens, je te ramène au sol.

Elle remit son arc en bandoulière, puis sauta sur le sol. Elle se servit ensuite de sa magie pour le ramener en douceur sur le plancher des vaches. S'agenouillant devant l'enfant, elle s'assura qu'il n'était pas blessé.
 

-Tu n'as rien?

Elle posa doucement une main sur sa joue et la caressa.
-Où sont tes parents?

D'une voix tremblante, il lui apprit son nom, des larmes ruisselants sur ses joues. Il n'avait pas de blessures apparentes, mais il avait une très grande peur. Petit à petit, il lui expliqua ce qui s'était produis.
- Je suis ravie de faire ta connaissance Kerran. Viens, je te ramène à ton père! ne t'en fait pas, s'il a besoin d'aide, j'ai encore des flèches dans mon carquois. Et une vue d'aigle pendant la nuit!

Elle lui fit un clin d’œil, puis se leva, lui tendant la main. Marchant côte à côte en direction d'où il s'était enfuie plus tôt, Minerva pu entendre encore quelques bruits d'une rixe. L'enfant ne voyait pas ce qu'elle voyait. Elle garda ses commentaires, surtout lorsqu'elle vit Kerran soudain se précipiter vers un homme qui quelques instants plus tôt avait la figure à demi rongée, ressemblant à un mort en permission.

Elle resta dans l'ombre à observer cet étrange spectacle, jusqu'à ce que Kerran décide de la présenter à son père. Lentement, elle prit sa main, puis fit un pas en avant, son visage caché par sa cape. Kerran la présenta, puis retourna dans les bras de son père. Tête baissée, elle écouta les remerciement de l'homme.
-Je vous en prie, dit-elle d'une voix douce. Votre fils est un brave garçon. Il a beaucoup de courage.  

Un rayon de lune perçant au travers des nuages trouva son chemin jusqu'à eux. Minerva retira son capuchon, découvrant sa figure et ses cheveux lilas.Elle regarda tout autour d'elle. Elle reporta son attention sur le père.
-Votre fils disait que vous veniez de loin. Que diriez-vous d'une petite visite des lieux? Je connais un endroit où l'on est bien protégé du vent et même de la pluie et où l'on entend un lièvre approcher à des mètres à la ronde.

Ce n'était pas tant une promenade qu'elle leur proposait pour leur changer les idées, mais une façon détournée d'offrir au père un lieu moins à découvert, évitant d'effrayer le petit. Les hommes qui les avaient attaqués n'étaient sans doute pas seuls dans les environs.  

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Mar 17 Nov - 0:01




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Moi qui n’avait voulu que le bonheur de mon fils, me voilà à me battre avec des gens qui voulait sa peau… Et la mienne. Mais en soit, ma vie n’avait aucune importance. J’avais promis à sa mère, la femme que j’aimais que je ferais tout pour le protéger quoi que la vie puisse me donner. Même si je devais mourir prématurément, au moins, j’avais le bonheur de savoir qu’il allait vivre. Mon fils était la dernière la chose joyeuse pendant et après la guerre. S’il était mort avec Hailynn… Jamais je ne m’en serais remis. Pas même ma promotion ou toutes les catins du monde pouvaient m’aider.

Alors c’est par une promesse et par cette envie de le voir atteindre l’âge adulte que je lui avais ordonné de courir vite et loin. Il m’écouta. Ce fut un déchirement encore une fois ! J’avais l’impression encore une fois de l’abandonner comme pendant ces années-là. Où était avec Morwen. Mais bien vite, ma tristesse et ma peur se transforma en haine contre ceux qui lui voulait du mal. Comme un animal. Comme un ours protégeant sa progéniture, je m’étais dressé devant ses barbares de Gardiens près à assassiner un enfant. Même si je ne croyais pas aux Dieux ou alors que rarement, je savais que sa mère était derrière moi. Tant et si bien que le courage de me dresser contre eux fut automatique.

La mort cueillit deux d’entre eux et ils me devinrent mes marionnettes de chair et de sang. J’assassinais sans foi ni loi le chef de cette patrouille avec le plus grand des bonheurs. Je fis ensuite comprendre au reste qu’il ne fallait s’attaquer à plus fort que soit ou on en récoltait que la mort. Juste après ça, ils prirent la fuite et je pus souffler quelques minutes avant de reprendre mes esprits et partir à la recherche de Kerran. Mais je n’eus pas à entamer mon excursion. Il arriva en courant dans mes bras. Je le serrais fermement dans mes bras en embrassant son visage. J’étais heureux de le revoir en vie et en bonne santé. Pourtant, se fut plus fort que moi, je regardais si tout allait bien. Mise à part son pantalon déchiré, il allait bien. Je remerciais Hailynn avant qu’il ne me lâche pour me présenter quelqu’un.

Minerva  alors. C’était à elle que je devais la vie de mon fils. Je souris. Il avait l’air d’avoir confiance en elle et elle n’avait pas l’air plus dangereuse qu’une fleur au soleil. Je la remerciais et prit la parole. Sa voix était loin d’être comme je me la suis imaginé. Une voix douce et jeune. Puis elle lâche un commentaire sur le courage de Kerran,

▬ Il faut que je sois à la hauteur ! Mon papa est grand homme, je me dois de suivre son exemple.

Bien je sois un homme assez humble devant mon fils, je n’avais pas la force de lui dire quelque chose sur ses paroles. La femme allait se poser des questions. Sur mon fils, moi, les cadavres et mon visage. En parlant de ce dernier, je portais une main dessus pour constater que le côté cadavérique commençait déjà à disparaître. Je décidais de rectifier tout de même les propos de Kerran, pas politesse,

▬ Ça ne m’étonne guère de vous l’entendre dire.

Voulant me dégourdir les jambes, je lâchais Kerran agrippait à mon cou et me redressait dans une grimace. Décidément, les heures d’entraînement étaient loin derrière moi. Il fallait que je m’y remette. En reportant mon attention sur la femme devant moi, je fus assez agréablement surpris de tomber en fait sur une jeune fille. Elle ne devait pas avoir vingt ans. Tout de suite, mon regard changea. Je ne la voyais plus comme une femme noble d’intention mais comme une enfant suicidaire. Je lâchais un soupire. Mais sans son intervention… Instinctivement, ma main se serra sur l’épaule de mon fils. Il leva la tête en me demandant si tout allait bien. D’abord absent, il doit me répéter à deux fois avant d’avoir une réaction de ma part. Je baissais le regard et lui adressant un sourire rassurant, je lui affirmais que j’allais bien. Il m’adressa un sourire à son tour et serra sa prise sur ma taille. Mon regard se porta sur Minerva. Elle se mit à parler juste après. Gentiment, elle nous proposa une visite et un lieu d’hébergement pour la nuit. Loin de la forêt et des Gardiens y rôdant comme des loups affamés de sang.

Je hochais la tête doucement pour montrer mon assentiment. Je tapais l’épaule de Kerran en lui pointant du doigt ses affaires. Il comprit sans entendre le moindre mot. Il plia sa carpette et la lassait à son cheval avant de grimper dessus. Pour ma part, je fis de même pour mes affaires mais je préférais marcher. J’inclinais la tête près de la jeune fille pour lui dire que nous étions près. Le feu encore présent fut éteint en quelques secondes, étouffé par mon pouvoir.

Alors que nous marchions, un silence pesant se forma entre moi et la sauveuse de mon fils. En tournant la tête vers lui, je vis qu’il papillonnait des yeux. Luttant contre la fatigue. Je souris. Même avec les évènements, il arrivait à trouver le sommeil. Pour ma part, je n’étais même pas sûr de vouloir m’allonger quelque part… Je lâchais un soupire en reportant mon attention devant moi.  

▬ Comment puis-je vous remercier ?


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Mar 17 Nov - 3:37

Minerva avait guidé les deux malotrus dans la mauvaise direction et un ours contrarié s’était chargé de les faire fuir. Une bonne équipe en soit. Une fois certaine que ces deux derniers, l’ours les suivant de près en guise d’encouragement, furent suffisamment éloignés elle avait regagné la branche où elle avait laissé l’enfant, puis l’avait aidé à redescendre sur la terre ferme. Après s’être assurée que l’enfant n’avait pas de mal, elle l’avait raccompagné jusqu’à son père.

Dotée d’une excellente vue nocturne, elle avait surpris le visage à demi rongé de l’homme assis au pied d’un arbre et qui serrait Kerran contre lui. Elle s’était vite ressaisie lorsque Kerran était venu la tirer de l’ombre en la prenant par la main. Lorsqu’elle fit part du courage de Kerran, ce dernier ne put s’empêcher de se comparer à son père et en montrer sa fierté. Le père s’empressa plutôt de souligner aussi le courage de son fils, sans doute par peur de vantardise ou de se faire accuser de grosse tête.


– Votre fils veut se montrer à la hauteur et démontre sa fierté envers l’homme qu’il admire le plus. C’est preuve d’un grand amour qu’il porte à votre égard. Un présent bien rare et précieux à chérir.


Le père semblait épuisé, mais il trouva la force de se remettre sur pied quelques secondes plus tard. Lorsqu’il se tint enfin debout, Minerva dut lever la tête vers ce dernier pour le regarder dans les yeux. Il la dépassait d’une bonne tête et demie au moins. À dire vrai, elle semblait minuscule à ses côtés. Elle vit une expression de surprise, puis ce qui ressembla à du découragement passer sur son visage, ce que vint confirmer ensuite un soupir de sa part. Sans doute la trouvait-il jeune. Trop jeune pour avoir prêté main-forte à son fils. Une jeune écervelée n’ayant pas calculé les risques encourus. Elle pourrait toujours tirer cela au clair plus tard, mais pour l’instant, le plus urgent était de les mettre en un lieu plus sûr. Ce qu’elle proposa avant tout autre chose. Le père, raisonnable et sans doute échaudé par la mésaventure et les risques que son fils avait courus, accepta sans hésitation, avant de demander à son fils de ramasser ses effets.

Tel un petit soldat bien entraîné, le fils obéit à l’ordre silencieux de son père. Minerva, témoin de ce langage muet et des liens qui les unissaient, ne put que constater à quel point ils formaient un tout. En un rien de temps, ils furent prêts à prendre la route. Kerran sur le dos de sa monture et son père marchant aux côtés de Minerva.

Chemin faisant, le silence s’installa. Un silence lourd et gênant. Lorsque le père jeta un œil à son fils, Minerva ne put s’empêcher de jeter un œil rapide également. Le petit résistait vaillamment contre le sommeil. Un nouveau soupire, puis il brisa le silence. Minerva tourna la tête vers l’homme à ses côtés.
– En continuant de veiller sur votre fils comme vous l’avez fait jusqu’à présent.

Il devait sûrement se demander comment une « enfant » telle que Minerva pouvait parler ainsi. Elle le connaissait à peine après tout. Mais elle aimait bien les enfants et s’entendait facilement avec eux. Elle fit une pause puis repris.
– La confiance qu’il avait en vous en me rapportant les événements liés à sa fuite et toute l’admiration qu’il vous porte se lisait dans ses yeux. Un enfant maltraité ou malheureux n’exprimerait pas autant d’amour.

Tout en marchant, elle écoutait les bruits dans la nuit et scrutait les alentours avec attention. Elle décida de se défaire de son arc en bandoulière pour la tenir à la main, parée à toute éventualité. Elle lui jeta un bref coup d’œil pour constater que le sommeil semblait commencer à gagner sa bataille, même s’il luttait vaillamment. Elle reporta son attention sur le père et elle baissa la voix pour ne pas alarmer Kerran derrière elle. Cela passerait pour une personne chuchotant pour ne pas éveiller un dormeur.
– Ces… puristes… dit-elle en grimaçant sur le mot, qui vous ont attaqué, rôdent de plus en plus dans la forêt en se dirigeant vers le sud. Jusqu’à maintenant, nous n’en avons pas vu rôder près de Faywë.

Elle fit une pause tout en enjambant une racine surélevée.


– J’ignore combien il en reste dans les parages.

Deux devaient battre en ce moment des records de vitesse avec un ours enragé qui leur collait aux fesses. Cette pensée lui arracha un demi-sourire, avant de reprendre.
– Quoi qu’il en soit, je ne peux que vous conseiller la plus grande prudence.

Elle lui jeta un bref regard. En voyant son visage, elle imagina ce qu’il pouvait bien penser. Se faire recommander la prudence par une jeune fille, qu'il prenait sans doute pour une enfant et qui se promenait seule dans les bois en pleine nuit. Quelle ironie!

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Ven 20 Nov - 0:12




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Si mourir avait parmi à mon enfant de s’enfuir je me serais laissé faire… Si j’étais faible comme un paysan. Mais je n’étais pas un homme de cette taille et je n’étais pas un paysan de surcroît.  Alors oui je pouvais mourir pour mon fils, mais certainement pas sans me battre. Ils allaient souffrir pour prendre en grippe mon seul enfant.

J’ai montré ma haine face à leur geste. J’ai tué le chef, blessé par deux autres cadavres le reste des hommes. Puis ils sont partis. C’était donc le moment de repartir à la recherche de Kerran ! Mais avant que je n’entame les recherches, il arriva devant moi. Heureux de le sentir contre mon corps, je ne cachais pas ma joie et mon soulagement. Puis il me présenta sa sauveuse qui très vite, me montra son visage. Je dois avouer que de l’image de la sauveuse, je suis passé à un stade de… Enfin je ne comprenais pas. Mon fils eut même un propos qui me mit mal à l’aise. Parler de moi ainsi surtout lorsque cela sort de sa bouche me fait étrange. Mais la jeune fille avait vite prit la parole pour confirmer ce que je pensais. Kerran m’admirait. Mais s’il savait ce que j’avais fait avant sa naissance. Son regard changerait. Mais je préférais penser au présent. Pour le moment il était heureux. Alors j’allais continuer à être son exemple.

Alors que je pensais notre rencontre terminée, Minerva nous proposa une visite. Mais je comprenais très bien le sous-entendu. Je hochais la tête pour accepter et demandais en silence à l’enfant de ranger ses affaires. Lorsque tout fut près, nous suivions la jeune elfe et un silence s’installa entre nous deux. Finalement, je décidais de le rompre en lui demandant comment je pouvais la remercier pour son aide. Sa réponse me laissa perplexe. Elle me demandait juste de veiller sur Kerran comme maintenant. Je baissais la tête. Elle reprit pour me faire un discours sur la confiance qu’il avait en moi. Je souriais. Je la vis du coin de l’œil sortir son arc et le prendre en main. Les elfes avaient la particularité de voir et d’entendre de loin. Alors je levais la tête en posant une main sur la garde de mon épée. Au cas où. Mais rien… Je me détendis en jetant un regard derrière moi. Sur sa petite monture, il essayait de se battre contre la fatigue. Alors que je le fixais, la voix basse de la jeune fille attira mon regard. Elle m’informa de la présence nombreuse de ses chiens de Gardiens. Je fronçais les sourcils. Elle ne savait que ça. Leur nombre lui était inconnu. Au moins, je savais déjà ça.

▬ Ne vous en faites pas pour eux. Je leur ai fait assez peur pour qu’ils réfléchissent à deux fois avant de faire quelque chose et puis de toute manière, nous arriverons bien à les exterminer comme ils ont pu faire pour nous à une époque.
▬ Papa...  

Je me retournais lorsque j’entendis ce mot. Laissant la jeune fille, je m’approchais de Kerran pour poser une main dans ses cheveux. Il me murmure qu’il commençait à s’endormir mais qu’il avait peur de ne pas se réveiller. Je lui adressais un sourire réconfortant. Après le traumatisme de la mort de sa mère, il devait vivre avec cette consentante peur de mourir à cause de ces Gardiens. Il fallait que je le rassure…

▬ Je ne laisserai pas ça arriver Kerran. Tu m’es très cher, personne ne te touchera pour te faire du mal. Tant que je serai à tes côtés, tu peux dormir tranquille.
▬ Mais après... J’ai peur papa !
▬ Tu seras un homme fort, instruit et capable de défendre tes idées. Tu seras te battre et vivre.
▬ Mais tu ne seras plus là.
▬ Oui, mais je serais avec ta mère. On ne te laissera jamais.

Il se mit alors à pleurer. Pris au dépourvu. Je restais à le regarder quelques instants sans rien faire. Puis je fais en sorte d’arrêter sa monture. Passant ses mains sur ses yeux, je comprenais bien qu’il allait avoir du mal à se stopper, je faisais en sorte de le consoler. Je le pris de façon à le faire descendre de son poney. Je voyais ses épaules se lever sous chaque sanglot. Je souriais doucement avant de me baisser.

▬ Je ne veux pas que tu partes comme maman !

Ces mots me touchèrent. Mais la mort faisait partit de la vie. Je n’étais pas immortel. Il se colla alors à moi et passa ses bras autour de mon cou. Je le serrais fort contre moi pour lui faire passer cette peur sans nom. Je me redressais alors au bout de quelques minutes. Il ne me lâchait pas et je compris qu’il n’allait pas dormir maintenant. J’attachais alors son cheval à la selle de mon étalon et Kerran termina dans mes bras. Nous retournions près de Minerva et j’inclinais la tête en arrivant près d’elle. Je m’excusais de ce qu’elle voyait. Même si les pleurs d’un enfant ne sont pas n’importe quoi… Mon fils renifla et partit poser sa tête sur une de mes épaules. Je laissais une main caresser ses cheveux pour continuer à apaiser sa crise. Je gardais le silence auprès de la jeune elfe. Je ne savais pas quoi lui dire après ça…


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Lun 30 Nov - 0:38

Minerva marchait aux côtés du père échangeant quelques paroles avec lui, lorsque la petite voix de Kerran se fit entendre. S'immobilisant, elle laissa le père et le fils en tête à tête, guettant les environs. Appuyée sur son arc, elle scrutait l'obscurité avec attention.

Bien qu'elle ne voulait pas être indiscrète, elle entendit quelques paroles prononcées par l'enfant et celles maladroites de l'homme pour tenter d'apaiser ses craintes. Cet échange avait quelque chose de touchant, il ne fallait pas se le cacher. Un enfant confiant à son père sa plus grande crainte, celle de le perdre comme il avait perdu sa mère.

Un craquement un peu plus loin attira l'attention de Minerva. Discrètement, elle sortit une flèche de son carquois et l’encocha. Elle finit par repérer la source du bruit. Une biche et son faon approchaient pour profiter d'un dernier repas avant d'aller dormir. Minerva se détendit aussitôt et ses épaules s'abaissèrent. Si les animaux retournaient à leurs petites routines, c'est qu'il ne devait plus rester d'intrus dans les parages. Du moins pour l'instant.

Le père et le fils ayant fini leur entretient, Minerva entendit le père revenir auprès d'elle. Elle lui rendit un regard compatissant, rangeant en douce sa flèche pour ne pas énerver d'avantage l'enfant. Ce dernier pleurait encore, blottit contre son père. Minerva s'approcha d'un pas, puis levant la main, caressa les cheveux de Kerran doucement pour l'apaiser à son tour, puis se recula. Relevant les yeux vers le père, elle lui adressa quelques mots.
-Nous sommes bientôt arrivé.

Elle se remit en route pour les guider, marchant près du duo. Pour continuer d'apaiser l'enfant, elle fredonna une chanson qu'une vieille elfe lui chantait quand elle était petite. Celle-ci lui avait dit jadis que cette chanson avait la faculté de calmer les gens. Elle ne perdait rien à essayer. Après quelques instants, elle cessa.

Malgré l'obscurité ils avançaient d'un bon pas. Le calme était revenu. Elle n'entendait plus Kerran pleurer. Peut-être s'était-il endormit, se sentant en sécurité au creux des bras de son père. Elle jeta un bref regard vers ce dernier. Il avait toujours le visage caché contre le cou d'Alistair. Murmurant, elle s'adressa au père.
-Dort-il?

Elle redoubla de prudence dans un sentier qui montait en pente douce. Elle n'était pas raide. C'était à peine si le terrain s'élevait d'un mètre après l'avoir franchit. Les racines des arbres traversaient ce dernier ajoutant des obstacles au parcours.
-Faîtes attention pour ne pas trébucher, prévint-elle.

Plus loin au travers des arbres, elle voyait apercevait déjà l'entrée de l'une des caverne où elle trouvait refuge enfant lorsqu'elle voulait avoir la paix de ses deux frères. Elle s'y était aménagée un petit «nid» y transportant quelques effets pour améliorer son confort. Il lui arrivait encore de s'y rendre, mais depuis ses fiançailles, elle n'en avait pas eu l'occasion depuis un moment. L'intérieur était grand, mais l'entrée camouflée n'était facilement trouvable que pour qui la connaissait.Elle était suffisamment grande pour y faire passer des chevaux, un à la fois.
-Encore un petit effort. J'espère que votre fils ou vous n'êtes pas claustrophobe... ajouta-t-elle précisant un peu plus le lieu où elle les conduisait.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Ven 1 Jan - 20:05




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Kerran avait peur. Peur de mourir, peur du monde, peur des autres, peur des Gardiens, peur de me perdre et surtout peur de la mort. Voir sa mère se sacrifier pour lui quand il n’avait que trois ans doit tellement le torturer que je n’ose savoir comment il appréhende les lendemains. Pourtant, même avec toute ma force, je ne n’arrive pas à l’apaiser. Sans doute qu’Hailynn aurait su faire si c’était moi qui était mort à sa place. Mon poing se serra dans mon envie de le rassurer. Oui, lus d’une fois j’avais eu envie de le revenir en arrière pour être sa place ou au moins là au bon moment pour m’excuser de mon retard avec un sourire et tuer ces chiens…

Puis face à sa détresse je décidais de le prendre dans mes bras et de retourner vers celle qui l’avait sauvé. Elle m’adressa un regard et je lâchais un semi-sourire. Je remarquais par la même occasion qu’elle rangeait une de ses flèches. Elle eut un geste tendre pour Kerran et je baissais les yeux. Elle lâcha quelques secondes plus tard que nous étions bientôt arrivés. Je gardais le silence en faisant des caresses dans le dos de mon fils. Je l’entendais couper sa respiration quand il n’arrivait plus à respirer. Je ne savais absolument pas comment le calmer. C’était la première fois de ma vie que j’étais aussi incompétent. Mais une voix se fit entendre. Douce et chantante. En regardant la source, je vis Minerva bouger les lèvres. Elle chantait pour le calmer.

Je me contentais de hocher la tête pour lui confirmer sa question. Oui. Il dormait. Je savais très bien que cette intervention de Gardiens allait le perturber encore d’avantage. Le pauvre. La mort de sa mère l’avait déjà bien marqué et à vie alors voir de la violence gratuite sur lui ou moi qui sommes des hybrides… Je ne sais pas ce qu’il va l’entendre quand il l’aura mon âge mais j’espérais qu’il allait devenir aussi fort et sûr que moi. Sinon il pouvait être sûr de se faire marcher dessus et au pire des cas, mourir. Rien que cette idée me propagea un frisson froid dans tout le corps et mon étreinte se serra sur Kerran. Puis elle me prévenu de faire attention où je marchais.

Les yeux fermaient quelques instants, je me gravais la sensation de porter son corps si petit et fragile. De sa respiration et de son odeur. Je crois que s’il lui arrivait malheur avant moi, je ne pourrais pas m’en remettre. Bien que je sois un homme qui ne se laisse pas aller aux sentiments les plus niais Là, mon fils était le seul avec sa mère à me voir comme un homme normal avec un cœur et une conscience du mal. Je sortais de mes rêves seulement après la prise de paroles de Minerva. Son intervention à me demander si nous n’étions pas claustrophobes me fit arquer un sourcil. Puis je me mis à comprendre. Les elfes de la nuit ne vivent pas en pleine lumière. Pas comme nous.

▬ Non mais Kerran a peur de l’obscurité. Bien que maintenant ça soit moins fort, il a quelques crises des fois.

Pour ma part, je n’avais aucune phobie, si ce n’est de le perdre mais en tant que père, cette peur est totalement normale. Dans un léger sourire, je suivais la jeune elfe jusqu’à sa caverne et fit d’abord entrer les chevaux. Avant de passer par l’entrée cachée, je laissais mon regard et mon pouvoir parcourir les environs. Nous sachant en sécurité, je rentrais en passant une main dans le dos de mon fils et l’autre sur sa tête au cas où je ne tombe sur quelque chose qui pouvait lui faire mal. Lorsque mes yeux s’habituèrent à l’obscurité totale, je pouvais distinguer quelques formes sans pour autant savoir ce que cela pouvait être. Puis je pris place à terre en faisant attention à ne pas le réveiller. Je l’allongeais à côté de moi en laissant sa tête sur mes jambes.

▬ Pourquoi aider deux hybrides ? Tu sais très bien que tu risques de mourir pour nous avoir aidés.

Je ne voulais pas passer par quatre chemins.



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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 2 Jan - 2:22

Minerva avait guidé ces deux étrangers jusqu'à son repère secret. Celui qu'elle gagnait pour avoir la paix de ses frères, lorsque l'option de les coller quelques heures au plafond de la grotte familiale n'était plus une option envisageable. La seconde partie du trajet s'était déroulée sans grands échanges entre elle et le père, mais elle était heureuse de savoir que Keran était finalement parvenu à se calmer et s'assoupir dans les bras de ce dernier. Le pauvre petit avait eu une peur terrible ce soir et elle espérait qu'il n'en porterait pas les conséquences longtemps encore.

Lorsqu'ils gagnèrent enfin la sécurité de la grotte, elle laissa le père s'asseoir par terre avec son fils. Ce qu'il lui avait appris quelques minutes plus tôt n'avait cependant pas quitté son esprit. Aussi s'écarta-t-elle un peu et fouillant dans ses réservent, fini par trouver une lanterne dans laquelle reposait une bougie. Elle parvint à l'allumer et l'apporta près des deux invités. C'était une faible lueur, mais cela valait mieux que le noir absolu. Elle s'était habituée à la supporter.
-Tenez. Votre fils ne sera pas pris dans le noir.

Elle la posa près du père, puis retourna dans un coin plus sombre, même si ce dernier pouvait toujours la voir. Ou du moins voir son ombre. Elle se défit de sa cape qui lui était plus nuisible qu'autre chose à cet instant, puis se défit de son carquois et son arc. Elle fouilla ensuite dans ses effets. Elle rapporta des coussins et une couverture. Le père lui posa alors une question. Elle releva brièvement les yeux vers lui, tout en disposant les coussins pour en faire un lit.
- Je sais que certains imbéciles imposent ce châtiment à ceux qui ne pensent pas comme eux. S'il y en a en ce monde pour se croire plus brillant que les autres parce qu'ils n'ont qu'un sang coulant dans leurs veines, alors ils sont les plus sots qui soient!

Elle disposa ensuite la couverture.

-Vous pouvez vous y installer avec votre fils si vous ne voulez pas le lâcher ou l'y installer seul. Comme vous voudrez, mais je sais que ce sera plus confortable que directement sur ce sol.


Elle se redressa et regarda son installation. Elle plissa le nez.  

-Bien sûr, je ne suis pas aussi grande que vous quand je m'y installais... Je dois bien avoir d'autres coussins qui pourront l'agrandir un peu.

Elle retourna dans le coin et fouilla encore.

-Ah! Voilà!

Elle sortit triomphante quelques coussins de plus. Elle avait tout entassé dans un coffre qu'elle avait réussi à transporter dans sa cachette à l'époque. Cela évitait aux objets de prendre l'humidité ou de se faire grignoter par de petits rongeurs qui auraient pu s'aventurer à l'intérieur de la grotte. Par contre, c'était un véritable capharnaüm. Elle revint compléter son installation. Elle se mordit la lèvre.
-Au fait, si votre fils vous raconte qu'il s'est envolé dans les prochains jours, je vous rassure, il n'a pas perdu l'esprit.

Rentrant la tête dans les épaules, elle lui fit un compte rendu rapide de ce qui était arrivé.

- S'ils ont un tant soit peu un esprit de survit développé, ils ont dû battre des records de vitesses avec cet ours collé aux fesses, acheva-t-elle. Dans le cas contraire, j'espère que l'ours ne sera pas rendu malade en se payant cet encas.

Elle grimaça.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 6 Fév - 0:59




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Franchement, je ne pensais pas pouvoir un jour tomber sur une personne comme Minerva. Pourquoi ? Déjà qu’avant la guerre nous étions des gens individualistes, maintenant, c’était pire que tout. Tout le monde se trahissait pour simplement exister. Pourtant, pas elle. Mais même si elle avait sauvé mon fils de la mort, je ne pouvais pas m’empêcher d’être sur mes gardes. Plus que tout, je ne voulais pas traumatiser encore Kerran avec de la violence inutiles même si elle n’avait pas l’air d’être de ce genre-là. Mais j’avais appris une chose, ne pas se fier aux apparences.

Nous arrivions alors dans une grotte cachée par la végétation naturelle qu’elle procurait. J’essayais de garder confortablement mon fils dans mes bras et Minerva me donna une lanterne. Ce que je venais de dire sur la peur du noir de Kerran n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Je souriais à son geste et fis un hochement de tête pour la remercier. Elle repartit juste après se cacher de nouveau dans un coin sombre. Je ne voyais pas vraiment ce qu’elle faisait et pourtant, j’entendais pourtant de petits bruits me disant qu’elle bougeait. Puis à un moment, elle revint dans la faible lumière et je pus la regarder plus en détail. Pas longtemps certes. Elle déposa une couverture et des coussins. Je la remerciais.

Je lui avais posé une question pendant qu’elle s’approchait de nous et elle se mit à me répondre après. Sa réponse me fait de nouveau sourire. C’était vrai. Puis elle s’occupa de la couverture en l’étendant et reprit la parole pour me dire que je pouvais l’installer ou m’allonger avec lui. Je passais ma seule main libre sur son front en replaçant des cheveux. Je le déposais doucement en prenant un coussin. Je reportais mon attention sur la jeune femme quand elle se remit à parler.

▬ Ne t’en fais pas. Je ne compte pas me coucher maintenant.

Mais mes mots ne servaient à rien, elle regardait déjà et trouva finalement. Je la laissais faire sans un mot de plus. Kerran ne fut pas le moins du monde dérangé. Minerva me fit sans cri égard que si mon fils me parlait qu’il avait volé, cela était normal. Je hochais la tête sans un mot. Puis elle revint sur l’évènement passé avec Kerran dans la forêt quand je ne lui avais pas laissé le choix de m’abandonner. Ainsi, elle avait fait en sorte de les faire fuir. Pourtant, je n’avais pas confiance. Ils savaient qui j’étais. Avoir ma peau serait une chance de monter grade ou même d’avoir celle de Kerran ! Rien que cette idée et j’avais des envies de meurtres. Je la regardais grimacer avant de prendre place près de mon fils. Allongé aussi, je pris un peu de sa couverture pour ne pas attraper froid. Puis, sans demander plus, je m’endormis.

À vrai dire, je ne sais pas trop ce que me réveilla. Le silence ou cette oppression sans fondements ? Sans doute les deux. Mais quoi qu’il en soit, je fus réveillé et me redressais pour plisser légèrement les yeux. Je cherchais Minerva des choses mais ne la trouvant pas, je baissais le regard vers Kerran, il dormait toujours, les mains agrippaient à ma chemise. Lentement, je retirais ces dernières et me levais pour m’approcher de l’entrée de la cachette. Que fut ma surprise de tomber sur des Gardiens. Les mêmes que tout à l’heure. Juste à temps, je pus me cacher et éviter de me faire repérer. Mon attention se porta sur mon enfant avant de repasser un regard à travers les feuillages. Je vis alors Minerva se faire encercler par les deux. Mon poing se serra mais je ne fis rien pour le moment. Je n’allais intervenir que si elle avait du mal…


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 6 Fév - 22:38

Voyant le père et le fils s'installer pour la nuit, elle les laissa tranquille, s'occupant le plus silencieusement possible. Habituée de vivre la nuit, elle n'avait aucun mal à faire le guet. Elle sortit un de ses livres de son coffre et se plongea dans ce dernier. Elle n'avait pas besoin d'un grand éclairage pour pouvoir s'adonner à son activité. Surtout pour examiner les cartes qu'il contenait. Le temps passa doucement. La lampe près de ses visiteurs continuait de brûler, la petite flamme projetant un faible éclairage sur les murs de pierre.

Même les montures de ses visiteurs étaient tranquilles. Minerva se releva au bout d'un moment, rangeant le volume dans le coffre. Elle s'empara de sa cape et son arc. Elle ignorait ce que c'était, mais son instinct lui soufflait qu'il valait mieux qu'elle aille surveiller à l'extérieur. Elle se glissa dehors, vérifiant les environs. Personne ne s'y trouvait et pourtant. Elle effectua une première ronde, ses sens tous en alertes, mais rien. Restant sur ses gardes, elle revint sur ses pas, mais se garda bien de s'approcher de l'entrée de la caverne et en révéler ainsi l'entrée.

Avec sa cape sur les épaules et son capuchon renfoncé jusqu'à ses yeux, seule une silhouette sombre se détachait dans la nuit. On ne voyait rien de sa robe d'un blanc clair. Elle s'immobilisa un temps près d'un arbre, voyant un homme rôder près de la caverne. Un bruit l'informa qu'une autre personne se dirigeait aussi vers elle. Se tenant droite, la tête haute, elle savait qu'elle n'avait pas le temps de leur échapper. Elle les vit fondre sur elle, entendit leurs voix. L'un d'eux lui arracha brusquement son capuchon, mais elle ne broncha pas.  

- Où sont-ils? aboya ce dernier, postillonnant largement.

Le visage mouillée, mais nullement impressionnée, elle ne broncha pas. Sa voix ne trembla pas.

-Où sont qui? répondit-elle sur un ton ferme.

L'autre lui arracha sa cape, découvrant son arc et son carquois.

-La vermine que tu as aidé à cacher! Les traces mènent jusqu'ici.

Il sortit une flèche brisée et en arracha une au carquois de Minerva. Satisfait de son examen, il glissa la pointe sous le menton de Minerva.

-Il n'y a personne ici, à part moi, répondit-elle sur le même ton froid.

Elle ne fit que relever légèrement la tête pour que la pointe ne la pique pas. Celui qui postillonnait comme un damnée, repris la parole.

-On saura bien te faire parler, jeune écervelée!  

- À votre place, j'éviterais de provoquer les esprits de cette forêt. Ils n'aiment pas qu'on s'en prenne aux innocents, rétorqua-t-elle.

Elle restait impassible vis-à-vis leurs menaces. Se concentrant sur un carquois qu'elle avait laissé accroché à une branche d'arbre un peu plus loin en cas de besoin, elle en extirpa une flèche mentalement grâce à son pouvoir de lévitation. Puis, sans même bouger un cils, elle l'appela à elle. Celle-ci fendit l'air et vint se planter dans le derrière de celui qui postillonnait encore. Il s'interrompit avec un hocquet de surprise, puis un cri de douleur. Il tenta de l'arracher.

-Garce!

Elle le regarda sans broncher.

-Je suis peut-être habile avec un arc, mais pas au point de vous tirer une flèche dans votre précieux postérieur alors que je me tiens devant vous.Je vous avais prévenu.

L'autre sortit sa dague et la porta à la gorge de Minerva. Il fut soudainement projeté dans les airs et alla cogner lourdement contre une pierre.

-Les esprits de cette forêt n'aime pas qu'on s'en prenne aux innocents, répéta sur le même ton Minerva.

L'homme était assommé, mais tentait tant bien que mal de se relever. L'autre pestait tentant toujours de s'arracher sa flèche. Minerva en profita pour s'éloigner, récupérant son arc qu'ils lui avaient arraché. Elle encocha rapidement une flèche.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Mar 9 Fév - 20:04




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Moi qui vait dit que je ne m’endormirais pas… La réalité fut toute autre. Sans doute que la soirée avait été plus dur que je n’avais pu l’imaginer. Ce qui était normal dans un sens. En plus de surveiller mon fils, j’avais du protéger ma vie. Même si cette dernière était moins importante. Quoi qu’il en soit, je ne savais pas pourquoi je m’étais réveillé. Le silence de la nuit était là. Kerran dormait sagement dans mes bras, sa tête contre mon torse. Avec précaution, je m’extirpais de ma position et constater par la même occasion l’absence de Minerva. Au lieu de m’inquiétais, je jetais un coup d’œil dehors. La voyant, je m’apprêtais à sortir lorsque deux silhouettes m’en empêchèrent. Fronçant les sourcils, j’écoutais ce qu’ils avaient à dire et fixais les moindre faits et gestes. Ils nous cherchaient. Pour une jeune fille, Minerva se débrouillait bien. Jusqu’à ce qu’elle se mette à attaquer les deux hommes. En même temps, ils l’a menaçaient. Normal. Mais disons que venant des Gardiens… Je savais qu’elle n’allait pas survivre si je ne venais pas. Elle m’offrit une opportunité quand ils furent en mauvaise posture. Un était à terre.

C’était le moment. Maintenant ou jamais. Ils allaient regretter d’avoir menacé la jeune fille et d’avoir fait du mal à mon fils. Sans attendre, je réajustais mon épée tout en sortant de la cachette. L’homme à terre qui essayait de se redresser avec beaucoup de mal fut ma première victime. Sans attendre qu’il ne soit sur ses jambes, je m’approchais de lui et mon pied rencontra sa tête. Cette derrière partie sur le côté et je ne pris même pas le temps de plus de chose, il se retrouva mal en point dans l’herbe. Un autre me remarquant chargea, arme en main. D’un geste de la main, il fut arrêté par des chaînes aux chevilles et tomba tête la première. Il hurla et cette fois, d’un large mouvement du bras, il se fit trainer à terre avant de voler contre un arbre.

▬ Attaquez-vous à quelqu’un de votre carrure.

Celui au pied de l’arbre gémissait en se tenant le flanc droit. Un sourire satisfait sur le visage, je me mis devant Minerva pour la protéger après avoir posé une main sur la sienne lui demandant silencieusement de baisser son arme. Les deux trouvèrent le courage de se relever et de venir vers nous. Soit ! Mais je devais quand même essayer de leur faire peur.

▬ Vous feriez mieux de partir sur le champs...
▬ Et pourquoi donc ? Tu dois mourir et elle aussi.
▬ Si j’étais vous, je réfléchirais deux fois avant de lever la main sur le second des Guerriers Noirs...

Oh ! Comme c’était étrange, cette fois je vis un mouvement de recul. Léger mais présent. On s’avait donc qui j’étais ? Ce que je pouvais faire ? Ma belle réputation contre ceux qui avaient le malheur de trop m’énerver ? Ceux qui touchaient à mon fils ? Qui me menaçait ? Ils savaient au fond d’eux que je n’avais pas vraiment changer en réalité. Je tuais moins certes mais toujours avec autant de cruauté. On ne change pas de l’eau en vin. Dans un sourire, je fis un pas en avant et ils reculèrent. Par une envie soudaine, un voulu m’attaquer mais j’avais fait en sorte de charger mon pouvoir de Nécromancie. Ma visage était partiellement rongé par la corruption et là… Non imagé, un se vida devant nous. Dans un sourire encore plus grand je leur laissais deux secondes pour partir en courant.


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 13 Fév - 20:32

Minerva était au prise avec les deux hommes qui avaient poursuivit plus tôt Kerran. Sans trembler, elle leur fit face, refusant de mettre la vie de l'enfant en danger une fois de plus. Bien campée sur ses jambes, elle ne bronchait pas, répondant lorsqu'on la questionnait. Elle avait plus que hâte qu'ils en terminent. Sa patience était plus qu'à la limite avec cet homme qui lui postillonnait dans la figure. Sans bouger un cil, elle était parvenue à envoyer une flèche de le derrière de l'un d'eux et propulser l'autre contre une pierre.

C'est à cet instant que le père sortit de la caverne où ils étaient réfugiés pour venir se placer devant Minerva. Il lui fit signe d'abaisser son arc, ce qu'elle fit sans protester. Avec sa vision nocturne, elle ne perdit rien de ce qui se déroula devant ses yeux. L'homme, après avoir envoyer les deux brigands au sol et leur avoir dit de s'en prendre à une personne de leur taille, usa de sa magie. Elle vit son visage se transformer à nouveau. Une vision plutôt cauchemardesque. Malgré tout, Minerva resta là, sans faire un seul pas pour fuir. Kerran était toujours à l'intérieur. Elle espéra qu'il ne sortirait pas pour se mettre en danger.

Portant attention aux paroles qu'échangèrent le trio, elle apprit que le père était membre des guerriers noirs. Et pas n'importe lequel non plus. Le second. En tant qu'ombre, elle ne prêtait allégeance à aucun de ces autres clans. Elle avait vu un enfant en danger, elle lui avait prêté main forte. Peu lui importait de quelle race, allégeance ou rang cette personne se trouvait.

Portant son regard sur les deux hommes qui l'avaient attaqués, Minerva remarqua soudain que l'un d'eux s'était «vidé» suite à l'effroi provoqué par le père. Elle ne put retenir un petit son de dégoût face à l'odeur qui régna ensuite. Elle jeta un nouveau regard furtif vers l'entrée de la caverne. Elle ne fit rien pour déranger le père, ni pour mettre ces deux froussards sur la piste de Kerran. Elle se contenta de demeurer sur place, même si l'envie de soulever ces deux hommes dans les airs et les secouer comme des pruniers la tête en bas la tentait fortement.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 20 Fév - 20:18




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Après avoir sauvé mon fils et nous avoir protégés dans sa grotte, Minerva était en mauvaise posture par notre faute. Protéger des hybrides aux yeux des Gardiens revenait à faire une déclaration de guerre et souvent la personne n’en sortait pas vivante. Du coup, je ne comptais pas à ce qu’elle meurt. Surtout que je n’étais pas n’importe quel homme, le fait qu’on se sacrifie pour moi était une notion que je préférais effacer. C’était donc dans l’optique de sauver la jeune fille que j’avais fait en sorte de frapper suffisamment voir un des deux hommes pour lui faire comprendre sa douleur. De fil en aiguille, j’avais dû me présenter pour espérer les faire réagir puis finalement, quand ce fut le cas :

▬ Partez et ne revenez jamais dans les environs où cette fois, je vous tue sans attendre.

Ma menace eut l’air de leur faire quelque chose car ils firent plusieurs pas en arrière avant de prendre la fuite. Je lâchais un long soupire en pointant mon nez vers le ciel. Décidemment, je ne perdais pas la main dans tout ce qui était menaces. Je devais quand même avouer que la Nécromancie y était pour quelque chose. Sans elle, jamais je n’aurais eu une tête à faire des cauchemars. Jamais les gens ne me prendraient autant au sérieux. Enfin, la seule chose nouvelle se fut la réaction d’un des deux. Première fois que je fais cet effet. À prendre comme un compliment ou pas ? Difficile à dire en fait mais au moins, ils étaient partis.

Je me retournais alors vers l’elfe. Ma tête pouvait très bien lui donner des vertiges ou l’envie de vomir. Si elle le faisait, je ne pouvais pas faire grand-chose contre ça. Mise à part lui tendre un mouchoir. J’essayais de sourire malgré le masque cadavérique. Ca me tirait plus qu’autre chose mais pourtant, ce n’était qu’un masque. Certes, loin d’être le plus beau à regarder et pourtant il était efficace et montré à quel point je ne mentais pas sur mon don. Une de mes mains passa dessus,

▬ Moi qui ne voulais pas spécialement me dévoiler... Tu sais maintenant qui je suis. Alistair Maldoran, second des Guerriers Noirs à la face ravagée. Ça, c’est souvent le point qu’on oublie de dire quand on parle de moi.

Pourquoi ne pas le prendre autre que ironiquement ? Il fallait juste attendre un peu pour que mon pouvoir s’annule. Mine de rien, je n’avais pas fait en sorte de rappeler leurs compagnons mais qu’est-ce que ça pouvait être fatiguant de faire apparaitre cette partie de moi. Après tout, je déformais mes traits, les rendant squelettiques et certaines fois putrides à en vomir. Je passais alors derrière Minerva pour aller m’asseoir contre un arbre. Mon épée me servit d’aide et je la laissais tomber à côté de moi juste après.

▬ Merci pour le danger que tu as couru juste pour nous protéger. Par contre évite d’en souffler un mot devant Kerran. S’il sait qu’ils nous ont retrouvés, je connais déjà sa… Pourquoi tu me regardes de la sorte ?



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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Dim 21 Fév - 19:51

Minerva était restée en retrait pendant que le père qui avait enfin dévoilé son identité réglait ses comptes avec ces hommes qui s'en étaient pris à son fils et lui. Alistair. Alistair Maldoran, des guerriers noirs. Minerva avait entendu ce nom quelque part. Sans doute comme ces hommes qui avaient soudain fuit, non sans s'être vidé des contenus de leurs estomacs, aurait-elle dû se tenir loin d'un tel individu. Mais elle était une ombre. Elle n'avait que faire des différences de clans. Bon à l'exception de ceux qui prônaient la prétendue pureté des gens descendants d'une seule race... De plus, le père et le fils avaient eu besoin d'aide et n'avaient rien fait contre elle. Alistair venait à son tour de la sortir d'une mauvaise posture.

Elle ne recula pas, ni ne baissa les yeux lorsqu'il se tourna finalement vers elle. Son visage n'était certes pas le plus agréable à regarder à présent. Cauchemardesque serait même le mot plus approprié pour le décrire. Il lui dévoila d'une façon plus officielle sont identité, s'adressant à elle personnellement cette fois. Il termina avec un commentaire sur son visage et ce détail que les gens oubliaient souvent de mentionner à son sujet.

-Minerva Dubh, répliqua-t-elle simplement avec aplomb, sans que sa voix tremble d'une miette.

Il la contourna prenant appuie sur son épée pour avancer. Elle se tourna et le suivit lentement tout en l'écoutant parler. Il la remerciait pour les risques qu'elle avait pris pour eux. Lorsqu'il mentionna le fait qu'il valait mieux qu'elle ne parle pas de ce qui venait de se produire, surtout devant Kerran, elle s'immobilisa devant le guerrier, prenant appuie sur son arc.

-Ne vous en faites pas. Cet enfant a subi déjà assez d'émotions fortes pour la soirée. Il ne saura rien de moi.

Personne ne saurait rien en fait. S'il fallait que ses parents, ses frères ou encore son casse-pied de fiancé l'apprenne, elle serait bonne pour être confinées aux grottes pour le restant de ses jours à présent. Il lui demanda soudain pourquoi elle le fixait ainsi. Elle soupira.

-Rien. Je me demandais juste si je ne devrais pas vous transporter jusqu'à la grotte avant que votre fils se réveil et qu'il panique en constatant votre absence.

Elle ramassa sa cape qui traînait à présent sur le sol.

-Si vous voulez éviter les questions du genre «Où étais-tu papa?» autant regagner la caverne. Ce n'est pas mentir que de ne pas dévoiler une information quand il n'y a pas de questions au détour.

Elle releva la tête vers ce dernier. Son visage semblait reprendre son apparence normale. Il la fixait cependant à son tour, l'air de dire «comment une fillette comme elle pouvait bien le traîner jusqu'à l'intérieur?». Avec peu d'effort elle le fit léviter dans les airs, lui et son arme à quelques centimètres du sol en guise de réponse à son interrogation silencieuse.

-Ce masque de la mort vous gruge-t-il autant d'énergie à chaque fois? demanda-t-elle tout en le faisait redescendre.

Il valait mieux attendre quelques minutes encore pour qu'il retrouve son apparence, avant de le ramener. Kerran connaissait son père plus qu'elle. Mais même s'il savait que son père avait ce pouvoir, il se douterait alors que quelque chose avait mal tourné à l'extérieur. Elle recouvrit ses épaules de sa cape et resta debout devant Alistair.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 27 Fév - 15:11




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Alistair Haytham Theilan Maldoran de mon vrai nom. M’enfin ! Ce n’était pas comme si ils voulaient le savoir vraiment. Tous les ordres connaissaient les pires raclures des autres. Je devais bien faire partie de cette catégorie. Que ce soit grâce à la guerre ou avant. Parce que oui, je ne fus pas le plus vertueux des hommes ! Il faut bien l’avouer, je tuais à une certaine époque pour le plaisir de faire souffrir. La première fois que je l’avais fait pour défendre quelqu’un, se fut la mère de Kerran dans une ruelle de Malghar. Autant dire que ça remontait à loin. Puis le jour de ma vengeance, le jour où j’ai rendu des hommes et des femmes méconnaissables…

En me retournant vers l’elfe, je pensais très sincèrement lui faire peur. Voir passer dans son regard un voile mais la réalité fut toute autre. Rien. Il n’y avait rien. Pas une ombre de dégoût, de peur. Rien. Je me présentais alors. Chose assez banale en soit même si elle savait juste avant. Elle se présenta à son tour.

▬ Minerva Dubh. Ombre.

Conclusion rapide vous ne trouvez pas ? Pourtant, ce ne fut pas compliqué à le comprendre. Surtout après la fuite, l’aide et la non réaction face à mon ordre. Une personne d’un ordre contraire au mien aurait vu mon acte comme quelque chose à éviter. Une sorte de rédemption pour ses deux crétins. Or, elle m’avait laissé jouer avec le psychique de ces andouilles. De plus, elle aida sans rechigner un homme haut placé dans un ordre. Autant dire que niveau suicidaire, elle ne pouvait pas taper ailleurs. Enfin… Quoi qu’il en soit, je laissais de côté cela pour partir m’adosser à un arbre et m’y laisser tomber à terre. Je lui demandais de passer sous silence notre entrevue et elle me confirma son silence. Je hochais la tête comme pour la remercier. Je repris la parole avant de m’arrêter dans mon élan. Depuis tout à l’heure, elle me fixait avec une insistance… Je ne perdis pas mon sang froid et lui demanda.

▬ Ne t’en fait pas pour moi. Je ne suis pas fragile. L’habitude.

C’était vrai, depuis aussi longtemps que je me souvenais, la réaction de mon pouvoir sur mon corps était toujours le même. Grande fatigue et légère détresse respiration sur le long terme et surtout mal à la poitrine. Comme si une main venait me comprimer le cœur pour me le faire exploser. Je lâche un soupire entre un râle et une plainte. Il fallait juste que ça passe. Je regardais Minerva ramasser sa cape et reprendre la parole. Elle reprit la parole pour continuer dans la lancée de ses mots précédents. À la fin, son regard croise le mien. Je souriais. C’était bien aimable de sa part de vouloir m’aider mais…

Sans que je ne bouge un centimètre, je me sentis soulever sans explication. Puis je comprends. Son pouvoir. La lévitation. Elle me posa alors une question qui était loin d’être le genre que je m’attendais. Si mon pouvoir me prenait autant d’énergie ? Je me mets à rire doucement en même temps que mon corps se repose sur mes deux jambes. Je me penchais juste après pour reprendre mon épée et l’entendre tinter lorsque je la glissais dans son fourreau. Comment lui dire ?

▬ À vrai dire, tout pouvoir à sa limite. Quand bien même mon autre don est sans limite, je dois avoir un point faible. En soit, ce n’est pas ce… Masque qui me fait perdre ma vitalité. C’est mon pouvoir en général.

Plus handicapant comme don, ce n’était pas possible. Je me souvenais encore de mon tête à tête avec mon amie d’enfance, Elyandra. Par les Dieux que se fut malsain de lui donner des visions. Pour elle comme pour moi. Je passais une main sur mon visage pour constater que la partie rongée commencer à se défaire pour laisser place à mon vrai visage. J’avais toujours cette sensation de me faire tirer le portrait. Je fis des mouvements de mâchoire pour reprendre la mobilité de tous les jours. Je fis quelques pas, lents et non assurés. Autant dire que je ressemblais à un enfant apprenant à marcher…

▬ Je peux très bien ne rien ressentir aussi. Mais disons que ce n’est pas amusant.



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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Sam 27 Fév - 21:15

-Minerva Dubh. Ombre.

Ce furent les paroles que Minerva l'entendit prononcer quand il répéta son nom et précisa sans même qu'elle ait eu à lui donner, le clan auquel elle appartenait. Quel ironie, songea-t-elle, de posséder un nom de famille qui signifiait «noir». Non seulement elle était une ombre, mais ne pouvait sortir qu'à la noirceur pour éviter de désagréables blessures causées par le soleil. Elle lui avait répondu sans se défiler lorsqu'il lui avait demandé pourquoi elle l'avait fixé ainsi.

Un petit tour de concentration et il s'était élevé dans les airs. Il ne s'emporta pas face à la liberté qu'elle avait prise et se mit même à rire quand elle lui demanda si son masque de mort l'épuisait toujours ainsi après avoir utilisé son pouvoir. Elle l'écouta en silence et grande attention. Elle était appuyée contre son arc. Au dernier commentaire qu'il passa sur la douleur qu'il pourrait éviter s'il le voulait, elle ne fit qu'hocher la tête.

-J'imagine qu'en jouant avec la mort d'aussi proche, sentir la douleur aide à se raccrocher avec la vie.

Elle jeta un oeil autour d'elle.

-Retournons à la caverne avant que votre fils s'éveil. J'imagine que le temps que nous y arrivions, votre «masque» aura retrouvé les limbes.

Elle ne lui tourna pas le dos, marchant à ses côtés. Téméraire certes, mais pas inconsciente. Elle lui jeta un oeil rapide, tout en avançant vers l'entrée.

-Vous croyez que ces imbéciles vont se risquer encore par-ici ou bien ont-ils retenus la leçon? S'en prendre à un enfant... il faut vraiment être des lâches.

Son sang bouillonnait juste à cette idée.

-J'aurais bien aimé les retourner sans dessus-dessous et les secouer comme des pruniers jusqu'à ce que les sang qui leur monte à la tête leur remette les idées en place, confessa-t-elle. Advenant qu'ils aient une tête...

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Dim 28 Fév - 2:20




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Elle ne broncha aucunement lorsque je lui fis qu’elle était une Ombre. Cela pouvait dire deux choses, la première que j’avais entièrement raison sur son appartenance et la seconde, que je l’avais prise au dépourvu du coup, elle avait du mal à rassembler ses esprits. Pourtant, sans me venter, j’étais sûr de la première idée. J’avais raison. Puis elle me posa une question sur mon pouvoir où je répondis sans détour. Autant avouer la vérité. Elle reprit pa un commentaire qui me fit croiser les bras,

▬ Franchement ? Pas spécialement. Ce qui me raccroche à la vie dort sagement dans ta grotte. Tu sais, maintenant et comme toutes les guerres, un enfant reste une cible de choix. Il ne peut rien faire, pas se défendre, juste appeler au secours et pleurer. Ils sont lâches certes mais au moins, ils sont intelligent sur où commencer la purification. Aha ! Pour ça, pour en avoir souvent coupé en deux, je peux te dire qu’ils possèdent quelques choses dedans, de là à ce que ça fonctionne ne sait pas. Mais je peux te comprendre.

Depuis la naissance de mon unique enfant, j’avais vu les autres avec un regard différent. Celui d’un père et d’un chef de famille, là pour aider et sauver sa progéniture comme un loup. J’étais prêt à tout pour lui. Même mourir. Tout en marchant, je jetais des regards dans les environs pour être certains d’être en sécurité la barrière de feuilles franchit. Je terminais de rire quand je terminais par franchir la protection. Là, je m’arrêtais en ne lâchant pas des yeux le lieu où se trouvait Kerran. Hâtant le pas, je constate bien malgré moi qu’il n’y était plus. Pour une fois depuis longtemps, j’eus peur. Je me mis à l’appeler. Aucune réponse de sa part.

▬ Kerran !

De nouveau à l’extérieur, je regardais autour de moi pour ne tomber que sur la nuit et les ombres des arbres. Une nouvelle fois je l’appelais et toujours sans réponse de sa part. Il fallait donc prendre une deuxième solution. En me concentrant juste assez, je pus sentir à travers la moindre parcelle de mon corps, la vie battant autour de moi. Celle des animaux, des arbres, des plantes, des insectes sans oublier celle de Minerva. D’abord grimaçant, je me faisais submerger par ces existences sans pouvoir faire le tri. D’abord, je retirais toutes celles au même « battement », puis les plus éloignées, les plus complexe pour être humaines et je terminais avec ma propre essence. En soit, les membres d’une même famille possède quelque chose de semblable de ce point de vu là. En ce moment… Après un silence délibérait de ma part, je rouvris les yeux en me tournant vers la source. Minerva était juste dans mon axe.

Je sentais une colère sourde me monter dans le corps et se rependre dans mon cœur. Cette fois, ils allaient mourir. Mes yeux dégageant des sentiments plus que négatif et prit dans haine sans nom, je laissais mes pouvoirs prendre le dessus et les Ténèbres émirent une aura noire autour de moi, sortant des bords de ma peau aussi naturellement que le sang coulant d’une blessure. Serrant le point, je contournais la jeune fille et déployais mes ailes d’Ange sans attendre. La vie de mon fils diminué de minute en minute. Il s’éloignait. Ils étaient donc à cheval. Je me retournais une dernière fois vers Minerva, comme si je voulais avoir son sentiment sur la chose ou quelque chose comme ça. Je savais déjà l’état de Kerran en ce moment. Je n’allais pas être capable de le protéger ou de le rassurer tellement ma rage était puissante. Je savais, j’allais être un monstre.

Sans lui demander la permission, je m’approchais d’elle et la prit dans mes bras avant de m’envoler en faisant attention aux branches. La protégeant avec mes plumes je pris de l’altitude avant de la serrer contre moi et piquer du nez pour raser la cime. Mes battements d’ailes étaient rapides et puissants. Je n’avais pas à attendre. S’ils voulaient le tuer, ils le feront sans m’attendre et là, je n’aurais plus de raison de vivre. C’est donc très vite que je réussis à les rattraper et à passer devant eux. Lorsque je pris conscience de la distance et du temps pour me poser, je le fis et déposais l’elfe délicatement en lui montrant d’un signe de tête un endroit pour se cacher. Mon attention se reporta devant moi et je vis des silhouettes. Ou plutôt, celles de trois points lumineux au loin. Plus ils arrivaient et plus je sentais grandir en moi cette graine. Encore une dernière fois que j’utilisais mon pouvoir et lorsque je sus où se trouvait Kerran, je tuais un cheva sans état d’âme. Son cavalier partit en avant et roula sur plusieurs mètres faisant peur aux survivants. C’était à moi d’entrer en scène. J’entendais mon fils pleurer et appeler sa mère. Ce mot accentua ma fureur contre eux. Ils allaient tous mourir. Dans les pires souffrances. Ils avaient osés après tout.


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Dim 28 Fév - 19:40

Minerva avait suivi Alistair jusqu’à la caverne où Kerran était endormi. Alistair avait répondu franchement à une de ses questions et passé un commentaire sur ces gens qui s’en prenaient aux enfants. Elle fit la grimace.

– Je vous le concède. En s’en prenant aux enfants, ils visent la relève d’un peuple. N’empêche, devant un homme comme vous, ils font dans leurs pantalons. Alors, ça en dit long sur leur «grand courage».


Ils poursuivirent ensuite sans échanger d’autres paroles jusqu’à l’entrée de la caverne. Minerva y suivit Alistair. Elle n’eut pas besoin de lumière pour constater avec stupeur que Kerran ne s’y trouvait plus. Pas de traces de lutte dans la grotte. S’était-il éveillé pendant qu’ils étaient à l’extérieur et sorti pour tenter de les retrouver? Elle ressortit sans attendre pour jeter un œil aux alentours, observant les traces sur le sol. Elle s’agenouilla et observa avec attention. Outre celles qu’ils avaient laissées en arrivant, il y en avait des plus petites qui partaient dans la direction opposée. Minerva redressa la tête.

– Kerran!


Sa voix faisait écho à celle d’Alistair dans la grotte. Le père vint la rejoindre quelques instants plus tard. Elle se releva et vint pour lui mentionner ce qu’elle avait trouvé, mais s’en abstint en voyant passer dans son regard une ombre l’avertissant qu’il se préparait sans doute passer à l’action. Elle passa son arc en bandoulière et attendit, le voyant fermer les yeux et une grande concentration marqué ses traits. Lorsqu’il les rouvrit, Minerva retint son souffle. Il la contourna et elle vit une paire d’ailes apparaître dans son dos. Décidément, cet homme était plein de surprise. Il se tourna vers elle un bref instant.

– Votre fils a besoin de vous, faites ce que vous avez à faire! fut la seule chose qu’elle répondit à son interrogation silencieuse.


Elle le vit alors revenir vers elle, l’agripper et avant qu’elle réalise ce qui se passait, se retrouva dans les airs. Elle se cramponna à Alistair, veillant à ne pas nuire à son vol. Elle n’avait pas du tout envie d’être la première elfe de la nuit à tenter la chute libre. Son cœur battait à tout rompre. Le père allait à une vitesse vertigineuse. Elle devait reconnaître que le vol de cette manière et à cette hauteur n’était finalement pas sa tasse de thé. Léviter de quelques mètres d’accord. Mais ainsi, au-dessus des arbres… Non!

Elle fut bien heureuse lorsqu’ils se posèrent enfin. Elle fit de son mieux pour ne pas tituber. Ils n’avaient pas de temps à perdre avec ce genre de chose. Elle avisa la cachette qu’il lui indiquait et sans perdre un instant, hocha la tête et s’y glissa furtivement, sans faire de bruit. Elle entendit bientôt les pleurs et les cris de détresse du jeune garçon. Son sang bouillait dans ses veines que ces lâches s’en soient pris à lui. Mais elle laissa le père agir. Sans doute qu’au moment opportun, elle pourrait agir. L’éloigner de là avec sa lévitation pendant que le père se chargerait des hommes. Sans son fils dans les parages, il n’aurait pas à craindre de le blesser. Minerva chassa ses émotions qui pouvaient la déconcentré et fixa son attention sur Kerran. Lorsqu’il serait à portée et qu’elle serait certaine que ces hommes ne pourraient pas le blesser avec une arme, elle frapperait à son tour.

Elle attendit patiemment son heure. Elle vit un premier cavalier se faire désarçonner tandis que son cheval tombait mort au sol. Elle en fut désolée pour la pauvre bête qui avait probablement plus de cœur que son maître, mais se reconcentra sur Kerran. Quand il fut à sa portée et qu’elle jugea la situation sans risque pour lui, elle le fit léviter pour l’éloigner de ces hommes qui en furent si surpris qu’ils ne songèrent pas à le retenir. Rapidement, elle fit disparaître le garçon dans la nuit et l’attira après maintes détours jusqu’à elle. Elle l’attrapa dans ses bras.
– Chu!


Elle laissa le père agir à sa guise, protégeant l’enfant de ce qu’il pourrait voir et le consolant.

– Tout va bien Kerran…


Elle s’occupa de ses blessures, déchirant un bout sa robe pour nettoyer et panser celles-ci. Elle le garda ensuite dans ses bras et le berça jusqu’à ce qu’Alistair en ait terminé. Elle ne pouvait pas chanter, mais espérait que son étreinte lui permettrait de se calmer.

– Ton père va tout arranger.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Lun 29 Fév - 0:36




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Kerran était tout pour moi. Il était mon lien avec la réalité, le passé et le futur. Je ne pouvais pas envisager le perdre comme sa mère. Minerva avait raison sur un point, les Gardiens prenaient les enfants pour ça, pour tuer le mal à la racine. Ils étaient au moins certains que la génération allait s’éteindre un jour. Simplement, c’était une question de temps. Je me pris à sourire quand elle fit la remarque sur ma personne et la réaction de l’un d’eux. Il n’aurait surement pas fait ça devant un simple soldat. Mais ma réputation était connue un peu partout à force.

En silence, nous retournions sur nos pas pour retrouver Kerran toujours, je l’espérais, en train de dormir. À peine est-ce que j’y avais posé les pieds que mon cœur cru s’arrêter. Il n’était plus là. Cherchant dans la grotte, je regardais partout en l’appelant. Ne trouvant absolument rien, je fus dehors pour y rejoindre la jeune elfe. Il fallait le retrouver. Ainsi, je vis appel à mon pouvoir de nécromancie pour balayer les environs. Le plus loin possible et lorsque je tombais finalement sur ce que je cherchais, mes ailes d’Ange Noir déployaient et je me retournais vers Minerva qui prit la parole. Elle me répondit et je ne cillais pas. La fixant droit dans les yeux. Mais Kerran avait besoin d’elle. Du coup, je la pris dans mes bras pour l’emmener avec moi. Au-dessus des arbres, je suivais la piste des kidnappeurs en oubliant presque la douleur dans mon âme.

Après avoir bien compris que j’avais dépassé le groupe, je me posais et montrais un lieu pour se cacher à Minerva et ainsi qu’elle évite d’être blessée inutilement. Mes proies arrivant à toute vitesse, je me postais de face et d’un mouvement des doigts et du poignet, la monture de l’un d’eux tomba en laissant échapper un hennissement morbide avant de se taire. Je vis Kerran me regarder et m’appeler. Les hommes trop surprit par ma présence ne firent pas vraiment attention à mon fils qui partait en volant. Lorsqu’ils portèrent leur attention sur lui, il était déjà trop tard pour le rattraper. Pour ma part, je fixais les ombres et fit un signe de tête pour remercier Minerva avant de reporter mon attention devant moi.

▬ Il est temps de jouer !

Les hommes présents sur leurs chevaux respectifs se jetèrent un rapide regard. Comme pour se demander s’ils devaient faire quelque chose avant moi. Celui qui était à terre se redressa difficilement, presque en chancelant, il porta une main à sa tête et fixa sa paume. Elle devait saigner. Elle était plus sombre que la moyenne. Je souriais. C’était en plus la poule mouillée qui c’était faite dessus. Mon sourire fut plus grand. Lorsqu’il posa enfin son regard sur moi, il eut un mouvement de recul. Quoi ? Je faisais peur ? Doucement, je m’approchais et celui à pied recula. Jusqu’à arriver au niveau de ses frères d’armes. L’un des deux à cheval, celui dont je ne connaissais pas le visage sortit son épée et posa un pied à terre.

▬ On ne va pas avoir peur d’un hybride !
▬ Jask ! C’est un guerrier noir…
▬ Et alors ? Un hybride reste un hybride !
▬ Il veut surement dire que je suis gradé dans cette armée.
▬ Ah ouais ? Tu récures les fesses de ton chef ?
▬ Non, pourquoi ? Toi tu baises ton chef ?

Juste après mes mots, je dégainais à mon tour mon épée qui se mit à luire à la lumière de la lune. Celui encore à cheval avoua alors sans doute ma place à l’autre téméraire qui se mit alors à hésiter. Tient donc, apprendre que le Second est devant vous vous arrête ? Mais en ce moment ce n’était pas l’homme mais le père. Je leur fis d’une voix sortant du plus profond de moi qu’ils allaient regretter de s’être frotté à moi. Sur ses paroles, je chargeais en ne laissant échapper aucun cri bestial. Le premier téméraire para mon coup mais je ne me laissais pas faire lui envoyant ma botte dans l’estomac. Juste après cela, j’essayais d’avoir le plus peureux. Il ne tenait même pas fermement son arme. En un instant, il fut nu comme un ver. Démunit face à ma rage. Allongé par terre, l’aura noire de plus en plus importante, il battait des pieds et levait les mains comme pour me demander de l’épargner. Je lui adressais un grand sourire. Il se détendit très légèrement et la pointe de mon arme termina dans sa cage thoracique. Il émit des gargouillis, des plaintes et je pris un malin plaisir à remettre une couche en tournant mon arme dans son corps.

En la retirant, j’avais maintenant de quoi jouer un peu. Le Alistair d’y il y a cinq ans refait surface. Un bruit de suçon s’échappa lorsque l’arme sortie du corps. Je fis un large mouvement du poignet et le sang présent gicla sur quelques mètres. Tapissant l’herbe et le chemin de fines tâches sombres. Les deux survivants resserrèrent leurs armes comme si ces dernières n’étaient plus qu’une chose importante, au-delà d’un instrument de mort. Pour ma part, je restais calme et souriant. Sans bouger le moindre muscle, le cadavre dans mon dos se mit à bouger et à se redresser difficilement. Il était encore frais. Je savais aussi qu’il avait conscience de sa situation. Un nouveau mort se souvenait encore de sa vie passée. Donc il comprenait plusieurs choses, qu’il était à ma botte, qu’il était donc mort et qu’il devait donc faire tout ce que je demandais. Etant une mort récente et violente, il risquait de se souvenir de sa vie passée et donc, il ne voudra pas assassiner ses collègues. Mais cela m'importait peu, il allait être mon arme, mon jouet. Je ne doute pas qu'il voudra se libérer de mon emprise, mais dommage pour lui, nous serons liés jusqu'à ce que mon envie de le laisser en paix me prenne et cela pouvait durer très longtemps. D'un regard rapide sur cadavre qui venait de faire quelques pas en avant, je pouvais constater que ses yeux étaient comme avant plein de vie et qu'il appelait ses stupides amis à la rescousse. Tout ça se voyait dans ses yeux. Alors pour qu'il arrête de faire sa victime, je fermais tout simplement les poings et il put dire adieu à ses yeux. Ce ne fut plus que deux trous noirs, dont dégoulinait du sang et une matière luisante.

Un des hommes posa une main sur sa bouche et éviter ainsi de vomir ses tripes. Pour ma part, cela ne fit rien. J’avais déjà eu recours à ça une fois. Pour sauver Hailynn. Sans attendre, j’ordonnais au mort d’aller jouer un peu avec ses anciens amis. Il s’exécuta. En avant avançant comme s’il avait encore ses yeux. Il tendit les bras et un de ses frères d’armes lui coupa un bras. Loin de l’arrêter, il agrippa le manteau et ils tombèrent ensemble et le cadavre se mit à mort le vivant dans le cou. Il hurla en appelant l’autre à l’aide mais très vite, il fut arrêté. Mon pouvoir des Ténèbres était de la partie. J’enchainais le dernier survivant avant de lui briser les jambes et les bras. J’étais vraiment le pire des hommes. Un monstre sans peur et sans cœur.

▬ Voilà ce qui arrive à ceux qui osent toucher mon enfant...


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Lun 29 Fév - 23:24

Minerva tournait le dos à la scène qui se jouait un peu plus loin, sa seule pensée se tournant vers l’enfant qu’elle tenait dans ses bras. Après avoir pansé quelques blessures, elle le pressa contre elle et referma sa cape autour de lui. Elle avait posé son arc à ses pieds pour se faciliter la tâche. Elle entendit plus loin des lamentations et des cris, mais elle ne se retourna pas. Dans l’état où était le père, elle ne doutait pas une seconde que les hommes qui s’en étaient pris à Kerran allaient terminer en charpie.

Pour détourner l’attention de Kerran sur ce qui se passait plus loin, elle le berça et commença à chanter doucement. Avec tout ce boucan, peu de risque qu’on la surprenne. Elle ne chantait pas à tue-tête non plus. D’abord dans sa langue, puis elle traduisit les paroles pour l’enfant.

Elle portait sur un jeune aventurier qui parcourait les routes de ce monde. Il découvrait de nouveaux lieux, multipliait les exploits et faisait la fierté de son père. Elle inventait au fur et à mesure, mais comme cela semblait captiver le garçon dans ses bras, elle poursuivit.

Elle essuya les larmes qui coulaient sur les joues de Kerran et l’embrassa sur le front entre deux couplets.

– Allez… Tout va bien maintenant.


Elle lui frotta le dos.


– Tu es un petit homme très courageux, Kerran. Très courageux.


Elle sortit de son escarcelle un mouchoir qu’elle lui offrit une fois la chanson terminée.


– Tu veux me raconter des voyages que tu as faits?


Elle continua de le bercer.


– Tu sais, je n’ai jamais eu la chance que tu as. Je n’ai jamais été bien plus loin que dans les environs des cavernes et de la forêt de Fylaris.


Tout pour lui changer les idées. Pour détourner ses pensées de ce qui se déroulait plus loin et des événements qui venaient de se produire. Il lui en parlerait s’il en sentait le besoin ou bien le ferait avec son père. Mais elle ne le forcerait pas à aborder le sujet. Il était suffisamment secoué comme ça.

Vint un temps où elle n’entendit plus rien du champ de bataille. Sans doute que tout était terminé. Elle ne jeta pas un œil en arrière. Alistair savait où ils se trouvaient. Il viendrait les trouver quand il jugerait que le moment était venu. Il y avait une limite à ce qu’elle pouvait supporter comme spectacle. Même si le visage à moitié rongé du père ne l’avait pas affecté outre mesure, même si le tout n’avait rien de très plaisant. Une vision cauchemardesque presque. Elle n’était pas certaine que son estomac supporterait le tout si elle regarderait à cet instant.

– Ton père sera bientôt de retour, Kerran.

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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Jeu 17 Mar - 12:29




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Les regardent dévoilent, les paroles gravent.Mon fils te fait confiance.




La rage de le perdre. La peur de me retrouvait seul était tellement présente que j’en oubliais presque l’existence même de celle que j’avais dans les bras. Mais bien vite, j’en oubliais aussi la raison. Cette chose qui faisait encore de moi un être humain et non une bête sans cœur. Pourtant, comment garder son calme devant des hommes prêt à tout pour anéantir la vie qui ne leur plaise pas. Comment être indifférent aux pleures d’un enfant.

Minerva m’aida. Pendant que je m’occupais de ces hommes, elle prenait soin de mon fils. Je n’avais pas le cœur ou même la tête à jouer le bon père de famille. Ces Gardiens avaient cherchés le pire et ils l’avaient trouvé. À côté, leur chef allait être une crème. Le premier à mourir fut celui dont le cheval avait péri. Puis après une torture sur le cadavre, je lui avais demandé d’aller tuer un de ses amis pendant que je m’occupais de l’autre.

À force d’utiliser la violence, je ne savais plus. Quand est-ce que j’ai arrêté de les massacrer au juste ? Quand la vie les avait quittés ? Même pas. Le mort-vivant avait continué de se nourrir bien après la mort de sa proie. L’autre ? Je ne savais même plus comment j’avais fait pour le tuer. Un coup d’épée ? Ou alors avec mon pouvoir ? Je ne sais plus… Mais je sentais la fatigue me prendre et mon arme m’échapper des mains. Le cadavre se redressa en entendant le bruit, un bout de peau en sang dans la bouche. J’avais beau connaître, j’étais tellement à bout que cette image m’écœura. D’un geste de la main, je libérais le corps prisonnier et il s’effondra de lui-même sur son ancien ami. Pour ma part, une violente douleur me prit la poitrine. Portant main à mon torse, ma respirations se faisait saccadée et sifflante. C’était la première fois depuis des années que cette sensation me prenait. Même la fois avec Elyandra n’avait pas été aussi violente. J’étais redevenu l’espace d’un instant celui qui avait été. Le pire général de l’armée, le pire homme et nécromant. Je lâchais une grimace en y pensant avant de me remémorer rapidement pourquoi j’avais tué.

Ne prenant aucunement le temps de reprendre mon arme, je me dirigeais vers le lieu où j’avais vu mon fils disparaître. Je l’appelais une fois. Puis deux. Avant de constater malgré moi qu’ouvrir la bouche venait à me couper la respiration. Ma voix résonna encore une fois avant que je ne termine par me courber en avant une main sur ma bouche en refoulant l’envie de tousser. Des bruissements attirèrent alors mon attention et je vis Kerran. Malgré l’obscurité, la lune m’aidait quand même à voir ses yeux et la brillance de ces derniers. Minerva qui était juste à côté à côté de lui me fixait. Dans un sourire forcé, je me redressais et m’approchais de mon fils qui ne perdit pas de temps pour se réfugier dans mes bras.

Je l’enlaçais comme s’il était la dernière chose sur terre. Comme si je ne l’avais pas vu depuis des années… Ses petites mains agrippèrent mon manteau et il posa son visage dans mon cou. Très vite, je sentais ses larmes silencieuse couler lentement. Une de mes mains se posa sur sa tête et je lui disais doucement que j’étais là et que rien ne pouvait maintenant lui arriver. Mon nez se releva alors vers l’elfe et je lui adressais un petit sourire en inclinant légèrement la tête.

▬ Merci Minerva.


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MessageSujet: Re: Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦ Mar 29 Mar - 21:37

Minerva faisait son possible pour détourner l’attention du jeune garçon du bain de sang qui se déroulait plus loin. Vu les cris et autres bruits qui en provenaient, il n’était pas difficile d’imaginer les scènes d’horreurs. Et elle était persuadée que le père n’était pas l’auteur de ces plaintes, bien qu’il en fût sans aucun doute le responsable. Elle avait senti sa colère se dégager de lui. Son pouvoir l’envahir. Le masque de mort avait repris le dessus sur lui.


Il devait se déchaîner sur ceux qui avaient enlevé son fils. Et elle ne pouvait l’en blâmer. S’en prendre ainsi à un enfant, il faut vraiment être lâche. Qu’importe que ce soit un métis, un sang pur ou autre… Tuer un inconnu juste parce qu’il n’est pas comme nous, elle trouvait cette raison dégoûtante.


Pour le distraire, elle chantait, le questionnait, même s’il ne lui répondait pas. Le pauvre était sans doute en état de choc, son esprit bien loin d’ici, avec son père qui le défendait. Elle fredonnait toujours, quand le silence se fit. Elle s’interrompit à son tour et écouta. Quelques instants plus tard, la voix d’Alistair se fit entendre. Une fois…


Minerva aida l’enfant à se remettre sur pieds. À la seconde, elle était debout son arc ramassé et lui emboîtait le pas. À la troisième, elle dut courir pour suivre son rythme. Elle s’arrêta quand père et fils furent réunis, dans les bras l’un de l’autre. Malgré elle, son regard se porta sur le carnage derrière Alistair. Ils n’en étaient pas très près, mais tout de même, elle ne put retenir une grimace de dégoût et détourna la tête pour reporter son attention sur le duo devant elle. Avoir une excellente vision la nuit avait ses avantages et ses inconvénients. Pourtant, elle ne voulait pas troubler Kerran, alors elle s’efforça d’avoir un air naturel.


Elle fut surprise d’entendre quelques instants plus tard des remerciements d’Alistair. Elle inclina simplement la tête en retour et baissa les yeux vers Kerran, avant de reporter son attention sur Alistair.

– Je vous en prie.


Elle redressa les épaules et jeta un regard aux alentours.


– Du repos à la grotte sera bénéfique pour vous deux.


Elle s’arrêta un instant sur la scène et retint une grimace, avant de se racler la gorge. Usant de son pouvoir, n’ayant aucune envie de s’approcher des corps, elle fit léviter l’épée qu’Alistair avait laissée derrière. Celle-ci vint se poser à ses côtés.

– Tenez, votre épée.


Voyant l’épuisement sur le visage du père, elle ajouta :


– Je peux vous épargner une partie du trajet, si vous voulez. Mais il vaut mieux s’éloigner d’ici.


Qui sait si des gardiens ne rôdaient pas encore un peu plus loin. Il y avait eu suffisamment d’émotions fortes pour la soirée. Plus vite ils seraient en sûreté dans la grotte, mieux ce serait. Kerran ne retrouverait pas le sommeil de sitôt sans doute, mais il serait avec son père. En plus de pouvoir profiter de la clarté d’un feu. Ici à l’extérieur il serait trop risqué d’en allumer un pour le moment. Dans la grotte, ils auraient moins de chances d’être découverts et l’enfant ne serait pas forcé de subir l’obscurité. Regardant Kerran, elle dit :

– Vous pourrez vous réchauffer au coin du feu dans la caverne.


La nuit n’était pas trop fraîche pour la saison, mais Alistair comprendrait sans doute l’intention derrière.

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Mon fils te fait confiance ¦Pv.Minerva¦

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