Dans un monde déchiré par les guerres, les laryskaniens tentent de sortir leur royaume des ténèbres qui le hante. Rejoignez-les mais dans quel camp serez-vous ?
 
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Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\

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MessageSujet: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16 Dim 27 Sep - 21:37

\!/Dans ce rp -16 ans, des scènes, des propos pourront choquer les plus jeunes. Il est donc préférable à ces derniers de ne pas lire. Nous ne seront pas responsable si l'avertissement n'est pas tenu en compte.\!/




Le prochain sur ma liste



Aujourd'hui, c'était le premier jour de la saison de Cynéid. Qui disait Cynéid disait profit. En effet, cette saison était la plus redoutée de l'année car la plus dangereuse. Par conséquent, l'exécution des contrats se faisaient plus rare. Les exécuteurs avaient beau avoir une détermination sans faille, risquer sa vie pour une maigre bourse en rebutait certains, pour ne pas dire la majorité.

Se déplacer à pied était impensable pour parcourir de grandes distances et les chevaux n'étaient pas d'humeur à supporter les rafales de vent agressives ou les averses féroces. Le périmètre pour accomplir les missions étant restreint et le lieu à atteindre souvent éloigné, on retrouvait souvent des masses de corps en ville. Les gens faisaient avec ce qu'ils avaient sous la main. Et encore, ce serait pire lors de la prochaine saison.

Narah était partie depuis un moment et je tournais en rond, seul chez elle. Je n'avais pas trouvé de contrat intéressant, Elyandra n'avait pas besoin de mes services actuellement - professionnellement parlant. Je n'avais pas revue Lizzie depuis le scandale qu'elle avait créé et Louis était occupé à faire tourner ses affaires avec je ne sais quel bourge - ce dernier était apparemment une occasion en or.

Prenant la première veste qui venait, je la déposais sur mes épaules avant de me hâter à sortir. Je longeais les rues sans but, jetant des coups d'oeil négligés aux échoppes pauvres d'intéressement. En passant par une ruelle moins côtoyée, je ne fus pas surpris de tomber sur deux garnements qui violentaient un vieil érudit pour sa bourse. Constatant qu'il était à quelques secondes de s'éteindre, je lui jetais Edwina en plein cœur pour abréger ses souffrances.

Je récupérais également le bien qui était le fruit de l'attention des plus jeunes avant de tourner les talons. C'était plus qu'une récompense qu'un dû. Continuant ma route comme si de rien n'était, je franchissais les minces venelles. Sans regarder ce qui m'entourait, je marchais d'un pas lent, songeant à Narah et plus précisément à sa promesse. Un sourire s'égara sur mes lèvres. Quand elle le voulait, elle était surprenante.

Une voix claire, que je pouvais reconnaître entre mille, s'éleva non loin de moi, m'arrachant à mes pensées lumineuses. Entendant son rire chantant, je m'approchais de la source. Puis restais figé. Narah s'esclaffait avec un homme. Plissant les yeux, je détaillais l'inconnu des pieds à la tête, attendant que ce dernier me remarque et file sans demander son reste. J'avais oublié qu'étant dans l'ombre d'un haut bâtiment, j'étais difficilement visible depuis la grande rue.

Non seulement l'étranger ne bougeait pas d'un poil, mais en plus Narah se permettait de continuer à rire, comme si elle était parfaitement à l'aise avec cet inconnu. Oui, inconnu, car si il était d'une quelconque valeur à ses yeux, elle m'en aurait parlé depuis belle lurette. Mais comme il ne valait rien, je pouvais le cuisiner à ma sauce. Je ne serais pas très violent, provoquer son rire ne valait pas la peine de mort.

Mon agressivité monta d'un cran lorsqu'elle inclinait son buste vers l'intrus pour... Le toucher. Ce n'était pas un effleurement indésiré, non ; c'était une main fermement posée sur son avant-bras. Je ne pouvais pas laisser un geste aussi mûrement réfléchi sans conséquences. Une bouffée de rage me submergea tandis que la jalousie parcourait mes veines et qu'une aura d'animosité m'entoura.  

Ainsi armé, je me postais à l'entrée de la venelle, visible aux yeux de tous. Le dos négligemment appuyé contre le mur de la bâtisse - qui me dissimulait jusqu'à présent - et les bras croisés pour contenir ma fureur, j'observais d'un regard peu amène ceux qui semblaient tant s'amuser. L'homme finissait par me remarquer et me fixait d'un air surpris. Je ne savais pas s'il pouvait m'entendre, néanmoins je lui répondais avec un sourire méprisant :

- Oui ducon, elle est à moi.



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Dernière édition par Cailan Ailen le Dim 27 Mar - 10:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 28 Sep - 1:35

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Mon entourage comprend que je suis une vraie active. Je n'aime pas rester à rien faire même quand je vais mal. Alors se n'est pas le début de Cynéid qui va arrêter mon envie de contrat et d'argent tombant dans ma main. Alors que Cailan commençait à prendre racine chez nous, je pris la décision de partir quelques jours sur la trace des Gardiens des Origines. Bien qu'après la signature du contrat je me sois mise dans cette histoire, le groupe se fit oublier quelques temps avant de recommencer ses massacres. Donc, sans peur et avec joie, je suis partie sur les traces de ses hommes. En arrivant à destination et en écoutant un peu les ragots, je compris très vite qu'ils avaient exécutés une autre famille. Prenant mon courage à deux, je pris la direction de la maison où se présenta à moi un horrible spectacle où une odeur de charogne emplissait l'air.

Menant mon enquête, j'étais remontée bien vite à un campement rapide pour y trouver un homme, grièvement blessé. Autant dire aux portes de la mort... À ma vu, il empoigna son arme et me menaça avec. Sans grande frayeur, je l'avais désarmé d'un coup de pied dans le poignet. Il m'avait informé de son identité et je fis de même. En savant cette dernière, il m'insulta comme un goujat avant d'essayer de se lever pour me tuer. Appuyant sur un bon point, il chuta et j'entrepris un interrogatoire non sans quelques cris de sa part. Quand j'eus terminé, il étais mort. Je pouvais informer Aliénor de cette perte et mon retour se fit rapidement.

Mon cheval est à bout de souffle et pourtant, je le pousse encore un peu pour parvenir à destination rapidement. Je veux revoir Cailan le plus vite possible et le sentir contre moi. Lorsque les portes de la ville s'ouvrent enfin à moi après plusieurs de cheval, je ne peux m'empêcher de lâcher un long soupir de bonheur. Sans attendre, je me dirige vers ma modeste demeure où doit m'entendre mon amant. Alors qu'il ne me reste que quelques mètres à faire et à ouvrir la porte pour me jeter dans ses bras j'entends non loin de moi des murmures, ou du moins, des bruits, comme si on voulait attirer l'attention d'une seule personne. En tournant la tête, je vis là, caché entre ma maison et celle de mon voisin un homme qui me fit signe de venir. Je rage, lâche un grognement mais part à sa rencontre. Il me prend le bras et me tire dans la ruelle menant à l'arrière de la maison.


▬ Et mais...

▬ Ma chère et tendre Narah ! Je t'ai cherché partout en ville !

▬ Anael ? Qu'est-ce...

▬ J'ai des infos pour toi. Je risque ma peau mais je voulais que tu sois au courant.

▬ Le contrat...

▬ Le chef de cette petite escouade de Gardiens.

Je ne rajoute rien et tends la main pour qu'il me remette les papiers. En échange, je lui verse une dizaine de pièces et il fait demi-tour pour se noyer dans l’anonymat. Je serre le parchemin dans ma main avec un énorme sourire puis entame le retour vers ma porte d'entrée. Je lève la main pour frapper et entrer mais on m'arrête. Encore. Cette fois, je tue du regard la personne avant de constater par dépit qu'il s'agit encore d'une de mes fouines. Mais lui, c'est un noble. Le genre à vendre sa propre mère. Je m'approche de lui en lui intimant de me déranger pour quelque chose d'utile. Sans réponse, il passe son bras dans le mien et me force à suivre dans la rue montant au château. Bon...

Le silence se forme autour de nous et je le suis toujours. De toute manière, je n'ai pas vraiment le choix. Il se décide enfin à s'arrêter quand on se retrouve seuls dans une ruelle. Il s'excuse puis m'explique sa venue. Puis après, notre conversation se perd dans des choses biens moins formels...


▬ Du coup, ne voulant pas mourir, j'ai inventé un malaise théâtrale pendant mon propre bal pour éviter à ces demoiselles de me déshabiller devant tout le monde !

Karlan est un homme un peu plus âgé que moi. Même s'il est mes yeux et mes oreilles à la cours, j'aime l'écouter et m'amuser à me raconter ses anecdotes. Je ne suis jamais proche de mes indics et pourtant lui fait exception. Dommage que nous ne vivons pas dans le même monde...


▬ Une autre fois, une vieille bique avait insulté ma sœur pendant une réception. Sans attendre et sans grande grâce de ma part, je l'ai fais trébuché dans du crottin de cheval. La tête la première !

À chaque fois, il a le don de me faire rire. Alors c'est sans gène que je le fais. Puis je le touche pour le remercier de ce moment. Mais je constate malgré moi que je parle dans le vide. Il ne me regarde pas. Je l'appelle, aucune réponse puis je décide de suivre son regard vers la source de sa surprise non dissimulé. C'est à mon tour d'être surprise. Cailan ? J'ouvre la bouche et je constate que les lèvres de mon amant font de même mais je ne comprends pas un piètre mot.


▬ Tu connais ma chère ?

Je ne réponds pas et invite Karlan à me suivre. Arrivé devant Cailan, je l'embrasse doucement dans la commissure des lèvres. Mais mon geste reste creux. Je me sépare et retourne près de mon ami et indic. Il pose une main sur mon épaule et se présente. Sans laisser dire qu'il travail pour moi. Pour ma part, je le regarde. Il a l'air en colère. Je fronce légèrement les sourcils en le remarquant avant de sentir une tape amicale dans mon dos. Je regarde le noble avant de me retourner vers mon amant,


▬ Cailan, tu en fais une tête mon chéri... Ça ne va pas ?

Aucune réponse. Mon indict comprend par mes propos que Cailan est mon amant, même si je n'avais pas voulu ça à la base. Mes paroles sont sorties toutes seules... J'ouvre de nouveau la bouche mais décide de ne rien dire. Tant et si bien que je me persuade de partir. Amicalement, je salue Karlan en l'enlaçant avec un sourire. Il me le rend aussi avant de m'ébouriffer les cheveux comme à chaque fois. Je ris puis le remercie de ce moment avant de passer près de Cailan. Je lui caresse de bras, l'embrasse sur la joue et lui dis que je serai à la maison.

À mon arrivé, il n'y a personne à part le bruit de l'horloge. Sans doute qu Camille est allée voir son Guerrier. Je monte dans ma chambre pour défaire le sac d'affaires que je venais de prendre avant de rentrer dans la maison. Avec les deux, pouvoir se poser ne fut pas immédiat. Quoi qu'il en soit, lorsque se fut le cas, je me laisse tomber sur mon lit après avoir lâché mon sac au pied du lit. Lâchant un soupir, je me déchausse et déboutonne les deux premiers boutons de ma chemise. Rentrer à la maison fait tellement de bien...

Mais alors que je respire enfin le calme loin de la ville et de ses habitants, j'entends les marches de l'escalier craquer, signe que quelqu'un monte. Je me redresse sur mes coudes pour ne pas me faire surprendre. La porte s'ouvre et je tombe sur Cailan plus en colère que jamais...


▬ Mon amour ?


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"La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute." N.M
" Quand un voleur ne trouve plus l'occasion de voler, il se croit honnête homme. "
" Tomber est permis, se relever est ordonné ! "
"On ne vit qu'une fois, mais avec espoir"
"Tuer pour soi est un meurtre, tuer pour son gouvernement est héroïque, tuer pour le plaisir est anodin."
Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme on ne t'a jamais aimé ! Je vais t'aimer plus loin que tes rêves ont imaginer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme personne n'a osé t'aimer ! Je vais t'aimer comme j'aurais tellement aimé être aimé ! Je vais t'aimer !"
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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mar 29 Sep - 22:18


Le prochain sur ma liste



Laissant de longues secondes ses yeux sur moi, l'affreux finissait par attirer l'attention de Narah, qui lui parlait sans obtenir de réponse. Cette dernière regardait l'objet de sa soudaine vigilance et atterrissait sur... Surprise ! Moi. Ses yeux s'agrandirent sous la stupéfaction. Je lâchais un soupir exaspéré. Ils auraient fait exactement la même tête s'ils avaient vu un fantôme passer.

Ils se dirigeaient vers moi, Narah en tête, puis s'arrêtèrent lorsqu'ils atteignirent leur but. Sans aucune gêne, le coquin se présenta sous le nom de Kerlan et posa sa main deux fois sur Narah. Je lui couperais bien la langue, histoire de ne plus l'entendre et de lui infliger une basique torture. Narah se haussa sur la pointe de ses pieds pour m'embrasser. Je restais de marbre.

J'avais bien remarqué qu'elle avait posé sa bouche sur la mienne, là n'était pas le problème. Mais qu'elle le fasse devant celui qu'elle avait touché - sans compter qu'il l'avait également touchée en retour, et ce plus d'une fois - alors qu'il me regardait avec un air amusé, comme si il savait quelque chose que je ne savais pas... Il me provoquait, j'en étais certain.

Enfin, je n'allais pas lui faire sentir mon poing devant elle. Toutefois, elle devait sentir que j'en avais très envie, puisqu'elle décida de partir ; bien évidemment, elle termina mon calvaire en enlaçant l'autre, qui lui... ébouriffa les cheveux comme si elle était une enfant. Un dernier sourire pour lui et elle se tournait enfin vers moi. Une caresse, un léger baiser, c'était tout.

Je m'approchais dangereusement de l'individu. De toute ma hauteur - je remerciais les dieux de m'avoir fait plus grand que la moyenne et par conséquent plus grand que lui -, je le toisais avec un œil mauvais. Pas le moins du monde impressionné, il me rendait mon regard avec une note d'interrogation. Comme il ne parlait pas, je me décidais à le faire.

- T'es qui ? lui demandais-je en relevant le menton.
- Comme je l'ai dit précédemment, je m'ap...
- M'en fous de ton nom. T'es qui ? insistais-je.

Il continuait à me fixer avec cet air d'incompréhension fiché sur le visage. Où est-ce que Narah avait déniché un con pareil ? Je perdais de plus en plus patience. Ma seule envie, c'était de me défouler. Pas en couchant, en frappant. Ou en tuant, qui sait ? Ce n'est pas ce qui me dérangerait. Je levais les yeux au ciel avant de préciser l'évidence-même.

- Pour elle.
- Oh ! Il fallait préci... Il se tut devant mon regard noir et acheva sa phrase en silence. Hum, je suis son indicateur, c'est-à-dire que je récol -

Sa mâchoire amochée par mon poing le coupa net. Putain, j'en avais par-dessus la tête. Comme si je ne savais pas ce qu'était un indic ! J'aurais mis ma main à couper qu'il cherchait à éviter ma véritable question, à savoir s'il comptait coucher avec elle ou non. Et ce n'était pas aujourd'hui que j'aurais ma réponse ! Il était vraiment long à la détente.

- Je t'ai vu la toucher. Tu sais qui je suis ?
- La toucher ? Son visage se plissa tandis qu'il réfléchissait. Pour lui dire au revoir ? Mais c'est habituel ! S'exclama-t-il naïvement.

Ma main le cueillit à l'estomac mais je l'aurais bien tué sur le champ. Donc il se plaisait à la toucher dès qu'il la voyait ? Il la prenait dans ses bras, posait ses sales pattes sur elle, et elle ne m'avait rien dit ? « Habituel ». Ce mot me tuait. Elle n'avait pas le droit de le toucher, elle n'avait pas le droit de se faire toucher. Elle était à moi, je devais être le seul à avoir ce privilège.

Je serais le seul à posséder ce droit, quitte à utiliser tous les moyens. Les traits déformés par la rage, je le plaquais violemment contre le mur le plus proche. Qu'est-ce que je pouvais bien faire sans trop attirer l'attention dans cette rue si fréquentée ? La liste était courte. Bah, je pouvais toujours lui donner quelques coups. Il n'apprendra pas la leçon, mais au moins ça me fera du bien.

- Tu sais qui je suis ?
- J'ai bien peur que non... M'assurait-il en haussant les épaules de manière théâtrale.
- Je suis son mec, lui crachais-je au visage.
- ...
- Ne t'avise pas de la retoucher
- Sinon quoi ?
- Tu perdras la vie, lui chuchotais-je à l'oreille avant de le mordre jusqu'au sang.

Il frissonna, de peur ou de dégoût, je n'en savais rien mais je préférais ça. Je lâchais un soupir de satisfaction. Le voir soumis m'indiquait qu'il était plus ou moins d'accord avec moi.  Maintenant, il fallait que quelqu'un d'autre m'entende. Je lâchais avec dédain ma proie, lui promettais qu'on se reverrais rapidement puis partais chez Narah.

À peine arrivé chez elle, je me ruais sur les escaliers et atteignais sa chambre dont j'ouvrais la porte brutalement. Elle venait de se redresser sur son lit ; deux boutons de sa chemise étaient ouverts. L'ambiguïté de la situation aiguisa mes nerfs. Elle attendait quelqu'un, c'était ça ? Peut-être que l'abrutit de toute à l'heure n'était qu'une mise en bouche.

- On est seul ou tu caches quelqu'un sous ton lit ? Je me penchais pour vérifier. On dirait bien qu'il n'y a personne. Tant mieux. C'était qui cet enfoiré ?

Je claquais la porte pour que personne ne vienne nous déranger - ni nous entendre. Enfin, pour cela, il ne fallait pas que je hurle. Face à son haussement de sourcils - encore un air étonné, j'en avais trop vu aujourd'hui !-, je balançais mon bras en l'air pour désigner un point imaginaire et marmonnais entre mes dents serrées, indigné :

- Celui qui a eut le culot de te prendre dans ses bras sous mon nez.



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mer 30 Sep - 11:56

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


J'aurais imaginé Cailan un peu plus démonstratif que maintenant. Cela faisait quand même plusieurs jours qu'on ne s'était pas vu... Mais au lieu de me rendre mon baiser, il est distant et son regard ne quitte pas Karlan qui ne peut s'empêcher de sourire. Pourquoi est-ce qu'ils se regardent aussi bizarrement ? On a l'impression que l'un d'eux va se jeter sur l'autre et que l'autre se fiche pas mal de la suite...

Mais je me contente de garder le silence face à ce qui se passe et laisse plutôt mon indic prendre la parole pour se présenter. La chose terminait, je remarque que mon amant n'est toujours pas satisfait de la chose et que quelque chose brille dans son regard... Surtout quand mon ami me touche... Pourtant à un moment, cette situation me met tellement mal à l'aise que je ne peux m'empêcher de penser que je prends mes jambes à mon cou. Je remercie quand même Karl' de son aide et de ce moment. Avant de partir nous nous enlaçons et cela se termine par mes cheveux en batailles. Puis j'embrasse Cailan mais encore une fois, il ne répond pas...

La tête basse, je reprends la route vers ma maison en essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Ne trouvant aucune explication logique, je m'attelle donc à m'occuper de mes affaires avant d'abandonner et de me détendre sur mon lit. Ce qui suit et bien calme... Entendant des pas pressant dans les escaliers, je me redresse sur mon lit pour voir entrer un Cailan plus en colère que jamais. Ce qu'il laisse tomber après des jours de séparation c'est s'il y a quelqu'un sous le lit ?!

Il regarde sous notre lit en lâchant une chose trop étrange venant de lui. Tant mieux de quoi ? Et c'est quoi cette question ? Cette suspicion ? Ce ton accusateur ?


▬ Pardon ?

Je sursaute quand il claque la porte mais ne peux m'empêcher de le regarder avec surprise. Je ne comprends pas ce qui se passe. Il lève le bras quand il constate mon expression. Il a l'air en colère même si c'est un euphémisme... Sous ce comportement, je me redresse totalement et termine debout les mains sur les hanches, la tête légèrement penchée en fronçant les sourcils. Je l'écoute me demander qui était l'homme qui avait osé me prendre dans ses bras. Je rêve où... Mon expression se fait encore plus surprise. Je n'en reviens pas !


▬ Karlan ? Mais c'est... Attend... Je rêve là où  tu me fais une scène de ménage ?

Il ose me faire une scène comme ça alors qu'il était à une certaine époque, le genre à courir la gueuse sans se cacher. Je pointe mon doigt vers lui avant de m'approcher de lui et de lui toucher de torse. C'est la meilleure celle-là. Il veut des réponses ? Je vais donc lui donner encore plus questions...


▬ Tu attends quoi de moi ? Que je te dise quoi ?! Que c'est mon amant ? Franchement mon amour ! Un peu de sérieux.

Au début de mes paroles de ne put m'empêcher d'appuyer mes propos sans y aller doucement. Puis j'ai mis moins d'intensité avant de m'arrêter. Jamais de toutes les fois où j'avais pu être avec lui je l'avais vu jaloux. Parce que oui, il faut appeler un chat un chat ! Il est jaloux.


▬ Et puis, par les Dieux, c'est quoi cette trace sur tes lèvres ?

Sans attendre une réponse de sa part, je passe mon doigt dessus et le ramène devant ma vue. Ce que je vois me laisse sans voix et je relève sur lui des yeux mélangeant l'incompréhension et une semi-colère.


▬ Tu peux m'expliquer ce que fait du sang ici ? Ne me dit pas que...

Il garde le silence et je l'appelle avec un ton bien moins mielleux qu'à son arrivé. C'est son sang ? Karlan... Je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour lui à présent et si... Non Narah. Cailan n'a pas... Je lâche un soupire exaspéré avant de baisser la tête. Sans un mot, je me dirige vers mon armoire et je l'ouvre en grand avant de m'écarter. Il veut regarder si je couche ailleur ? D'accord ! Puis je vais dans la pièce adjacente qui me sert de salle d'eau et qui se trouve près de la porte principale de ma chambre. Quand je comprends qu'il a pu voir de lui même je claque la porte de la salle avant de donner un coup de pied dans mon armoire.


▬ Tu veux aussi regarder mon entre-jambe !? Non ? C'est bon ? Tu es sûr ? Parce que ta scène est ridicule !

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Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme on ne t'a jamais aimé ! Je vais t'aimer plus loin que tes rêves ont imaginer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme personne n'a osé t'aimer ! Je vais t'aimer comme j'aurais tellement aimé être aimé ! Je vais t'aimer !"
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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mar 6 Oct - 21:08


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Elle essayait de se justifier. Pourtant, il n'y avait rien à expliquer, rien à excuser. Après tout, c'était « habituel » pour eux ! J'avais du mal à digérer ça. Plus j'essayais de comprendre ce qu'il se passait et plus j'étais perdu. Jamais je ne l'avais vue si intime et si pleine de vie avec un autre homme que moi. Il fallait croire que j'étais mal informé.

Dans mes souvenirs, elle avait toujours conservé une certaine distance avec la gente masculine - ce qui ne m'avait pas déplu. Elle ne leur faisait pas confiance ; ce n'était que des bêtes assoiffées de sexe à ses yeux. Des rustres, des barbares qui ne la méritaient pas. Aujourd'hui, je voyais ça sous un angle nouveau. Elle était revenue vers eux, la bouche en cœur et le sourire aux lèvres.

Elle fuyait mes questions en me répondant par une autre. Je ne décolérais pas tandis qu'elle m'accusait de faire une stupide scène de ménage dont les vieux couples avaient le secret. Le terme employé flottait un instant dans mon esprit avant que je ne le rejette brusquement. C'était les femmes qui en faisaient ! Jalousie, cris et compagnie : non, ce n'était et ne sera moi.

S'approchant de moi, elle pointait un doigt accusateur sur mon torse ; signe d'accusation et de reproches à mon sens. Son corps vibrant d'indignation se tendait inconsciemment dans ma direction, ne demandant qu'à éclater pour ne plus masquer la colère qu'habitait celle qu'il couvrait. J'attendais aussi ardemment des explications que j'avais peur des révélations de ces dernières.

Me sentir aussi inquiet n'apaisait pas le moins du monde mes nerfs. J'étais dans une de ces situations inconfortables dont j'avais le don de m'y fourrer. N'y étant pas habitué, je ne savais comment réagir, surtout face à l'élue de mon cœur ; face à celle qui avait pour habitude de nous voir, mon égo et moi, si confiants et sûrs de nous. Malheureusement, mon angoisse ne retomba pas quand elle m'assura qu'il n'était pas son amant.

« Un peu de sérieux », elle pensait que c'était ça qui allait mettre un peu de baume sur ce cœur blessé dans sa fierté ? Elle voulait que je le sois, mais comment l'être quand j'avais sous les yeux sa chemise déboutonnée, révélant la douceur de son échancrure et vu cet homme, cet individu qu'elle avait touché sans aucune familiarité ni aucune gêne, se souciant peu d'être vue ?

Aujourd'hui, je pouvais l'avouer, c'était moi qui avait peur des hommes. En tant qu'homme au cœur pris, je redoutais ces chasseurs qui courraient sans états d'âme après plusieurs gibiers à la fois. J'avais capturé le mien, mais rien ne me disait qu'il serait subjugué à jamais. Il pouvait se faufiler à travers le piège si soigneusement établi pour se faire prendre par un autre, et tout serait à refaire. Si c'était possible.

Les questions rampaient dans ma tête, tels des vers prêts à tout instant à me ronger de l'intérieur. Son attitude charmeuse, était-elle calculée ? Cette chemise déboutonnée... À qui était-elle réellement destinée ? Mille questions allaient et venaient, me tracassant sans répit. Je voulais savoir si je l'avais prise la main dans le sac ou si j'étais destiné à voir cet instant tragique, digne d'une scène de théâtre.

Manipulation ou réalité ? La crédulité ne faisait pas partie de mes défauts, pourtant je ne pouvais distinguer ce que j'avais sous les yeux. Étant impulsif, je peinais à me contrôler lorsque la situation dépassait mes capacités de compréhension ou du peu d'empathie que je possédais. Dès qu'une menace se profilait sur mon horizon lumineux, je fonçais tête baissée, tournant le dos aux conséquences.

Lorsque Narah me demanda ce que j'avais sur les lèvres, ma première pensée fut : « Du rouge ? Pourtant, je n'ai croisé aucune femme entreprenante aujourd'hui...». Après que Narah en ait récolté une goutte, je passais lentement ma langue sur ma lèvre inférieure pour goûter à la tâche de liquide. Je le reconnus immédiatement comme du sang. Ah oui, l'autre avait craché un peu de rouge...

Amusé, je constatais que ce n'était pas le même rouge auquel j'avais pu penser. Elle avait rapidement compris à qui il appartenait. Sa moue inquiète m'agaçait. Ce n'était qu'un indic non ? Elle soupira devant mon manque de réponse et alla ouvrir tout ce qui ressemblait à une porte pour me montrer qu'elle était bien seule et me proposa d'inspecter son entre-jambe. Tiens, elle lisait dans mes pensées !

- Puisque tu me le proposes...

Je posais mes yeux froids sur elle et tout en la fixant, je la saisissais abruptement par les hanches afin de l'embrasser durement. Sans aucune douceur - elle ne la méritait aucunement -, je lui ôtais prestement sa chemise que je jetais au sol. Pour ce qu'il en restait... J'haussais un sourcil quand elle me déclara que ma scène était ridicule. De toute évidence, elle avait oublié la situation initiale.

- Ce qui est ridicule ici, c'est que tu fricotes avec ce... Kerlan - je grimaçais en prononçant son nom hideux - sans te soucier de moi. Plus que ridicule, c'est inamissible. Je ne te permets pas d'oublier que tu es à moi.

Je la poussais sans ménagement sur le lit avant de plaquer mon corps contre le sien. J'avais envie de la punir. Ne pouvant user mon corps non-désireux, je me contentais de lui mordre sauvagement le cou, laissant une belle trace qui prouverait à quiconque que la chasse était gardée - et de très près. Les morsures se poursuivaient sur sa clavicule, son épaule, la rondeur d'un sein. Je la marquerais partout s'il le fallait.



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mer 7 Oct - 0:16

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D'habitude, je suis la jalouse prête à tuer. Mais là, le rôle s'inverse et c'est lui qui devient ce que je suis. Drôle de spectacle. Je ne sais pas quoi penser entre la peur ou le fou rire. Jamais je n'ai vu Cailan aussi froid et direct avec moi. Jamais il ne me fait de scène de la sorte ! Alors il est normal que cela me fasse plus qu'étrange non ? Je ne sais pas, il est angoissé ou juste en colère ? Sa réaction n'est pas normale. Où est passé l'homme qui en avait rien faire de la concurrence... ?

Au moins il venait de comprendre. Il sait enfin ce que peut ressentir une personne éperdument amoureuse et qui se heurte à un mur en voyant celui ou celle arpenter un chemin qui s'accoutume à de l'infidélité. Cailan comprend les jours et les nuits d'angoisses que j'ai pu avoir en l'imaginant partager son corps avec une autre ! Je me prends à penser que je suis heureuse de cette situation. Puis mon visage s'assombrit. Non. Je ne peux pas me réjouir ! Même si. Pour une fois les rôles sont inversés.

Mais comme moi pendant ma crise de jalousie, je reste plongée dans un mutisme déconcertant pour l'autre et là je comprends ce que Cailan à du vivre. Parce que là, il garde le silence, ne réagit même pas à mes mots, mes questions ou mes remarques. Il entend et analyse. Je le connais assez pour savoir qu'il le fait. Mais il cherche à savoir quoi ? Si je couche avec d'autres hommes ? Déjà que de me faire toucher par lui fut une épreuve alors aller voir ailleurs n'est pas question. Il me connait !

Puis je suis tombée sur une tâche rouge sur son visage. Sans attendre je lui demande avant de prendre les devants et de constater que c'est du sang. Tout de suite, la peur me prend. J'ai peur qu'il est tué mon ami et indic. Je ne veux pas le perdre Karlan est le seul à ne pas me voir comme une femme. De toute manière, il se fiche éperdument de moi. Il aime les hommes ! Et à des heures perdues aux femmes mais l'occasion reste rare et puis il ne me touchera jamais sans mon accord ! Alors la jalousie de Cailan pour lui est infondée et stupide. Mais je demande quand même d'où lui vient le sang et sous son silence, je ne peux m'empêcher de lâcher un soupir avant de lui prouver ma bonne fois légèrement obligée.

Placard et porte ouvertes, je lui montre. Voilà la preuve que personne ne va me sauter dessus en son absence ! Puis je lâche des questions dont je n'attends aucune réponse de sa part et pourtant... Voilà qu'il me sort quelque chose qui me siffle sur le champ. Je fronce les sourcils quand il pose sur moi un regard glacial. Tu ne m'intimides pas !

Puis... Puis ce qui suit ne laisse même pas le temps de réagir. Il m'agrippe par les hanches et pose ses lèvres sur les miennes. J'ai l'impression d'embrasser un caillou ! Il n'y va pas avec délicatesse. Celle que je peux connaitre d'habitude... J'essaye de le pousser mais rien n'y fait. Plus rapidement que je ne le veux, il me retire ma chemise que je vois à terre. Il me déclare par la suite que c'est ce que je fais avec mon ami qui est ridicule. Je hausse un sourcil. Sans me soucier de lui ? Inadmissible ? Mais je suis en plein rêve ! Il ne me permet pas d'oublier !? Décidément, je ne sais quoi penser... Bien rapidement, je me dois de reprendre le fil de réalité. Il me pousse sur le lit sans ménagement. Pire que les fois où nous sommes très envieux l'un de l'autre. Mes jambes battent les draps pour me redresser mais bientôt, il termine sur moi et me bloque toute chance de riposter. Bientôt, il harcèle mon corps de morsures. Mais il ne fait pas attention à l'intensité de son geste si bien que les larmes me montent aux yeux. Il...


▬ Arrête ! Tu me fais mal...

C'est vrai. Il y va jusqu'à me mordre comme une bête assoiffée. Ma peau, je sais qu'elle va devenir rouge. D'abord mon cou, je ne sens presque rien. Quand il se met à aller sur mon os, je ne peux m'empêcher de gémir en essayant de le repousser. Mais il a de la force et me plaque contre lui comme un fou. Je ferme les yeux en calmant ma respiration. Il ne faut pas paniquer. Il faut rester très calme... Baissant la tête pour regarder ce qu'il fait, je me retiens de lâcher un gémissement en remarquant qu'il continue à me mordre sans vergogne. Dans un geste de ma part, j'essaye de le séparer de moi.

Je sais que c'est peine perdu mais je tente le tout pour le tout. D'un coup improbable, je réussis à me mettre sur le côté. Mon regard fixe la fenêtre avant de regarder le ciel. Son geste me fait peur... Il n'a jamais été de la sorte avec moi ! Je ne sais pas quoi en penser... Très peu de temps après mon retournement, je pose un bras sur ma poitrine pour la cacher à demi et glisse de façon à me redresser. Même si ma position ne facilite pas la tâche, je réussis à me retrouver droite et je pose sur mon amant un regard mélangeant la peur et l'incompréhension.


▬ Je ne suis pas un trophée...

Être à lui. Pourquoi est-ce qu'il me dit ça ? Il est jaloux, je le sais. Je le sens bien mais pourquoi ? Il devrait être plutôt heureux que j'apprenne à vivre de nouveau en m'approchant du sexe opposé ! Au lieu de ça, il me fait une scène de ménage et... M'agresse... Je me recroqueville par instinct sans le quitter des yeux.


▬ Tu me fais peur à être comme ça...

C'est la première fois que je le vois aussi... Violent. D'habitude se ne sont que de simples jeux de séductions pour pimenter nos nuits mais là... Il va trop loin.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 11 Oct - 22:17


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La tête vide de raison et pleine de hargne, je ne vivais plus dans le présent. Focalisé sur ces noirs sentiments que j'avais pu ressentir lorsque Narah avait partagé un moment que je qualifiais d' « intime » avec cette... Chose.  Ce moment avait duré quelques secondes mais défilait en boucle dans mon esprit. À cet instant précis, j'avais cru la sentir me filer entre les doigts.

Je ne connaissais rien de plus frustrant de voir que la femme que j'aimais s'amuser avec un autre. Comme si je n'étais pas suffisant, ou comme si elle préférait un autre ; comme si elle n'avait plus besoin de moi. Bon que pour le fumier ! La colère faisait place à une rage sourde. Le défilement d'images dans ma tête ne servait plus, je puisais mes émotions directement à la source : mon coeur.

Mes dents allaient et venaient sur la peau rougie tandis que je l'encerclais toujours plus fort, mon poids entier lui comprimant les chairs. Je ne contrôlais plus rien et je n'entendais pas les supplications de Narah. D'une certaine manière, c'était mieux ainsi. Mes nerfs à fleur de peau réagissant au quart de tour, je n'étais pas certain de savoir ce que j'aurais fait en l'entendant me demander d'arrêter.

Même la voir rouler sur le côté pour échapper à ma prise ne me faisait pas réagir. Tel un automate, je me redirigeais vers elle, prêt à recommencer. Je ne voyais pas qu'elle cachait sa semi-nudité du mieux qu'elle le pouvait, ni qu'elle relevait son menton tremblant pour essayer de me faire face ou de soutenir mon regard. Ma main se posait sur sa cuisse que je pétrissais avec un sourire mauvais.

Je fus brusquement arrêté par un début de phrase. Ce n'était pas le début de la phrase en lui-même qui me stoppait, mais l'image éblouissante qui était apparue lors de la diction du « Tu me fais peur » ; la suite était rentrée dans une oreille pour en ressortir par l'autre immédiatement après. Hypnotisé par ce que je voyais, mes membres devenus soudainement lourds retombèrent sur les draps.

Choqué par ce que je voyais, je me hâtais de descendre du lit et prenais mes jambes à mon cou. Je n'avais qu'une envie : me retrouver seul. Je fermais prestement la porte derrière moi et m'asseyais derrière la porte. Un genou relevé et le coude appuyé contre ce dernier, j'appuyais mon front dans ma paume. Je lâchais un soupir et tentais de remettre de l'ordre dans mon esprit.

Depuis tout ce temps, j'avais retrouvé un petit bout de souvenir. Mais ce n'était pas forcément celui dont j'aurais souhaité me souvenir en premier... Derrière la porte close, le silence était total. Si j'y avais prêté plus d'attention, j'aurais pu entendre des pas hésitants et un souffle retenu ; ceux de Narah, que j'avais complètement oubliée, perdu dans mon flashback.



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 12 Oct - 11:32

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Je ne connais pas l'homme qui s'amuse à me torturer la peau avec ses dents. Se n'est pas l'homme que j'aime et encore moins celui qu'il prêtant être. En ce moment, je suis avec une bête. Un homme qui ne pense qu'à me faire comprendre que je ne suis qu'une chose entre ses mains. C'est horrible mais je me sens mal dans ses bras. D'habitude, je ne demande qu'à y être mais là...

Il ne m'écoute même pas quand je lui demande d'arrêter. Ni même lorsque je lui dis que je ne suis pas un trophée. On dirait qu'il est sourd. Alors je tente. D'abord prise d'échecs, je ne me laisse pas prendre par la panique et tente encore. Je réussis enfin à me redresser mais son sourire et son regard me glace le sang tendit que je sens sa main sur ma cuisse. Mais je réussis, sans comprendre comment à le faire revenir à lui. Pourtant, de celui près aux pires choses, il devient aussi perdu que jamais. Sa réaction fasse à mes propos est disproportionné. Du moins c'est ce que je pense. Il se redresse et me laisse seule dans ma chambre pour rejoindre rapidement la salle d'eau et s'y enfermer prestement. Pour ma part, je regarde la scène et ne décide de bouger que lorsque j'entends ce silence.


▬ Cai-...

Non. Je dois me taire. Je préfère ce silence à autre chose de moins agréable. Je ne sais pas ce qui lui a prit. Je ne sais pas si se sont mes mots qui l'ont arrêtés mais une chose est sûre il est mal. Jamais je ne l'ai vu se refermer sur lui même de cette façon. S'enfermer de la sorte n'est pas son genre. Lorsque quelque chose ne va pas, il le prend sur le ton de la plaisanterie ou alors il laisse de côté son mal. Mais jamais il ne s'enfermerait de la sorte. Prenant mon courage à deux mains, je laisse mes jambes retomber le long du lit et me redresse en prenant une chemise sur une chaise. La boutonnant jusqu'au nombril, je me dirige vers la porte de la salle d'eau. Arrivée devant, la peur me prend. Mais je la chasse aussitôt. Je ne dois pas avoir peur de lui. C'est un moment d'égarement rien de plus. Je ne dois pas lui en vouloir.

Ma main se pose sur la poignet et je tente d'ouvrir la porte. Sentant une forte résistance, je comprends qu'il est derrière. Dans un long soupire, j'abandonne l'idée d'entrer et me déporte sur le côté entre les deux portes. D'abord adossé au mur, je me laisse glisser sur le sol en silence. Les jambes tendues je réfléchis avant de me mettre à rire tout bas.


▬ Tu te souviens. Je t'ai fais une promesse il y a quelque temps. Même si je côtoie d'autres hommes, rien n'enlève mon amour pour toi.

Je ne sais pas s'il m'écoute. S'il me croit. Mais je veux qu'il le sache. C'est primordiale pour moi qu'il soit au courant de mon amour pour lui. Je me fiche de me répéter. Je veux qu'il sache ce que j'ai a dire. Ce que je cache depuis la première fois.


▬ Tu sais à quel point je t'ai attendu. Ce jour où tu m'as dis partager les mêmes sentiments que moi... Ce jour, je l'ai attendu si longtemps, espérait ! Alors je ne compte pas aller voir ailleur. Tu es celui que je veux.

Oui je le veux. Jusqu'à la fin. Même si je ne peux pas avoir d'enfant de lui. Même si j'ai un mauvais caractère. Même s'il est possessif et moi jalouse. Même si nous sommes des tueurs. Même s'il est hybride. Même si je dois mourir demain. Je le veux corps et âme... Voulant absolument savoir ce qui se passe, je me redresse et tente d'ouvrir une deuxième fois la porte. Cette fois, je n'abandonne pas et tente le tout pour le tout. Je sens qu'il ne veut pas me laisser entrer. Mais pourquoi ? Je l'appelle doucement et toujours rien de sa part. Tant et si bien que je prends une forte inspiration et retente une entrée. Voyant sans doute mon insistance, je sens enfin la porte s'ouvrir.

En entrant dans la salle d'eau, je constate tel un enfant apeuré Cailan sur le sol. Je souris en le regardant et viens m'installer à croupie devant lui en portant une main à son genou plié. Je le fixe sans rien dire attendant qu'il brise de lui-même ce silence. Les minutes passent et je décide de le rejoindre en m'asseyant aussi par terre. Je pose ma tête contre son épaule et porte sa main dans la mienne à mon coeur après l'avoir embrassé.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mar 13 Oct - 20:22


Le prochain sur ma liste



En moins de deux secondes, j'étais devenu un enfant. Moi qui voulait tant savoir quelle sorte de gamin j'étais... Le martyr ou le leader, il semblait que j'oscillais entre les deux rôles. Des frissons glacés me parcouraient l'échine. J'étais franchement mal à l'aise avec ces quelques images apparues de nulle part que je recherchais depuis tant d'années.

Nombre d'individus soûls à toute heure m'avaient confié que leur vie chargée de souvenirs leur pesait et regretter de s'en rappeler. S'ils savaient comment je les enviais pour en posséder. Être amnésique, ce n'était pas la belle affaire comme ils se plaisaient tous à se l'imaginer. C'était franchement angoissant. Se chercher sans se trouver était tout sauf apaisant.

J'avais rencontré toutes sortes de gens dans toutes sortes d'endroits dans l'espoir de déclencher quelque mécanisme mystérieux, fouillé dans les mémoires pour y trouver ma présence, atterri dans plusieurs situations délicates en pensant que le danger ou l'instinct de survie me rappellerait quelque chose, fouiné dans de la paperasse ennuyeuse, interrogé les troubadours et j'en passais.

La réponse était la même à chaque fois : une tête secouée négativement, des regards empathiques, des mots agressifs ou encore des soupirs. Tant de choses pour dire « Non ». C'était comme si je n'avais jamais existé. Je n'avais absolument aucun souvenir d'avant mes 11 ans et de mes 11 ans à mes 16 ans, c'était très flou. C'était comme si j'étais né lorsque j'avais pris mes fonctions officielles à la confrérie des Lames à l'âge de 16 ans.

Narah essayait de m'apaiser avec des mots doux, des mots qu'elle employait de plus en plus souvent. Si j'avais été moins chamboulé, je me serais fait un plaisir de la taquiner. N'étant pas en état de le faire, je me contentais de l'écouter, me fixant plus sur sa voix apaisante que sur le sens des mots. Ça me faisait du bien de l'entendre de me parler.

Elle essayait d'entrer dans la salle d'eau, chose que je lui accordais après avoir senti que mon dos protestait contre ses vains efforts pour essayer d'ouvrir la porte. Cette dernière s'entrouvrait et Narah s'engouffra dans la brèche. Elle marqua un temps d'arrêt lorsqu'elle fut face à moi et me rejoignait sur le sol froid.

- Je fais tout de travers, pardonne-moi...

Compréhensive, ses doigts se nouèrent aux miens. Encouragé par cette preuve d'amour, j'enchaînais :

- Je ne t'ai jamais dit quelque chose qui me ronge de l'intérieur : je suis... amnésique.

Je retenais mon souffle en lui avouant mon mal. Elle ne haussait même pas un sourcil. Drôle de réaction, ce n'était quand même pas tous les jours qu'on rencontrait quelqu'un qui n'avait pas toute sa tête... Je continuais :

- Quand tu m'as parlé, tu as réveillé quelque chose qui sommeillait en moi depuis très longtemps. Mon ton se fit plus amer et je grimaçais. Je sais, je sais, je devrais te remercier pour cette action. Seulement je crains que tu n'aies pas déterré la meilleure facette.

Devenu très nerveux, je massais de mes doigts tremblants mes épaules et ma nuque tendues. Je ne savais pas comment lui annoncer ça... Enfin, je n'avais pas trente-six façons de le lui annoncer ! Je lâchais la bombe :

- J'ai également été violé, ricanais-je spasmodiquement. Quoi, tu ne me souhaites même pas le traditionnel « Bienvenue au club » ?



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mar 13 Oct - 23:53

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Plus que jamais je veux l'aider. Mais je ne sais pas ce qui se passe. Il est devenu trop et puis dans les minutes qui suivent pas assez... Je me perds moi-même. Il n'a, à ma connaissance, manifesté ce genre de comportement avec moi ou qui que soit d'autre. Pas même celle qu'il avait aimé jadis. Bien qu'il fut jaloux à cet époque, il n'en est pas venu à une extrémité pareil. Sinon, il me l'aurait dit. Alors pourquoi changer autant ? Pourquoi être aussi possessif avec moi ? Me faire comprendre que je ne suis qu'un jouet pour lui ? Non parce que en y pensant, c'est ce que j'étais, un jouet pour un enfant.

Néanmoins, rien dans son comportement me fit penser qu'il me voyait comme une chose à garder pour lui. Car je suis plus sa compagne qu'un trophée. Je le sais et pourtant... Cailan. Tu as tout tellement changé en quatre ans. Tout comme moi tu vas dire. Mais avant, jamais l'idée d'en venir aux mains avec un autre te serait venu à l'esprit. Jamais tu aurais pu me dire ça. Ou avoir un comportement aussi abjecte envers une femme. Alors pourquoi moi ? Parce que tu m'aimes ? Mais moi aussi je t'aime. Même si j'étais jalouse et le suis toujours maintenant, même si je m'approche de d'autres hommes pour mon travail, rien. Mais alors rien ne pourra retirer un seul gramme de ce que j'éprouve pour toi. Alors par pitié lâche moi.

Je veux lui dire ça. Mais il part bien avant et puis de toute manière, j'ai tellement peur que tout reste en moi. Néanmoins, j'arrive à le fait lâcher prise. Je ne me suis pas doutée un seul instant qu'il comptait s'enfermer comme un enfant dans la pièce adjacente. Prise par surprise si je peux dire. Ma peur retombe ainsi que mon envie de craquer. Je me redresse et part à sa rencontre. Comme pour le rassurer, je me mets à lui raconter la vérité. Gardant le silence de sa part, je ne perds pas espoir de l'entendre ou de me faire un signe quelconque. Je parle et tente d'entrer. Lorsque la porte se décide de céder sous mon insistance, je baisse les yeux vers lui. Il se met alors à me dire qu'il fait tout de travers et s'excuse. Ces paroles sont touchantes mais je garde le silence continuant à lui prouver que mes paroles sont vraies. Cela déclenche en lui cette envie de me parler. Si bien que j'apprends, comme ça. Comme si... Il est amnésique. Je reste contre son épaule et me contente seulement de serrer davantage sa main dans la mienne. Je me tais encore.

Il continue. Son ton est moins enjoué que d'habitude. Je le comprends très bien mais je me doute qu'il y a autre chose. Tant et si bien que lorsque la nouvelle tombe, je sens mon être imploser. Mais mes lèvres restent coller entre elles. Je n'arrive pas à les entrouvrir pour dire ne serait-ce qu'un simple mot ! Non. Il n'y a rien. Lui aussi alors. Je garde mon sang-froid et la tête hors de toutes mauvaises pensées. Il faut réagir.


▬ Ton humour est de mauvais goût mon chéri.

J'aurai pu mieux faire à y penser franchement... Mais il faut avouer quand même. Plus mauvais, ce n'est pas possible. On ne pas rire de tout et surtout pas de cela. Mais pour une reprise de parole, je ne fais pas dans le mignon. Il est amnésique et une ancienne victime. Je me sens mal. Je connais très bien mon passé... Pas lui. Je sais ce que ça fait de subir ça. Moi qui suis venue me plaindre dans ses bras quand je faisais des cauchemars. Moi qui me blottissais dans son cou en pleurant. Alors que lui... Lui il gardait le silence. Jusqu'à maintenant il ne m'a rien dit. Je me sens nulle d'avoir fait ça. Fixant le mur en face de moi, je me décide enfin à porter mon regard sur mon amant.


▬  Je suis désolée...

Maigre récompense face à ses mots. Mais je ne sais pas quoi dire d'autres. Je préfère me taire au lieu de laisser aller des paroles aussi creusent que mes pensées. Car oui. Je ne sais pas quoi penser. Alors je me redresse. Assise sur mes talons, je suis près de lui et continue de le fixer avec un petit sourire. Ma main se pose sur sa joue que je caresse du pouce puis je m'approche et l'enlace. Elle remonte dans ses cheveux que je me mets à caresser et je ferme les yeux. Je fais en sorte que sa tête glisse contre ma poitrine pour terminer contre mon coeur.


▬ Je ne sais pas quoi te dire de plus à part "Je suis désolée.". On en apprend tous les jours ! Mais sache que même si ce n'est pas la meilleure facette de toi qui est ressortie, je serai là et je t'aiderai à découvrir les autres.

Je compte lui venir en aide comme lui a fait pour moi après avoir appris. Cela a l'air d'être du passé. D'être arrivé bien avant mon entrée chez les Lames vu qu'il ne m'en jamais parlé. Pourtant... Je comprends mieux certaines choses. Pourquoi ne me parlait jamais de ses parents alors que moi je lui avais tout dit. Pourquoi il ne me disait jamais rien sur ses amis d'autrefois ou encore de ce qu'on lui avait appris. Je comprends tellement mieux ! Dans un soupire, je me sépare de lui pour planter mon regard dans le sien. Sérieusement, je lui adresse un tendre rictus avant d'aller chercher ses lèvres. Je l'embrasse deux fois d'affilés en laissant mes mains caresser son visage.


▬   Tu n'es plus obligé de garder ça pour toi.

Autrement dit : "Raconte moi si tu en as besoin. Je suis là maintenant.". Excuse moi de pas avoir pu savoir. Des fois où j'ai pu être insistante pour savoir ton passé. Je sais très bien maintenant . Tout bas, je laisse passer entre mes lèvres un commentaire lui disant qu'on ne devait pas rester là. Je me lève, lui tend une main pour l'aider à se lever et surtout pour lui faire comprendre que je suis là. Lorsqu'il la prend, je retourne dans ma chambre et va prendre place sur mon lit. Mains dans la mains j'approche mon corps du sien pour l'enlacer de nouveau. Je serre sa chemise entre mes doigts et me retiens de craquer pour lui montrer je peux rester forte.


▬ Tu sais pour tout à l'heure. Ce que tu as fais... Je te pardonne. Mais promet moi. Jure moi que tu ne recommenceras plus... S'il te plaît.

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Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme on ne t'a jamais aimé ! Je vais t'aimer plus loin que tes rêves ont imaginer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer ! Je vais t'aimer comme personne n'a osé t'aimer ! Je vais t'aimer comme j'aurais tellement aimé être aimé ! Je vais t'aimer !"
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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 25 Oct - 16:12


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La tension, alourdit par ma déclaration, retomba quelque peu lorsque je fis une pointe d’humour. Ce n’était pas particulièrement bien trouvé, mais je me doutais que Narah avait compris pourquoi je l’avais faite. Je lui avais coupé l’herbe sous le pied. Comme elle lorsqu’elle m’avait annoncé son viol. Sauf que je ne me saoulerai pas, moi. J’avais plus que besoin de m’aérer l’esprit, et l’alcool ne ferait qu’embrumer ce que j’avais tant peiné à éclaircir.

Elle se décida finalement à me regarder et me lâcha un « je suis désolée ». Interloqué, un son sortait difficilement de mes lèvres. Enfin, ça ressemblait plus à un croassement hideux qu’à un son… Le mur continuait d’attirer mes yeux. Il ne méritait pas mes regards mauvais ; personne ne les méritait, de toute manière. Et si je regardais Narah, je craignais de me laisser une nouvelle fois emporter par mes émotions. Je lui avais fait peur une fois, c’était suffisant.

Elle avait dû comprendre que ses mots n’avaient pas leur place puisque ses gestes les remplacèrent. Ses mains caressaient mon être angoissé. Sans que je ne sache comment, ma tête avait atterrit sur sa poitrine accueillante où son cœur cognait si fort. M’accrochant à ce son grave, je me focalisais dessus et me calmais peu à peu. Son cœur arrachait les lambeaux de peur qui m’entourait pour me bercer ensuite dans tout l’amour qu’il me portait.

- Reste à mes côtés…

M’assurant qu’elle serait là pour moi, ses iris croisèrent les miens et ses lèvres rencontrèrent les miennes. Il n’y avait aucun doute, elle avait la fibre maternelle. Penser à elle, si tendre, si attentionnée, m’amena un discret sourire. Si ce qu’elle disait était vrai, si elle voulait vraiment être là pour moi, cela signifiait sans aucun doute qu’elle ne comptait plus me fuir, qu’elle ne partirait plus là où elle savait que je n’étais pas. Mes épaules se relâchèrent.

- Je ne me rappelle plus vraiment comment ça avait commencé, ni quel âge j’avais… Sûr, j’étais ado. Un peu frêle, peureux, renfermé. J’étais le toutou favori d’Hope, lui confiais-je en serrant les dents. Le soir, après qu’elle ait fini sa journée en tant que meneuse de la confrérie, elle venait se glisser dans mon lit. Quelques fois, elle se contentait de ronger ma peau de ses lèvres ou de ses mains, d’autres fois, elle prenait possession de mon corps.

Je serrais fort sa main dans la mienne. Si elle savait à quel point j’avais des envies de meurtres en parlant d’elle… « Meurtres » était au sens propre. Me tâcher les mains de son sang, ce n’était pas pour moi. Je voulais la voir clamser. Naturellement ce n’était pas prêt d’arriver puisque cette garce avait conscience de tous ses pêchés et pris la fuite quand ses ennemis avaient gagné en influence et puissance. J’étais loin d’être le seul à vouloir qu’elle crève.

- Je croyais que j’étais maudit des Dieux jusqu’à ce que je rencontre un ami de Jean. Jean, c’était moi avant qu’il ne se suicide. En pénétrant son cercle d’amis, j’avais eu accès à la tombe de fortune qu’ils lui avaient composés. Ils avaient enterrés dans une motte de foin les restants de son corps, après qu’il ait sauté du toit de la confrérie. Je ne te raconte pas à quel point j’étais terrifié. Je n’avais pas assez de détermination pour faire comme lui, ni de courage pour me lever contre Hope. J’étais comme un rat pris au piège.

Je prenais une inspiration avant de continuer mon récit. C’était maintenant que je me rendais compte à quel point j’avais bien changé depuis ces temps lugubres, jusqu’à ce que Narah prenne mon cœur pendant ces dernières années. Ramsès avait été le commencement de mon brusque revirement, Narah en avait été la suite. Tel un phénix, j’étais revenu de mes cendres. Je revivais grâce à eux. Qui serais-je aujourd’hui si les dieux m’avaient écarté de leur chemin ?. Les yeux dans le vide, je reprenais :

- Un autre est arrivé à la confrérie. Il s’appelait Ramsès et il était tout le contraire de moi. Fier de sa personne, je n’avais jamais vu un gars aussi orgueilleux. Il forçait l’admiration de tous. Quand Hope s’est intéressée de près à lui, il lui a tout simplement dit « Non » et il lui a fait du chantage. Elle a contrôlé ses élans de cougar pédophile et puis tu es arrivée quelques semaines après, une fois que j’avais construit ma nouvelle personnalité, basée sur celle de Ramsès. Autant tout t’avouer : sans le savoir, tu m’as beaucoup aidé. Il n’y avait qu’avec toi que je me sentais aussi…vivant. Et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Il m’était tellement précieux, mon petit fauve. Je concluais avec un sourire et un baiser près de son adorable fossette :

- Merci.

Prenant la main qu’elle me tendait, nous nous relevons et elle m’entraîna dans sa chambre. Dans un silence parfait, elle posait le bout de son fessier sur le lit tandis que je restais debout, face à elle. Son corps se pelotonnait contre le mien tandis que sa main serrait mes doigts. En agrippant ma chemise, je haussais un sourcil. Elle avait brusquement l’air tendue, comme si ma tension était partie de mon corps pour se loger dans le sien.

D’une voix qui se voulait tendre, elle m’assura qu’elle me pardonnait. Mon acte de colère était donc effacé de l’ardoise ? C’était réellement aussi simple que ça ? Je pensais que ça l’aurait taraudée un peu plus… La suite arriva : elle voulait que je lui promette de ne plus recommencer. Recommencer… quoi ? Je décidais de jouer sur les mots pour essayer de contourner ce qu’elle me demandait de ne pas refaire.

Entre ma jalousie, mon agressivité, ma haine envers ceux qui la touchaient ou encore ma peur qu’elle me quitte… Il y avait pas mal de travail ! Par quoi désirait-elle commencer ? Quoi qu’elle me dise, je ne pourrais pas m’empêcher de la protéger, même si mon petit fauve avait de belles griffes – j’en avais déjà tâté. Je glissais une mèche de ses cheveux derrière son oreille et me penchais pour être à sa hauteur :

- Tu veux que je te promette de ne plus être jaloux quand tu ris avec un homme ? Ou que je te promette de ne plus être violent avec ceux qui te toucheront sous mon nez ? Tu sais, c’est mortifiant de te voir avec un autre que moi à tes côtés, même si je sais que je ne peux être partout à la fois et toujours avec toi…

Fermant les yeux, je posais mon front contre le sien. Je ferais tout et n’importe quoi pour son sourire, pour la voir resplendir de bonheur. Si elle savait à quel point j’avais honte de moi. Honte de lui montrer mes fissures, mes faiblesses, mes anciennes blessures, mes éclats de colères, mes émotions noires. Je lui avais montré une facette tellement désolante, et après j’avais peur qu’elle me quitte ? Je ne serais pas surpris si elle partait maintenant. Je méritais la colère des dieux.

- Je te promets de me calmer, lui soufflais-je doucement.



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 2 Nov - 0:59

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Comment une dispute a-t-elle pu se terminer ainsi ? Nous étions en train de nous engueuler sur son acte de violence sur mon indic et sa crise de jalousie sans fondement lorsqu'il m'a sauté dessus sans raison apparente. Au final,il s'enferma dans la salle d'eau à broyer du noir seul avant que je ne l'oblige à me laisser entrer. Chose fait, il m'apprit une chose horrible à son sujet. Il était comme moi. Une victime. Cette nouvelle me dérouta. Me laissant d'abord sans voix puis comme toute personne normale, je m'excusais avant de comprendre et de repenser à mon expérience. Ce genre de mots sont inutiles face aux douleurs. Ils peuvent nous soulager quelques minutes, heures mais ils ne font pas grand chose de plus. Un "désolé" ne nous fait pas oublier. Au contraire. On sait encore plus qu'on est différent.

Abandonnant alors les paroles pour les gestes, je lui montre ma présence avant de le voir s'agripper à moi comme un enfant. D'un hoquet de surprise, je passe à un petit ricanement avant de sourire. Mes mains passent sur lui. Une dans son dos et l'autre dans ses cheveux, je le caresse tel un gamin apeuré d'un cauchemar. Sa tête est contre mon coeur. Cette image me fait bizarre mais je me la grave dans un coin de ma tête. Je le laisse écouter les battements de mon muscle et je penche la tête vers lui lorsqu'il me demande de rester près lui.

▬ Je reste.

Je lui ai dis que s'il voulait, il pouvait me parler de ce qui c'était passé et c'est ce qu'il s'apprête à faire. Il commence alors son récit par des incertitudes. Je le comprends. Puis il me fait qu'elle venait dans son lit. Je me mords la lèvre en le serrant contre moi et oblige cette haine à ce taire. Je sens sa main serrer les miennes et je réponds à cela par un baiser sur sa tête. Je garde le silence, j'attends la suite. Cette dernière ne tarde pas longtemps et il me raconte son amitié avec un autre de la confrérie. À l'écoute de son nom, je cherche dans mes souvenirs pour ne tomber que sur un vieux de la maison. Pas le genre à devenir ami avec un mioche comme Cailan à l'époque. Puis je comprends, celui qu'il mentionne est mort. Je me tais encore écoutant la suite. Il arrive alors sur une autre personne et j'apprends que c'est par lui qu'il est devenu l'homme que j'aime. Il m'avoue que je l'ai aidé. Je fixe le mur devant moi sans un sourire. Je n'ai rien fais. Sans quitter le mur du regard, c'est à moi de lâcher quelque chose,


▬ Heureusement que tu n'as pas eu son courage ! Même si le suicide est pour les lâches... Je suis... Heureuse que tu sois encore là. Je suis égoïste de dire ça après ce que tu viens de me dire, je sais. Je sais que je suis sans coeur mais je n'aurais pas eu envie de me battre si tu n'avais pas été là. Alors regarde où on en est.

Il me dépose un baiser sur le haut de joue avant de me remercier. Je lui souris. En soit, il était le seul à avoir réussi à retourner assez de hargne pour survivre. Je n'y étais pour rien. Sans lâcher mon sourire, je lui tends la main pour le mener dans la chambre. Je prends place sur mon lit pendant que lui me domine de sa hauteur. Je le regarde un instant avant de l'enlacer et de lui dire que je lui pardonnais son acte de tout à l'heure en lui demandant de ne plus recommencer. Il garde le silence un petit instant. Qu'est-ce qu'il va me répondre ? Non désolé je ne veux pas. Je ne peux pas ? Il fait t'y faire ou je pars ? Il se penche alors après avoir joué avec une mèche de cheveux pour me la mettre derrière mon oreille. Mon regard suit le sien. Nous nous fixons. Il commence alors à parler et je vois qu'il se met à jouer sur ce que je viens de lui demander. Je fronce les sourcils. Cailan... Il pose alors son front contre le mien et je cligne des yeux de surprise. Une de mes mains part lui caresser la joue et je ris doucement. Puis il me fait qu'il va se calmer. Je hausse les épaules. Je sais que c'est faux.

Subitement, je lui agrippe une épaule et le col et je fais basculer vers moi. Je m'allonge sur notre lit et l'enlace en passant ma tête près de son oreille gauche. Mes lèvres effleurent son cou. Peau contre peau, je ressens son corps réagir je souris. Il vit et c'est tout ce qui compte dans le cas présent. Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire s'il était mort en même temps que ce Jean. Mais je remercie ce dernier de la peur que cela provoqua chez mon homme. Ainsi, il est resté en vie jusqu'à maintenant. Jusqu'à cet instant où je l'enlace avec tout l'amour que je lui porte. Je ferme les yeux et referme encore plus ma prise sur lui.

▬ Je te jure Cailan... Touche encore une fois un de mes indics et je te tue...

Quoi ? Je sais qu'il n'aime pas qu'on s'apitoie sur son sort. Alors je ne le fais pas et reviens au sujet de notre dispute pour le clôturer avec cette réplique venant tout droit du cœur. Je l'embrasse sur la joue puis sur les lèvres, lui adresse un sourire avant de poser une main sur son torse pour le forcer à se reculer. Je me dirige vers la fenêtre menant sur l'arrière de la maison, l'ouvre, regarde en bas, reporte mon attention sur Cailan. Je m'approche, le provoque lui et ses désirs avant de me lancer dehors et de me réceptionner comme une pro sur la terre meuble. Je me retourne vers ma fenêtre, m'incline avec un sourire provocateur et rusé,

▬ Allez mon vieux. Une petite course poursuite dans la ville. Si je parviens au bordel de ta chère amie sans que tu m'attrapes, j'ai gagné ! Je pourrai obtenir tout ce que je veux de toi. Sans exception, sans tabous, sans gêne et sans... Oh et puis tu verras bien. Marché conclut mon petit vieux ?

J'attends quelques secondes une réponse. Puisque rien ne vient à moi, je hausse les épaules et entame le trajet. D'abord lentement quand je comprends qu'il ne va résister à cet appel, je me mets à courir pour finalement, après avoir sauter sur une caisse, prit appuis sur un rebord et hissé en haut, je me retrouve sur un toit où je le vois, juste en bas. Me fixer.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 8 Nov - 22:05


Le prochain sur ma liste



Ses mots résonnaient comme une douce mélodie apaisante à mes oreilles. Pas parce que c’était mignon-guimauve que sa moitié déclare l’importance de l’autre pour elle-même, mais parce que c’était Narah qui me disait ça, ici et maintenant. Déjà que je n’étais pas habitué à ses – très rares – déclarations, alors l’écouter me dire que j’étais sa raison de vivre… C’était brutal et plaisant. Je me taisais et me contentais de la remercier, je me doutais bien qu’intervenir n’aurait fait que la freiner.

Lorsque, dans sa chambre, elle me posa ses conditions pour ma rédemption, j’avais vite fait de les contourner d’une façon que j’espérais plutôt habile et discrète – moi qui ne l’étais pas, j’allais bien voir ce que ça donnait. Presque immédiatement, ses épaules se levèrent, m’amenant un léger sourire. Ça n’avait pas pris. Bah, je ne pourrais pas dire que je n’avais pas essayé. N’ajoutant rien de plus, j’attendais une parole de sa part, quelque chose qui m’indiquerait qu’elle ferait plus ou moins avec.

Une main avide s’empara de mon épaule gauche, laissant sa jumelle plus loin. Déséquilibré, je basculais vers le corps semi-allongé puis mes hanches furent réceptionnées par ses jambes. Allongé sur son ventre, mon visage près du sien, elle titillait quelques-uns de mes points sensibles, désirant sans aucun doute tester mon humeur. Elle changea brusquement de tactique en m’enlaçant avec douceur puis en me serrant à m’en étouffer.

L’étonnement fit s’évapora quand je me rappelais que ma tendre avait parfois un comportement bipolaire. D’une voix douce mais ferme, elle m’assura qu’elle serait enchantée de m’envoyer six pieds sous terre si j’avais le malheur de poser ne serait-ce qu’un doigt sur l’un de ses indicateurs. Je lâchais un sourire. C’était mal me connaître. Ce genre de personnes n’avait que peu de valeur pour moi. Ceux qui jouaient ce rôle par amitié, c’était tout autre chose.

- Ce n’est qu’un indicateur, non ? Pourquoi tant de protection ? Je sais que tu n’aurais aucune difficulté pour en trouver d’autres…

Une idée devait lui germer dans la tête puisqu’elle interrompait notre moment câlin pour aller à la fenêtre qu’elle se mit à contempler – une fenêtre toute à fait banale, ne méritant aucunement sa soudaine attention. Après avoir longuement lorgné ce qu’il se passait dehors, elle me jeta un de ses regards chargé de défis et se jeta  à travers le cadre en bois. M’approchant de la vitre ouverte d’un pas vif, je pus admirer son atterrissage parfaitement maîtrisé.

Sans que je ne comprenne pourquoi, elle me criait qu’elle me défait à une course-poursuite par les toits de Malghar. L’arrivée de cette course me laissait pantois ; se jouait-elle de moi en définissant la fin du défi par l’atteinte de la maison de joie menée par Lizzie ? Surtout quand on repensait à la dernière fois qu’on s’était vus… Elle avait amené de je-ne-sais quelle manière Narah à se poser des questions sur ma fidélité, et cette dernière avait mis du temps à me réaccorder du crédit.

Les clauses du défi étaient toutefois intéressantes. D’après ses mots, elle désirait ardemment quelque chose de ma part. À part mon corps élégamment dessiné et mes capacités de reproduction, je me demandais bien ce qui pouvait l’intéresser. La curiosité faisait partie de ma liste de défauts, je ne pouvais pas résister bien longtemps à la tentation de céder à ce petit jeu enfantin qui sollicitait des capacités physiques – et pas des moindres.

Peu de personnes ne le savent, mais une course sur les toits, ce n’était pas de tout repos. J’avais beau être jeune et en bonne santé physique, ma souplesse n’avait pas été ce que j’avais préféré entretenir et conserver. Atteindre un toit, ça allait bien mais en rejoindre plusieurs grâce à toute une combinaison de gestes, de flexions et qu’en savais-je encore, n’était pas mon domaine. Quand je devais tuer, cela s’effectuait rarement sur les toits – et ne s’achevait jamais en course. J’inspirais. Bah, je réussirais à dérouiller quelques trucs en route.

Me baissant légèrement, je prenais un peu d’élan avant de suivre les traces de ma tendre. Je tiquais en sentant que mes pieds ronchonnèrent et ne se positionnèrent pas sur le sol tel que je l’avais idéalement imaginé. Je grimaçais en voyant que Narah se retournait vers moi et espérais secrètement qu’elle n’avait rien vu. C’était décevant de constater que j’avais pas mal perdu de mon rapide entraînement. Lui adressant le plus charmant de mes sourires, je m’exclamais :

- Ne me prends pas pour ce que je ne suis pas, et file avant que je ne te rattrape. Si je gagne… Je peux te promettre que tu vas t’en souvenir longtemps.

Petite provocation inutile ; mes chances de gagner étaient minces et je me savais à sa merci. Plutôt passer au feu que lui avouer ça. Elle me jeta un sourire étrange avant de disparaître de ma vue. À partir de ce moment, je prenais, pataud, de l’élan pour me jeter dans la gueule du loup. Mes gestes n’étaient ni fins ni élégants, et dire que j’étais à l’aise serait mentir. Après quelques toitures, mes mouvements s’avérèrent plus aisés et spontanés.

Toutefois, cela ne s’avérait pas suffisant puisque Narah attendait tranquillement au point de rendez-vous convenu. Tandis que j’arrivais légèrement essoufflé, elle avait le teint frais et dispo. Je lâchais un juron dans ma barbe. Essuyer une défaite n’était pas aisée, et encore moins lorsque son adversaire paraissait n’avoir réalisé aucun effort. Si mon ego en prenait un coup, ma curiosité, à son paradoxe, remerciait mes muscles d’avoir traîné. Fixant la gagnante dans les yeux, je lui demandais avec un ton voluptueux :

- Réclame ta récompense.





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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Ven 13 Nov - 20:08

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Je ne l’ai jamais vu aussi perdu. Comme un enfant. Perdu, prêt à se briser comme un vase fragile. Alors pour mes rares fois, j’ai été franche. Je lui ai dit que j’étais heureuse qu’il ne soit pas mort. Que je ne me voyais pas vivre sans lui. Il me remercie simplement. Puis nous sommes revenus sur le sujet de sa jalousie. Il a voulu jouer avec les mots et la situation. Mais je garde le silence. Préférant profiter de ce silence pour le regarder. Les minutes passant, je fais en sorte qu’il tombe sur le dos et me mets à califourchon sur lui. D’abord envieuse de m’amuser avec lui, je lui fais croire que je veux aller plus loin avant de le menacer sans détour. Puis il me dit que ce ne sont que des indics et me pose une question et affirme une erreur.


▬ Ils sont le don d’être dans à des place privilégié dans le monde. Soit noble, comme Karlan. Soit servant, courtisane, voleur, mercenaire, bonne mère de famille. Les perdre c’est signer la fin de mes meilleurs contrats. Ne plus les avoir et je dois recommencer à zéro.

Il a voulu savoir. Alors je lui ai dit. Puis j’ai décidé, par une envie aussi soudaine d’inattendu de lui lancer un défi. La raison principal c’était pour lui changer les idées. Je sais très bien qu’il est comme moi, l’évocation de son passé n’est pas une chose qu’il apprécie. Alors je l’aide à se sortir de là. Sans attendre, sans le regarder plus que ça, j’ai terminé dans la cour arrière de la maison. En me retournant, je le vois à la fenêtre. Nous nous fixons ainsi quelques minutes pendant que je lui explique les règles du jeu.

Sans doute qu’il doit se poser énormément de question sur le pourquoi du comment. Pourquoi le bordel ? Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce que je voulais à la fin ? Qu’est-ce qui me motivé ? Qu’est-ce que je lui réservé sur les toits ? S’il allait réussir à m’avoir ? Des questions que je me posais aussi. Mais franchement, le plus important c’était que j’allais gagner par n’importe quel moyen.



▬ L’espoir fait vivre mon chéri !

Juste après mes mots, j’entame ma montée express des obstacles. Lui, il est encore en bas. Je le regarde quelques secondes avant de continuer. À un moment, alors qu’il escalade, je l’attends juste au bord et lorsqu’il relève la tête, je dépose mes lèvres sur les siennes. Sa tête est assez drôle puis je le salut et retourne à mon occupation. Je suis tellement dans mon propre défi que je termine par oublier Cailan et les pattes qu’il traine. C’est quand j’arrive enfin et je m’adosse au mur que je constate qu’il n’est pas là. Je souris. J’ai gagné. Je le vois enfin se pointer et arrivant près de moi, je l’entends reprendre sa respiration puis il me regarde et me demande la récompense de ma victoire.


▬ Rentrons…

Une invitation dans le lieu que j’évite le plus au monde car il est tenu par une sale garce. Mais voilà, il est symbolique comme lieu dans le sens où il a préféré me choisir moi plutôt que la facilité. Parce que oui. Je suis la fille la plus intenable qu’il pouvait connaître. Mais je ne compte pas lui avouer ça… Enfin, si. Si je suis complètement faite. Ce qui ne compte pas arriver maintenant. Je l’embrasse sur la joue avant de lui sourire. Puis je me dirige vers l’arrière de la maison. Il ne va sans doute pas comprendre mais au il fera bien.

Etant une demeure plus haute que les deux sur lesquelles est accotée il est facile de prendre un peu d’élan pour se réceptionner sur un balcon. Ou du moins, sur les barreaux de ce dernier. Jouant sur ma souplesse, je remonte et enjambe la rambarde en cherchant une chambre vide. Je suis une voleuse, autant rentrer par la fenêtre ! Je me mordille la lèvre lorsque je constate que la première chambre est utilisait. Pile au bon moment, le client relève la tête, j’ai juste le temps de faire un mouvement rapide vers l’arrière et de taper le bas de mon dos contre le rebord. Je grimace, me masse l’endroit avant de reprendre ma recherche. Finalement, c’est la deuxième qui se retrouve vide. Puisque je suis une femme prévoyante et toujours équipée… Je sors de mon corset de quoi crocheter la serrure de la porte-fenêtre. Je soupire en constatant qu’il est aussi simple d’écarter les jambes des filles d’ici que d’ouvrir un verrou… Je me mets à rire en sortant cette comparaison. Si Lizzie savait la haine que je porte pour elle. Par les Dieux, elle en ferait des cauchemars.

Lorsque j’entends le cliquetis tant apprécié d’un voleur, je trépigne comme une enfant lorsque j’ouvre la fenêtre et me glisse à l’intérieur de la pièce. Je laisse échapper un sifflement. Avant toute chose, je ferme la porte à double tour en rajoutant néanmoins quelques tiges de plantes pour bien bloquer. Chose faite, je me retourne vers la chambre et inspecte les lieux de long en large et en travers. Je tombe sur des pierres précieuses, des bijoux et… Tentant le bras sous le lit, je réussis à récupérer quelque chose. En boule, je me dois de le secouer pour m’apercevoir qu’il s’agit d’une tenue. Mon sourcil se hausse tout seul et je pars vers la porte-fenêtre. La chose en main, je regarde Cailan, toujours au même endroit et lui demande sans parler, juste en articulant bien ce que c’est. Oui parce que aussi peu… Enfin… Si… Transparent. Sa réaction me surprend, je le regarde escalader à son tour et me rejoindre. Lorsqu’il me fixe, j’ai la particularité de rougir. Je détourne le regard en lui fourrant dans les mains la tenue et retourne à mes occupations. Je le vois venir et me demander qu’est-ce que je fais, alors je le devance.



▬ Je me venge de cette pimbêche.

Alors que je cherche dans un tiroir de quoi satisfaire ma douce vengeance, je sens une présence derrière moi mais mon attention se porte sur quelque chose d’autre. Un bruit dans le couloir et la poignée qu’on essaye d’enclencher.


▬ Oh bah c’est fermé…

Je me retourne la va vite pour tomber nez à nez avec Cailan, je ne peux même pas bouger. Fronçant les sourcils j’essaye de partir mais il m’en empêche. Alors je laisse tomber et croise les bras. Nous entendons frapper, demander si c’est occuper et puis la voix présente du client juste derrière. On est bien…

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 15 Nov - 19:26


Le prochain sur ma liste



Je lui avais demandé ce qu'elle désirait comme récompense et elle m'avait répondu "Rentrons". Au début, je m'étais imaginé qu'elle souhaitait rentrer chez nous. Et puis je l'avais regardé, ébahi, crocheter l'une des fenêtres de la maison à la réputation enflammée et entrer dans une des chambres comme si de rien n'était.

C'était à n'y rien comprendre. Pourquoi voudrait-elle y entrer alors qu'il y a quelques semaines, elle avait affronté la gérante de cette maison à l'aide d'houleuses paroles ? Sans compter le fait qu'elle soit parti sur une île et le temps que j'avais mis à l'approcher par la suite, comme si elle était redevenue un petit agneau effarouché par le loup. Et aujourd'hui...

Bon sang, qu'avait-elle en tête ?J'étais là, sur le toit, les bras ballants, attendant son retour. Je pensais qu'elle voulait ramener quelque chose venant du bordel ; comme elle ne venait pas, j'avais emprunté le même chemin qu'elle quelques minutes plus tôt. Arrivé à la fameuse fenêtre, j'avais pu remarquer la moue abasourdie de ma chérie.

Elle tenait dans ses mains un délicieux caraco qui était bien loin du principe de suggestion puisqu'il offrait tout aux yeux. Eh bien, ça changeait de ses chemises... J'étais sans voix. Je me doutais qu'elle était tombée dessus par pur hasard, néanmoins je me devais de la charrier un peu. Ses yeux innocents se lèvent, me cherchent et ses lèves me demandent ce que c'est.

- Un caraco mon chaton, un caraco. Et ça sera divin sur toi, lui affirmais-je avec une lueur dans les yeux.

Brusquement gênée, elle rougissait et détournait le regard puis me fourrait le délicat vêtement dans les bras. Elle continua à fouiner dans la pièce jusqu'à ce qu'on entende la poignée de la porte s'enclencher et une voix grave déclarer que c'était fermé. Je fronçais les sourcils en la reconnaissant.

- Lizzie ! cria-t-elle.
- J'arrive chéri, j'arrive. On entendit un autre bruit de pas. Que se passe-t-il ?
- La porte est fermée.
- Tu en es sûr mon cœur ? Nos portes sont toujours ouvertes. La clenche vibra une nouvelle fois. Sasha dû la refermer après son dernière utilisation, tiens, c'est ouvert, dit Lizzie en faisant grincer la clé dans la serrure.

La porte s'ouvrit sous mon nez et je me retrouvais face à Lizzie, en tenue très légère comme à son habitude. Ses yeux s'arrondirent sous la surprise et elle me serra dans ses bras comme si l'on ne s'était pas vus depuis des années. L'homme qui se tenait derrière elle venait régulièrement ici - par ailleurs, j'avais déjà traité avec lui -, c'était pour ça que j'avais reconnu sa voix.

- Mon Dieu, Cailan, ça faisait si longtemps ! babilla-t-elle.
- Pas si longtemps que ça non, la dernière fois, j'étais accompagné de Narah, lui rappelais-je.
- Ah oui, elle... Entre nous, je ne vois pas pourquoi cette fille si fade et exécrable était pendue à toi. Tu mérites quelqu'un d'un peu plus vivant, tu ne crois pas ? Elle papillonnait des cils. Enfin, si tu es là aujourd'hui, j'en déduis que tu as réussi à trouver ton bonheur. Montre-moi celle qui a su te rassasier aujourd'hui !

Elle m'écarta de l'ouverture de la porte et tomba nez à nez avec une Narah furibonde. Ses yeux étaient comme deux billes et sa bouche s'ouvrit pour ne pas se refermer. Son bras restait agrippé à mon bras. Le fou rire commençait à poindre en moi. Je ne me doutais pas qu'elles se reverraient déjà, mais cette nouvelle rencontre s'avérait aussi torride que la dernière.




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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 16 Nov - 0:59

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


De fil en aiguille, me voilà à trépigner de plaisir pour voler la seule amie proche de Cailan sans cacher ma joie immense de lui voler ses plus objets. Il faut bien que je me venge. Ce jour est arrivé. Pour le mal qu’elle m’a fait. Pour les questions que je me suis posée, les tortures que je me suis faites… Elle va regretter ce jour. Mais alors que je cherche bien dans la chambre, je tombe sur un truc bin étrange et je demande, le plus innocemment possible ce c’est à mon homme. Sa voix et son regard me font déglutir difficilement. « Mon chaton. » C’est quoi ce surnom ? La première fois que je l’entends de sa bouche… Je suis tellement prise par l’acte que je préfère me taire en sentant le rouge me monter aux joues. Il n’est pas possible. Toujours à m’envoyer des piques.

Mais j’essaye de passer outre et retourne à mes occupations avant d’être interrompu par Cailan puis la porte qu’on essaye d’ouvrir. Mon sang se glace en entendant la voix de celle de celle que je déteste. Chantante et mielleuse, elle prend l’autre pour un crétin fini. Pas étonnant… Puis elle termine en disant que la porte est ouverte. Mon pouvoir s’annule. Elle est rentrée. Cette vieille vache est rentrée. Je fronce les sourcils malgré moi en pensant qu’elle discute avec lui sans me voir. Je la déteste. Elle m’énerve, je veux voir sa gorge s’ouvrir sur une blessure large et profonde. Je bouillonne lorsqu’elle le prend dans ses bras et se dandine presque, comme… Pour lui donner envie. J’ai envie de la tuer sur le champ !

Cette envie devient viscérale quand Cailan se met à parler de moi et qu’elle réplique que je suis fade et exécrable. Là, je vois rouge, je me prépare à répliquer ma haine dans son minois mais elle reprend la parole en disant qu’il mérite mieux. Mon poing se ferme automatiquement. Elle insinue même qu’il est là pour écarter les jambes d’une de ses truies. Pourtant, lorsqu’elle termine sur un « montre-moi », je palis. Cailan se pousse et bizarrement, je le regarde partir avec les yeux d’une enfant dont son modèle vient de disparaitre.

Je porte mon attention sur celle devant moi et en le faisant, je vois sa tenue et étrangement, je reprends du poil de la bête. Je fronce les sourcils, les yeux lançant des éclairs. Il me faut toute la force du monde pour ne pas lui enfoncer mes outils de crochetages dans les yeux. On se regarde et elle ne ferme toujours pas sa bouche j’ai envie d’être mauvaise.


▬ Ferme ton coffre. Ce serait dommage d’avoir une crampe avant que ton client ne se la fourre dedans.

Elle sait très bien, comme tout le monde, de quoi je parle. Mon propos a le don de l’énerver et elle referme sa bouche. Elle ne lâche pas Cailan et je fixe le lien entre eux. Un sourire mauvais se dessine sur mes lèvres et je décide de revenir sur ce qu’elle a dit plutôt.


▬  Excuse-moi… Tu as bien dis « quelqu’un de plus vivant », non ? Par vivant tu entends une catin dans ton genre qui ne connait pas le mot « fidélité » parce qu’elle aime se faire passer dessus ? Oh oui… Plus vivant. Laisse-moi rire ma pauvre.

Je sens qu’elle est sur le point d’exploser. Tant mieux, c’est ce que je cherche. Elle lâche alors Cailan et lève la main. Sans doute pour me frapper mais je suis plus rapide. Si rapide que mes pouvoirs ont le temps de clouer son geste en l’air. La fleur près de l’entrée l’entrave. Je souris et c’est moi qui lève la main sur elle. Un coup de poing dans le visage. Sa tête part sur le côté, lorsqu’elle reporte son attention sur moi, sa lèvre saigne et elle m’injure.


▬ Cailan, fais les sortir.

Trop prit par la surprise, c’est donc à moi de le faire. Le client d’abord réticent à l’idée d’abandonné son jouet essaye de se prendre pour plus fort que moi. Le regard assassin, je lui donne de quoi oublier son envie : un coup entre les jambes. Il lâche un râle, une plainte et je lui ferme la porte au nez. Je me retourne vers les deux ; Lizzie se met à hurler et je lui demande de se taire.


▬ Tu veux que je te dise ? Tu me dégoutes, ton travail me dégoute et me dire que tu as touché mon homme me fait vomir. Tu ne m’aimes pas, soit, le plaisir est partagé. Mais je vais te montrer une chose…

Sur ses mots, je saute aux lèvres de Cailan et l’embrasse langoureusement. Je souris à la fin du baiser et part mettre ma tête dans son cou où je joue à lui mordiller la peau. J’entends son amie grogner mais je ne m’arrête pas là. Elle me prend pour une moins que rien, une femme incapable de le satisfaire. Certes je ne suis pas complète mais je lui ai promis d’être plus présente charnellement. En exclusivité, j’allais montrer à cette dinde, devant elle  et sans peur de mon côté qu’il n’avait plus besoin d’aller la voir. Après un dernier contact, je caresse la joue de mon amant en prenant ce qu’il garde encore en main. Il a dit que ça m’irait non ? Soit. Derrière le paravent dans le fond de la pièce je troque mes habits quotidiens pour enfiler cette chose. J’ai l’impression de ne rien porter… Dans un soupire, je me détache les cheveux et sort. La tenancière m’insulte et essaye de se défaire de ses liens mais sans succès.


▬ Ne le touche pas !

Je ne réponds pas et me colle dans les bras de Cailan avec un grand sourire. Je serre sa chemise avant de me tourner vers Lizzie,


▬ Avise toi de le faire ou d’envisager d’être à lui et je tue comme une chienne.

Mon ton ne laisse aucune place au doute. Je la tuerai. Je la vois déglutir mais reprendre son sérieux en me disant qu’il allait se lasser de moi et de mes manières de sainte. Je ris. C’est plus fort que moi. Elle est en train d’essayer de démonter mes paroles et de me faire douter encore une fois. Je serre le poing.


▬ Je lui fais confiance et je l’aime. Pas comme toi qui préfère juste te le faire.

Juste après mes mots, je cherche encore le contact avec Cailan et l'embrasse amoureusement.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 16 Nov - 14:30


Le prochain sur ma liste



Les deux femmes s'affrontent du regard et Narah entame une joute verbale. Les mots fusent de ses lèvres tels des lames acérées. Face à cette pluie acide, Lizzie ne peut que refermer sa bouche et bouillir un peu plus. Connaissant Narah, elle ne prendrait pas la peine de se changer en lynx pour une vulgaire rivale. J'allais donc pouvoir assister à une lutte entre les deux corps qui se tendaient nerveusement l'un vers l'autre.

Lizzie est la première à lever la main. Sans que je n'ai besoin de m'interposer, Narah se dresse de toute sa hauteur et fige le bras ennemi en l'air à l'aide de ses pouvoirs. Surprise, Lizzie jure et ne peut se dégager. C'était le moment que Narah attendait pour frapper. Son poing cueille l'adversaire à la mâchoire et sa tête part mollement s'écraser sur son épaule. Je hausse un sourcil étonné. Elle était bien loin de la jeune femme guerrière que j'avais connue.

Ses lèvres ébréchées laissent échapper quelques gouttes de sang et injures mon petit fauve qui se réjouit de la scène. Ses yeux brillent d'une lueur que je ne lui connaissais pas : une lueur malsaine, une soif de meurtre, une idée de vengeance. Pour quelqu'un qui ne se réjouissait pas de frapper, on pouvait dire que j'étais agréablement surpris. Narah me sort de ma contemplation pour me demander de les faire sortir. Je reprends bêtement :

- Les faire sortir ?

Ouais, très intelligent comme réponse, je sais. Il n'empêche que sur le moment, je ne voyais absolument pas de quoi elle pouvait bien me parler. Le client proteste violemment et essaye de forcer le passage en déplaçant sa carcasse dans l'embrasure de la porte. Mon petit lynx plisse les yeux et lui adresse un coup dans l'entre-jambe. Compatissant, je lui adresse une grimace. Je peux aisément imaginer ce qu'il ressent actuellement.

Après quelques nouvelles piques, Narah se rue sur moi - je me disais bien que ça faisait trop longtemps - et s'empare sans plus de façons de mes lèvres. Lui rendant son baiser passionné, je sens ses lèvres quitter les miennes pour rejoindre mon cou qu'elle mordille du bout des dents, m'arrachant un gémissement. Bien évidemment, notre spectatrice forcée - pas si forcée que ça puisqu'elle se rinçait l'œil soit dit en passant - étincelait de fureur.

Enserrant sa taille de mes bras, je titille son lobe de ma langue. Si elle pensait que j'allais me laisser aguicher sans que je ne réagisse, elle pouvait se mettre les doigts là où elle le souhaitait. Son souffle se mêle au mien, rapide, et ce n'était pas seulement dû au fait qu'elle était énervée puisqu'elle commençait également à être excitée. Ces deux sentiments mélangés faisaient un cocktail explosif, inhabituel et pourtant plaisant. Je n'étais pas au bout de mes surprises.

La belle me lance un clin d'œil que je ne sais interpréter jusqu'à ce qu'elle me prenne la boule soyeuse de tissu que je tenais encore dans les mains. Mon cœur s'accélère brusquement, mon sang pulse dans mes veines et mes lèvres s'assèchent brusquement. Bon Dieu, si elle le met, je jure de ne plus répondre de rien. Narah s'avance jusqu'au paravent dont le haut recueille sa chemise puis son pantalon. Merde, elle est nue. Elle va le faire.

- Mon cœur...

Un bruissement presque imperceptible d'étoffe résonne comme le glas à mes oreilles et je me fige en voyant Narah avec. Je déglutis difficilement et me demande comment je fais pour rester debout. Elle est tout simplement parfaite... et démoniaque. Un feu brûle dans ses yeux, et elle mord ses lèvres en voyant que je ne reste pas de marbre en-dessous de la ceinture. C'était comme si elle me criait "Prends-moi". Chose que je ne tarderais pas à faire.

- Tu... Tu es... Sublime, soufflais-je d'une voix rauque.

Je n'entends même pas Lizzie lui hurler dessus, je suis tout à elle. Tandis qu'elle s'approche de mon corps brûlant, ses hanches tentatrices ondulent et ses cheveux libres se balancent sur ses épaules. Comment les poètes pouvaient-ils perdre leur temps à prendre leur plume pour composer alors que je ne pensais qu'à la faire mienne ? Soit ces hommes étaient plus forts que moi, soit ils n'avaient d'outils dont leurs muses pourraient se servir.

Femme et sûre d'elle, elle se colle contre mon torse que je me hâte de presser contre elle. Je la plaque contre le mur et colle mon bassin contre le sien avant d'attraper ses jambes que je place de chaque côté de mes hanches. Je dévore de mes lèvres tout ce qui ce trouve à portée, à savoir ses lèvres pressantes, son cou parfait, sa poitrine aguicheuse. Jamais je n'aurais assez, jamais je ne pourrais me rassasier de tout ce qu'elle m'offrait.

- J'ai l'impression que cela fait une éternité que je ne t'ai pas touchée...

J'avais complètement oublié Lizzie, qui se tortillait comme un vers en mitraillant Narah des yeux, ou encore que la porte, grande ouverte, ne nous cachait pas des curieux. À ce moment-là, ce n'était pas ma tête qui contrôlait mon corps. Ma main se perdit dans ses vallées, titillant le sommet de mon pouce taquin jusqu'à ce qu'il se dresse contre le satin qui le recouvrait. Son souffle haletant résonnait à mes oreilles et encouragé par lui, je ne me lassais pas de tourmenter mon amante de ma langue.

Mon membre palpite en sentant une présence intrusive. Je saisis la main baladeuse et lance un sourire à ma promise.

- On ne touche pas à ça, chérie.

Surprise, elle tente à nouveau de baisser sa main vers l'endroit désiré. Je lâche un petit rire et saisis cette fois-ci ses deux mains.

- Je suis sérieux, lui affirmais-je en la regardant dans les yeux.

Elle ne comprend l'idée que j'ai en tête que lorsque je déboutonne ma chemise et que je la roule pour en faire comme un lien que j'utilise pour attacher ses poignets ensemble et au-dessus de sa tête.

- Là c'est mieux...




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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Lun 16 Nov - 20:24

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


La scène qui se déroule devant moi est presque surréaliste. J’ai l’impression d’être la seule avec l’autre truie de savoir ce qui se passe vraiment. Le reste du monde subit plus qu’il ne vit. Ce n’est pas pour me déplaire, au moins il prend trois siècles pour faire une action. Il me laisse le temps d’arriver à mes fins. Je peux enfin claquer cette garce et virer un de ses clients comme si je suis chez moi. Ce n’est absolument pas le cas. Mais c’est plus fort que moi. Au final, il ne reste que l’objet de nos désirs à toutes les deux : Cailan. Je sais très bien qu’elle le veut. Quel genre de femme pouvait passer à ses côtés sans avoir envie de sentir ses yeux sur vous ? Je comprends donc très bien son envie. J’avais la même à une époque avant d’en arriver là.

Mais je ne compte pas lui laisser pour autant la satisfaction de le toucher de nouveau. Je vais donc profiter de mon amant devant les yeux de l’autre. Il ne me repousse et même, il lâche un gémissement ce qui fait que je continue encore quelques secondes avant de sentir de son côté aussi l’envie de répondre à mes attentions. Je prends une forte inspiration quand c’est à son tour de jouer avec moi. Puis, je me décide de changer nos habitudes. Je prends ce qu’il garde en main et part me changer. Je l’entends m’appeler mais ne réponds pas. Lorsque je termine, je me dévoile et je vois bien l’effet que ça lui procure. Je passe une main sensuelle le long de ma poitrine. Il me fait un compliment et je souris avant de m’approche de nouveau vers lui.

Ce qui suit me laisse échapper des rires innocents. Mes mains sur ses épaules, je le fixe tendrement avant de lui caresser le visage. En position assise et tenu par la seule force de mon amant, nous nous fixons plusieurs secondes avant qu’il ne parte m’embrasser à plusieurs endroits. Une de mes lui agrippe les cheveux et ma tête se lève. En pleine action, il me dit qu’il a à l’impression de ne pas m’avoir touché depuis longtemps, je me mets à rire avant de lui mordre la pointe d’une de ses oreilles,


▬ Mmh… Ca fait moins d’une heure.

Au lieu de m’arrêter à regarder le monde autour de moi, je préfère profiter du contact physique avec mon homme pour lui gémir de plaisir. Mon corps est fiévreux je le sens répondre aux coups de langue de Cailan. Lorsque je baisse le regard vers nos corps, je constate bien malgré moi que ma poitrine est au bout de l’effort et qu’il vient de la rendre totalement dépendante de ses gestes. Je porte mon regard dans le sien en respirant difficilement puis je l’embrasse envieusement. J’agrippe périlleusement sa chemise tellement j’ai envie d’aller plus loin que des provocations mineurs. Alors je décide, le plus innocemment du monde, de laisser une de mes mains descendre vers son membre. Mais très vite, je me fais arrêter. Sa réponse me laisse sans voix et je le fixe comme si mes yeux parlent pour moi en lui demandant pourquoi. Mais il ne dit rien alors je recommence. Ma deuxième tentative échoue aussi et je laisse échapper une plainte d’enfant. Il me fait qu’il est sérieux et là, ma plainte se transforme. Je pouffe. Sans doute que c’est ça, mais je le vois bientôt retirer sa chemise. Pour moi-même, je me dis qu’il va passer aux choses sérieuses. Mais au lieu de me prendre, il m’entrave les poignets… Mon regard se porte sur ces derniers et je fais une moue en même temps que ses paroles,


▬ Oh je vois. Monsieur veut prendre le dessus.

Je hausse les épaules en levant les yeux au ciel Ce n’est pas pour me déplaire cette situation je dois bien l’avouer. Pourtant j’essaye quand même de voir la teneur de son lien. En bougeant les poignets, je constate bien qu’il a serré suffisamment pour m’empêcher de bouger. Mon regard se porte sur le sien, je souris et part chercher ses lèvres. Puisque je ne peux pas utiliser mes mains, alors mes dents vont s’en charger. Je ne veux pas rompre longtemps notre baiser, pour l’éviter de se séparer trop loin, je prends en otage sa lèvre avant de recommencer.

Même si au début je n’ai fait ça que pour montrer à son amie, je ne peux m’empêcher dès à présent d’en vouloir plus. Je le veux entier et maintenant. Peu importe jusqu’où il compte aller. Pour la première fois, je suis consentante et dépourvue de mes mains. Il va le regretter plus tard mais pour le moment, je me laisse faire. Mais à chaque fois qu’il m’embrasse et qu’il gesticule, je sens son désir pour nos gestes et ma frustration de ne pas jouer me laisse échapper un grognement mêlant la résilience et l’exaspération de ne pas pouvoir le toucher.

Puis, alors qu’il recommence à m’embrasser le cou, je tourne la tête vers Lizzie qui rouge de colère et remplit de haine envers moi me fusille du regard. Mais ma réaction est loin d’être approprié. Je lâche un gémissement, loin d’être discret et referme mes jambes d’avantage sur lui. Puis je constate aussi malgré moi que la porte c’est rouverte. Même si rapidement je constate juste qu’elle l’est grâce aux voyeurs présents derrière. Mon plaisir se cache alors derrière un sursaut et je laisse une plainte passer mes lèvres. Comme si j’avais mal quelque part.


▬ Cailan... La porte.

À son tour, il tourne la tête et me lâche. Par cet abandon je sens mon corps palpiter d’un manque. Je commence même à avoir froid. Les mains liées, je fais quelques pas en arrière et je sens un regard lourd sur moi. En tournant la tête, je remarque que la tenancière me regarde toujours. Heureusement qu’elle n’est qu’une humaine. Sinon je serais sans doute morte et elle serait à ma place. Je fronce les sourcils à cette idée avant d’entendre la porte ce claquer. Mon attention se reporte sur mon amant et je souris quand il s’approche de nouveau de moi. Lorsqu’on n’est plus qu’à quelques centimètres, mes yeux se baladent sur son torse et je baisse la tête pour l’embrasser en son milieu puis je remonte lentement pour arriver à sa clavicule puis son oreille,


▬ Tu ne préfères pas me retirer cette chose ? Et puis, que faisons-nous de ta chère courtisane ? Elle continue à regarder ? Se joindre à nous ou alors on la met dehors ?

Je prends un ton doux et sensuel pour lui dire ces mots. Aimable, je lui laisse le choix de prendre la décision. Mais bien évidemment, je fais en sorte qu’il se décide de n’être qu’à moi. Tant et si bien que je m’allonge sur le lit en souriant avec provocation. Mes mains se remettent au-dessus de ma tête et cette fois, je tends une jambe vers lui et touche son point sensible. Je ne fais que passer dessus, le survoler. Pourtant, je sens très bien qu’il se retient. Je me mords la lèvre en prenant une position qui ne peut pas le laisser indifférent


▬ Je ne vais pas t’en vouloir de craquer aussi facilement Cailan. Tu es un homme après tout.

Une provocation de ma part ? Bien sûr que non…

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Sam 21 Nov - 21:43


Le prochain sur ma liste



Sa moue d'enfant m'amuse au plus haut point. Je sais qu'elle désire plus, mais je n'ai pas envie de la contenter immédiatement. Je veux jouer avec elle et son désir. Ses plaintes font grimper la tension et je résiste à la tentation de les faire monter plus haut, plus aiguë. Elle saisit mes intentions et me dit qu'elle voyait ce que je voulais faire, prendre le dessus. Avec un sourire en coin, je lui réponds :

- Madame sera très bien traitée.

Son regard se lève au ciel tandis qu'elle essaye de bouger les poignets. Je soupire. C'était totalement inutile, si je l'avais attachée, c'est pour qu'elle reste en place ; par conséquent, le nœud était solide. Mes lèvres rejoignent les siennes, descendent jusqu'à son cou que je recouvrent de milliers de baisers. Je troque le romantisme contre un peu plus de bestialité. Mes dents mordent doucement la chair tendre de son cou, puis plus franchement.

- Prépare-toi à crier mon nom...

Orgueilleux ? Non, réaliste. Laissant la peau rosie par mes assauts, je descendais à l'aide de ma langue sur les deux jumeaux frémissants d'impatience. Prenant un bouton de chair en bouche, un gémissement fusa d'entre les lèvres de mon amante et elle resserra brusquement les jambes autour de mon bassin. Collé à son intimité, je pouvais en ressentir l'humidité à travers mon pantalon. Résister, résister, résister...

- Tu as un don pour me rendre fou...

Un soudain sursaut de sa part m'arrête. Elle me demande d'une petite voix de fermer la porte. La porte ? Qu'est-ce qu'elle a encore celle-là ? Je me redresse et constate qu'effectivement, elle est ouverte. Je grogne et me sépare du corps chaud pour aller la refermer, non sans laisser Lizzie à l'intérieur de la chambre. Elle était là depuis le début, autant qu'elle reste pour le festin de la fin. Je lui souris :

- Quelle veinarde, tu vas pouvoir assister à notre scène de dévergondage...
- Jamais elle ne pourra te satisfaire.
- Ça fait pourtant des années qu'elle surpasse mes attentes et comble mes désirs les plus fous.
- Je n'y crois pas.
- Alors regarde et prépare-toi à inonder ta baraque.

Je retourne à celle qui se languissait de ma présence. Ses lèvres taquinent mes points sensibles, essayant de me faire lâcher prise. D'une voix caressante, elle me demande ce que je compte faire de Lizzie. Dans ses mots, je ne repère rien qui pourrait me faire croire que sa présence n'était pas désirée. Sûrement parce qu'elle voulait lui montrer à quel point elle seule savait me faire prendre mon pied.

- On va la garder là. Après tout, c'est à elle que tu veux montrer l'étendue de ton savoir-faire, non ? lui lançais-je avec un clin d'œil.

Narah conduit nos corps enlacés jusqu'au centre de la pièce où réside l'imposant lit. Force m'était d'avouer qu'elle avait pris l'une des meilleures chambres ; un grand lit n'était jamais de trop... Surtout avec Narah. Cette dernière s'allonge sur les draps tout en prenant soin de fixer mes yeux et de me sourire avec défi. Bon Dieu, je lui aurais bien rempli la bouche pour lui faire cesser ce rictus. Mais je ne devais pas céder.

Me montrant qu'elle avait correctement retenu la leçon que je lui avais imposée, elle replace d'elle-même ses poignets au-dessus de la tête. Ne s'arrêtant pas là, elle frôle d'un pied tendu l'endroit qui commence à faire ma douleur. Se retenir un peu ça va, trop, c'est risquer sa santé. Aguicheuse, elle se mord la lèvre inférieure en cambrant ses reins. Comment arrivait-elle encore à me provoquer ?

Je soupire de frustration et étends mon corps sur le sien, épousant la moindre de ses formes. Une de mes mains enferme un sein tandis que l'autre part à la découverte du cœur de sa rose. Bon sang, elle est trempée, et je suis bien trop étroit dans ce foutu pantalon qui menace d'exploser. Sous ses yeux attentifs, je l'enlève avec des gestes lents et mesurés.

Tandis qu'elle regarde mon bâton de chair avec convoitise, je m'approche pour le lui fourrer sous le nez. Ses mains essayent de passer le barrage de sa tête, je les lui plaque sur le lit. Elle me regarde d'un drôle d'air. Je ris doucement en voyant sa moue. Elle devait sûrement croire que je ne m'occupais que de mon bon plaisir. Je me chargeais de la détromper :

- Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te laisser t'amuser toute seule. Tu auras également ton tour.

Après qu'elle finit de jouer avec sa langue et de m'arracher des gémissements - faisant presque hurler Lizzie -, je m'attelais à la rendre tremblante sous mes doigts. Ma langue les remplaça rapidement, léchant avec application le rubis de son plaisir, puis le buvant à la source même. J'adorais la sentir vibrer sous moi. C'était un de ces moments d'intimité que personne ne pourra jamais remplacer.

C'était elle et moi, dans un lit. Un femme et un homme partageant la même couche, c'était banal pour la plupart des gens. Mais sentir sa peau contre la mienne, son souffle haletant, ses mains caressant mes cheveux, c'était un moment magique. L'union de deux corps qui ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Là plus que jamais, je sentais la force de sa présence à ces côtés. Je remontais pour souffler à son oreille :

- Je t'aime tellement.




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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 22 Nov - 0:07

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Lorsqu’il répond à mon propos sur le fait qu’il veut prendre le dessus je ne peux m’empêcher de le fixer avec un sourire. Je serais bien traité d’après lui. Je lâche une levant les épaules que je n’en doute pas vu qu’il a eu de l’entraînement. Bien évidemment, je lance un pique à mon homme et bien malgré moi, un compliment à l’autre. Mais c’était vrai, il avait eu des cobayes pour expérimentés des sensations et des… Rien que d’y penser, ça me met hors de moi !

Puis je me décide à vraiment voir ce qu’il a fait pour mes poignets. Décidément, il est fort pour faire des prisonniers. En reportant mon attention sur lui, je vois sa tête venir à moi, il m’embrasse puis ses lèvres descendent pour terminer sur ma peau. Lorsque je sens un pincement, je ne peux pas m’empêcher de gémir sous le coup de la surprise. Il lâche que je dois me préparer. Combien de fois j’ai pu déjà crier son nom ? Me dire que je vais le refaire me fait doucement sourire.


▬ Comme presque à chaque fois, non?

Il continue à jouer et mes réactions sont bien loin de rester indifférentes. Si bien que je ne résiste pas à me coller encore d’avantage à lui. Je me retiens de lui montrer mon excitation même si mon corps ne répond plus. Je déteste par-dessus tout quand il utilise sa langue contre moi et mes points sensibles. Il me fait que j’ai capacité de le rendre fou. Je m’abstiens de lui dire que pour ma part, je suis dépendante de son corps. Alors que j’imagine aller plus loin rapidement, la vue de la porte ouverte me coup subitement l’envie de gémir. Je préviens Cailan qui laisse échapper un grognement de m’mécontentement. Il n’aime pas mon intervention mais c’est plus fort que moi… Alors qu’il la referme, je le vois parler avec son amie. Il lui fait qu’elle va assister à nos ébats. La réaction de la femme me laisse froncer les sourcils quelques secondes. Mais bien vite, la réponse de mon homme enlève mes doutes.

À son retour, je pars déposer mes lèvres sur son torse puis je reviens sur le sujet de l’autre. Lui demandant ce qu’il compte en faire. Je souris en l’écoutant.


▬ Avec grand plaisir.

Suite à ces mots, placent à la démonstration. Je m’allonge la première sur le lit en montrant ma soumission, je passe mes mains au-dessus de ma tête. S’en suit un numéro pour l’inciter à me rejoindre très rapidement. Il ne met pas longtemps après ma provocation à s’allonger à son tour. Ses mains commencent à jouer sur moi et je gémis de plaisir lorsqu’il empoigne un de mes seins. Mais il s’intensifie pour devenir plus important et moins discret dès qu’il se met à toucher plus bas. Je le fixe avec envie quand il se décide enfin à retirer son foutu pantalon. Les choses sérieuses commencent alors… Mais ce qu’il fait me laisse... Interdite. Il me propose carrément ce genre de chose. Alors que j’essaye de placer mes mains où il faut, il me l’interdit. Il se met à rire et je le regarde plus sérieusement. Il ne compte pas être le seul à avoir du plaisir quand même ! Je m’apprête à dire quelque chose lorsqu’il me coupe l’herbe sous le pied. M’affirmant que je vais être la suivante.

Je souris. Il y a bien intérêt. Juste après ces mots, j’entame ma quête de plaisir. Je fais ce qu’il veut. Quelque chose de bien et de complet. Au moins il ne peut pas dire que Lizzie en serrait aussi attentive. Ses réactions me donnent envie de continuer encore quelques secondes. Je ne fais même plus attention aux hurlements bestiaux de son amie. Trop prise à lui donner du plaisir. Puis, il se retire et c’est à mon tour. Dès lors qu’il commence, je sursaute face à son geste. C’est tellement rare qu’il le fasse ainsi. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Très rapidement, il abandonne pour y mettre sa langue. Là, je me pas m’empêcher de gémir de plus en plus fort. Mes mains essayent tant bien que mal d’agripper le drap sous le coup de ma jouissance.

J’en ai presque mal aux côtes à force de respirer aussi rapidement et avec aussi peu d’intervalle. Puis mes mains qui ne peuvent rien faire d’autre que se serrer sous le plaisir… Je veux tellement qu’il me libère que je participe aussi ou même que je sente sous mes paumes son corps et ses frissons. Je m’imagine l’enlacer avec force mais tout ça n’est qu’un rêve pour le moment. Je dois me contenter de ce que j’ai et pour le moment, même s’il me comble je ressens un manque de contact de ma part.

Puis il se décide enfin à remonter. Lorsqu’il arrive à mon oreille pour me dire qu’il m’aime, il ne récolte qu’un long et sensuel soupire. Ma voix ne veut vibrer que pour ça et non pour parler. Pour l’empêcher d’aller plus loin ou de recommencer, je bloque ses hanches avec mes jambes. Le forçant à appuyer sa virilité sur ce qui est encore vibrant pour moi. Mes mains quant à elles réussissent à lui toucher le menton puis à descendre sur son cou. Je cherche ses lèvres et lorsque je les touche, je ferme les yeux et serre les poings. Ma langue essaye même de passer à travers ses dents. Lorsqu’il la laisse passer, notre baiser n’en finit plus et c’est à bout de souffle qu’on se sépare.

Mine de rien, être à sa merci me plait plus que je ne veux l’imaginer. Il est si différent. Sans doute à cause de l’autre. Je passe ma tête sur le côté, frôle son oreille. Mais au lieu de faire quelque chose, je me contente de reprendre ma respiration en lâchant un petit rire. Je la regarde brûler de haine pour moi. Même si elle me déteste son corps lui ne reste pas indifférent. Après tout, c’est une catin. Si Cailan la voyait qu’est-ce qu’il ferait. Se contenterait-il de moi maintenant ? Ne voulant pas avoir la réponse, je serre encore mes jambes et je lâche un gémissement en sentant sa chose contre mon interdit. Ma tête termine tout contre lui, dans le creux de son cou. Comme si je me cache de quelque chose. Mais je me retiens d’imploser. Je vois son torse et ma poitrine se soulever sous l’effort puis je me décide. Vu qu’il n’est pas décidé à franchir le pas.

Mon regard se porte une nouvelle fois sur Lizzie. Là je fronce sourcils, me courbant légèrement en avant je me remonte juste ce qu’il faut. Je lâche un sourire et me dandine de plus en plus vite. Il est tellement en train de se retenir qu’il n’est plus attentif à sa position et ses appuis. Je prends alors ça à mon avantage. profitant d'un moment de faiblesse de sa part, je fais en sorte à sentir sa virilité entrer en moi. Lorsque cela est fait, je lâche un long soupire et je fais en sorte de terminer sur lui à demi penché en avant. Je ne lâche pas mon sourire.


▬ Échec et mat.

Il me regarde et pose ses mains sur ma peau. Je me redresse, laisse ma tête regarder en arrière. Du coin de l’œil, je remarque Lizzie et son mouvement en avant comme si elle voulait se libérer par ce geste. Elle sait ce que je compte faire. C’est une femme après tout. Je reporte lentement mon regard sur Cailan, je me mords la lèvre inférieur, pose mes paumes sur son ventre et d’un coup de ma part, je lâche une plainte d’extase. Ma tête part en arrière sous le plaisir. Commence alors pour moi le moment où je vais savoir s’il veut reprendre le dessus. Je gesticule de façon à la sentir puis me penche en avant en remontant mes mains. J’embrasse son cou puis sa joue avant de lui mordre la lèvre. Lorsque je termine mon numéro, je donne un coup violent de bassin, nos réactions sont synchronisées et je redescends les mains en prenant bien soin de le griffer. Ma tête quant à elle part en arrière tandis que je continue mes coups de bassin de plus en plus vite. Finalement, je reporte mon attention sur lui et le regarde dans les yeux. Mes mains liées s’approchent d’une des siennes, je la prends et fait en sorte qu’il remonte lentement et sensuellement ce que je porte…


▬ Je t’ai connu tellement plus… Démonstratif.


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"On ne vit qu'une fois, mais avec espoir"
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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 22 Nov - 14:18


Le prochain sur ma liste



Je n'obtiens qu'un langoureux soupir, manière à elle de me punir pour ma lenteur et me démontrer l'étendue de sa frustration. Ses jambes se ferment étroitement autour de mon bassin, me collant au suc de son plaisir. J'ai tellement envie de lui céder. Ses lèvres cherchent les miennes et nos langues prennent rapidement le relai pour une danse passionnée.

C'est pantelants que nous nous séparons. Elle parvient à se serrer davantage contre moi et à la fois je me réjouis d'avoir enlevé le pantalon qui m'entravait et me maudis de l'avoir ôté car j'étais désormais presque en elle. Elle se frotte allégrement, cédant à ses pulsions et en oubliant sa timidité ou son besoin de faire mieux que Lizzie.  

Je la laisse faire. Tant qu'il n'y a pas de pénétration, elle peut s'amuser autant qu'elle ve... J'ai parlé trop vite. Une enveloppe de chair brûlante me serre de tous les côtés et je suis désormais sous elle. Tout sourire et les yeux fermés, elle effectue de rapides va-et-vient. Je grogne parce que je ne voulais pas que ça arrive déjà...

Et parce que c'est bon. Je me fais aspirer au fin fond d'elle, dans cet étau de chair bouillant qui ne demande qu'à être rempli encore et encore. Comment résister  à une invitation pareille ? Je gémis en me promettant que j'avais perdu cette bataille, mais pas la guerre. Ma petite vengeance, elle allait la sentir passer.

- Ça, c'est ce que tu crois. La partie ne fait que commencer...

Ses mains font passer les miennes sur sa légère tenue et sa petite pique m'amuse. Sa tête est renversée en arrière, et je sens qu'elle se resserre autour de moi. Je fais appel à toute ma force et ma résolution pour m'arracher de ce tourbillon sans fin. Sa réaction est immédiate : elle me griffe et grogne. J'avais bien dit que ce n'était que le début !

Je la bascule sur le dos pour me retrouver sur elle. Avec un sourire en coin, je replace ma tête entre ses jambes. Le fait qu'elle soit si sensible me simplifiait la tâche. D'ailleurs, j'avais rarement vu une femme qui l'était autant, ce qui n'était pas pour me déplaire. Un effleurement suffisait à la faire vibrer, alors des caresses...

Je prends mon temps pour la cajoler avec tout l'amour que j'ai. Parce que je l'aime, mais aussi pour démontrer à Lizzie que Narah est la seule à me combler, et que l'opposé est réciproque. Les yeux rivés sur moi et les lèvres entrouvertes, elle me regarde user de ma langue sur le centre de la féminité de mon petit fauve.

La voir dans cet état m'amuse, je sais à quel point elle désirerait recevoir la même chose et qu'elle ferait n'importe quoi pour ça. Narah ne sait pas que je ne fait jamais, au grand jamais, de gâterie à une catin. C'est pour moi un jeu intime qui ne se pratique qu'avec quelqu'un de spécial. Recevoir m'était égal, donner était impossible.

Tout en continuant à faire fondre sa dragée, je glisse deux doigts dans l'antre recelant le liquide précieux. N'en mettre qu'un n'aurait servi à rien ; elle était tellement ardente et mouillée, j'étais certain qu'elle ne l'aurait pas vraiment senti. Je les bougeais un instant avant d'en joindre un autre. Elle soupira et se cambra légèrement.

J'attendis qu'elle se serre autour de mes doigts afin de les remplacer par mon membre palpitant. Mes reins bougèrent d'eux-mêmes et donnèrent le rythme aux hanches de Narah. Je n'avais aucune peine à aller en elle, elle était assez humide pour plusieurs parties de galipettes d'affilées. Avant d'être à ma limite, je me retirais une nouvelle fois d'elle.

J'alternais de cette manière les moments de tendresse avec ma langue et les moments plus bestiaux en m'introduisant en elle. Je voulais la rendre totalement folle, et je savais que j'arriverais bientôt à mes fins. Son souffle était rapide et elle n'était que plaintes et soupirs.

- Avoue ta défaite, petite flamme...

N'en pouvant également plus, je me lâchais dans un long râle après avoir subi les assauts de ses contractions incessantes, jusqu'à la dernière qui nous avait achevé tous les deux. Je me laissais doucement retomber sur elle et lui ôtais les liens attachés à ses poignets depuis de très longues minutes.




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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 22 Nov - 17:23

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Je crois bien qu’il est le seul à me faire cet effet. Jamais dans la confrérie ou ailleurs je n’ai eu autant envie d’être à quelqu’un. Moi qui suis une femme libre et indépendante. Penser que être dépendante à ce point de la chair d’une autre personne était impassable voir complètement bizarre. Pourtant, là… Avec Cailan, c’est complètement différent. Depuis plusieurs années j’avais attendu le jour où il allait m’avouer ses sentiments, le jour où j’allais enfin partager un retour. Ce fameux jour arriva. Il y a de cela trois ans. Maintenant, nous étions plus amoureux que jamais même si je suis la pire des amantes.

C’est toujours avec appréhension que j’arrive à être à lui charnellement. Mais aujourd’hui, je n’ai pas à avoir peur. C’est moi qui me suis décidé d’aller aussi fort pour prouver à son amie que je suis bien mieux qu’elle. Je sais que c’est enfantin ce genre de réaction. Que je ne suis pas mature. Mais il faut qu’elle comprenne qu’il n’est pas à elle. Néanmoins, très vite, j’en oublie ma querelle pour laisser aller le plaisir. Sans me cacher, je me frotte à lui avec envie. Comme si cela faisait des saisons qu’on n’avait rien fait. Il me laisse faire et je prends donc les devants en me faisant pénétrer par ma propre initiative. Sa réaction face à sa et sans appel. Il grogne et gémit. Pour ma part, je laisse échapper des soupirs de satisfaction. Cailan prend alors la parole pour me dire que le jeu ne fait que commencer,


▬ Elle va pouvoir tenir longtemps alors.

Alors que j’arrive à la fin. À ce que je veux vraiment, je me retrouve arrêté encore une fois dans mon élan. Je ne manque absolument pas de lui montrer ma frustration. Je déteste qu’on m’interdise les choses que je veux vraiment. Alors il récolte les pots cassés. C’est-à-dire des griffures, loin d’être de plaisir et un grognement de ma part. Je fronce les sourcils lorsqu’il me regarde. Puis il repart mettre sa tête plus bas. Je me redresse rapidement et lui fait signe de ne pas y penser. Mais il passe outre et recommence. À peine commence-t-il que je me mords la lèvre. Ne pas lui montrer, ne pas lui montrer, ne pas… Trop tard, je lâche un long et bruyant gémissement de plaisir et me laisse retomber en arrière.

Je pose mes mains sur ma bouche. Je ne suis pas discrète mais il est si…  habile. Mais dès que je sens qu’il change de tactique ce n’est plus des gémissements mais un cri de surprise se transformant en plainte. Mon regard se baisse vers lui. Son sourire me fait comprendre qu’il ne va pas s’arrêter là. Sous l’effet de ses assauts, je laisse aller mon corps en avant. Je sens bien que mon être est à bout. Sans doute que lui aussi vient de s’en rendre compte puisqu’il se redresse et… Enfin. Je me cambre encore dans un sourire de satisfaction. Je n’arrive même plus à me plaindre de ses manières tellement je suis à bout. Il laisse échapper un commentaire puis il arrive enfin à bout. Sa réaction est sans appel et la mienne aussi.

Je préfère éviter de parler et lui dire qui a vraiment gagné. Dans le fond, j’ai gagné. Il m’a fait tellement de gâteries que j’en ai perdu la notion de temps et de présence. Oubliant celle de l’intruse. Dans la forme par contre, il a gagné. Je n’ai pas résisté à lui prouver qu’il touché un point sensible. On ne peut pas être parfaite partout. Et puis… Je ne vois pas pourquoi je devrais me cacher. Nous sommes en train de faire quelque chose de normal pour un couple après tout. Je me mords la lèvre lorsqu’il s’allonge sur moi. Je viens tout juste de savourer le moment tant attendu par mon corps et mon esprit. C’est donc encore envieux que je passe mes mains fraichement libérée dans son dos. Mes ongles pénètrent sa peau et laisse échapper un sourire.

J’ai tellement chaud que t’arrêter aussi subitement me fait avoir des frissons. Je constate qu’il ne m’a même pas retiré le vêtement qui me colle à présent la peau. Forcé d’affirmer que nous n’avions pas besoin d’être vraiment peau contre peau, je décide quand même de retirer cette chose par simple envie personnelle et ainsi le sentir contre moi sans rien de désagréable pour y remédier. Lâchant le caraco au pied du lit, je pars mordiller le cou de mon amant en passant une main dans ses cheveux. Une de mes jambes remonte la sienne pour s’arrêter à sa hanche.  


▬ Je t’aime.

Ces mots sont susurrés à son oreille que j’embrasse juste après. J’ai tellement envie de recommencer… Mais je m’abstiens en entendant Lizzie nous parler. Comme à son habitude, elle est désagréable en parlant de moi et mielleuse pour Cailan. Pourtant je m’en fiche et la laisse dire. Alors que lui la regarde, je me contente pour ma part d’embrasser son cou et d’aller chercher sa virilité encore chaude et demandeuse. La prenant en main, je fais en sorte de faire gémir tout en passant mes lèvres sur son torse. Ma main encore présente dans ses cheveux redescend plus bas pour se poser dans le bas de son dos puis sur une de ses fesses. Alors que je m’attelle à le rendre encore dur, j’entends l’autre parler,


▬ Avec ce qu’elle te fait, je me demande pourquoi est-ce qu’elle est devenue une tueuse. En catin elle aurait été parfaite.

C’est censé me faire réagir. Manque de chance, je suis trop prise par ce que je fais pour lui répliquer quelque chose. Tant et si bien que je ne veux pas non plus qu’il réponde. Sans attendre pour qu’il ouvre la bouche je lui fais un suçon sur le torse tout en faisant des vas et vient avec ma main. Je compte bien me venger de ce qu’il m’a fait… Dans un sourire entre deux baisers, je remonte ma deuxième jambe pour la passer entre les siennes. Je repars chercher ses lèvres et tout en l’embrassant, je l’oblige à se redresser. Lorsque c’est fait. Nous sommes tous les deux à genoux sur lit. Je le regarde dans les yeux avec un sourire cachant bien des choses. Je laisse mes cheveux sur une de mes épaules et l’incite à se coucher en appuyant sur son torse. Il s’exécute en silence et je le chevauche. Mais préférant voir la tête de Lizzie sur ce que je compte faire, Cailan ne pourra même m’embrasser. Pourtant, sur le moment je m’en fiche pas mal. Me penchant en avant, je fais comme lui pour moi. Je passe lentement ma langue. Je l’écoute répondre à mes gâteries tout en fixant Lizzie. Je continue plusieurs minutes à lui faire ça avant de le sentir à bout. Dès que c’est cas, je me redresse et me retourne vers lui. Il est complètement à bout de souffle. Mais je ne compte pas l’aider cette fois à se soulager. Il a voulu jouer après tout. Alors moi aussi je joue.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Dim 22 Nov - 23:23


Le prochain sur ma liste



Elle finit par enlever le vêtement qui avait suscité tant de passion. J'avais plus ou moins oublier que ce genre de vêtement était censé s'enlever une fois que les choses sérieuses avaient commencées. Il lui allait tellement bien, je n'avais pas eu le cœur à l'enlever, et plus particulièrement, je savais qu'elle n'en remettrait pas un de sitôt.

Ses mains caressent mes cheveux avec affection, puis ses lèvres descendent jusqu'à mon oreille pour me murmurer quelques mots d'amour et la picorer doucement. Madame n'était pas rassasiée... L'idée que son appétit sexuel s'était agrandit m'enchanta et pour cause : c'était très rare qu'elle ait envie de continuer nos ébats avant moi.

Joueuse, elle se pencha vers moi et me saisit à pleine main, effectuant des mouvements de va-et-vient. Soupirant de bien-être, je me laisse faire avec plaisir. Plaisir qui diminue légèrement quand j'entends Lizzie s'adresser à Narah. Je l'avais complètement oubliée celle-là. Je soupire d'exaspération cette fois-ci et me redresse pour regarder froidement Lizzie :

- Jamais je n'aurais accepté qu'elle se rabaisse à faire la pute.
- Tu ne m'as jamais dit ça...
- Parce que toi, je m'en fous que tu te fasses baiser par tous les orifices.
- Cailan ! s'indigna-t-elle.
- L'âge ne te réussit pas, tu deviens une belle garce ma chère, répliquais-je.
- Je ne te permets p-
- Ne crois pas que j'ai oublié ce que tu as fait à Narah.

Je me rallongeais, un peu crispé, tandis que Narah s'occupait toujours de moi. J'essayais de me concentrer sur ce qu'elle faisait, mais j'avais du mal. La magie du moment était rompue. Je repensais à Lizzie et à sa langue de vipère qui s'aiguisait d'année en année. Je fermais les yeux, pris d'une soudaine envie de repos et espérant ne pas être aussi acariâtre plus tard.

La langue fraîche de Narah s'enroulant autour de mon membre me sortit de mon état et presque instantanément, la nature repris ses droits. Mon érection entre les lèvres, Narah la léchait comme elle aurait léché une sucette en me regardant dans les yeux. Je soutenais son regard provocateur en émettant des gémissements révélateurs.  

Lorsque s'approche la délivrance, ma compagne me sépare brutalement de sa douce bouche et me regarde avec un air amusé. Message reçu cinq sur cinq, tu te venges de toute à l'heure. Je m'approche doucement d'elle et fais comme si j'allais recommencer mon manège. Comme je le souhaitais, elle recule précipitamment.

- Viens là petit amour...

Je continue à m'approcher, les mains tendues vers elle, et elle se tourne pour se lever du lit. Erreur. Je me jette sur elle et la ceinture puis la retourne et nous fait basculer sur le lit, où elle atterrit sur le ventre. Mon bas-ventre, reconnaissant la rondeur de ses fesses, me fait vigoureusement signe que ces dernières sont à son goût.

D'excité, je passais à  "en rut". Comme un animal ; c'était peu romantique et plus brutal, mais ça reflétais bien ce que je ressentais. Plaquant mon bassin à ses reins, je lui fais sentir l'étendue de mon désir. Inconsciemment ou non, elle ramena ses jambes sous elle et s'appuya dessus pour se redresser, ce qui m'offre un beau plan de son postérieur.

Popaul manque d'imploser devant cette vision, et je peux bien le comprendre. Je ne peux résister au fait de me frotter lascivement à elle. Elle m'a provoqué, il va falloir qu'elle assume... Elle se cambra, ignorant que ça me rendait fou. Trempant mes doigts à son puits, je pris un peu de liquide transparent que j'appliquais consciencieusement sur son œil de bronze.

Tout en faisant virevolter mes doigts sur son délicat nénuphar, je glissais l'index humidifié dans la porte de derrière, puis le majeur quand je sentis qu'elle se détendait. Après un temps d'adaptation, elle demanda plus en venant d'elle-même recouvrir mes doigts. Le fameux mouvement de ciseau effectué pour détendre la zone, j'intégrais un dernier doigt au tout.

Lorsque je sens qu'elle est prête, je les retire afin d'y placer la bête. Petit à petit, j'entre en prenant toujours soin de stimuler son bouton de chair. La vache, elle est tellement serrée, encore plus qu'à l'avant. Rien qu'un aller me fait gémir, je n'imagine pas le retour. Narah se décrispe et commence elle aussi à prendre son pied. Ses hanches ondulent et elle n'hésite pas à taper son fessier contre mon bassin. C'est honteux à dire, mais je ne vais pas faire long feu.

Son corps tremble, ses contractions s'amplifient et elle me guide jusqu'à l'extase. Vidé - dans tous les sens du terme -, je m'allonge sur le lit aux côtés de Narah. Les joues rosies par l'excitation, elle me regarde avec ses yeux brillants. Je souris et l'attire dans mes bras afin de me blottir contre elle. Si Lizzie n'avait pas vu que cette femme m'était parfaitement adaptée, je me demandais ce qu'il lui fallait de plus.



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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mar 24 Nov - 0:46

Le prochain sur ma liste.

Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses : Ta peine derrière ton sourire, ton amour malgré ta colère et la raison de ton silence.


Alors que je fais en sorte de l’entendre gémir de plaisir sous mes doigts attentifs, je dois avouer que je suis légèrement déçu lorsque je le sens se crisper à cause de la truite. Même si je fais en sorte de lui procurer assez de plaisir pour qu’il se taise, rien n’y fait. Il lui réplique des choses qui me font sourire et qui pourtant n’ont aucune réponse de ma part. Mes gestes suffisent. Ainsi je n’ai pas à me rabaisser à être comme son amie et il n’a pas oublié l’évènement. Puis les retombées à Orsak. Je m’arrête quelques secondes. Orsak. Je ferme les yeux. Le pire et pourtant le plus beau jour. Paradoxale non ? Lorsque j’ouvre mes yeux, je suis bien décidée à lui montrer que ces propos n’ont fait qu’attiser ce feu en moi. Il se rallonge alors et je sens toujours qu’elle l’a chamboulé. Assez pour que je sente.

Mais ayant de la suite dans les idées, je décide de le satisfaire et de lui faire oublier cette conversation. Très rapidement, à peine je commence à passer ma langue que je retrouve celui d’avant. Mais je ne pensais pas pourtant lui faire autant d’effet. Je hausse les épaules en le regardant, ne perdant rien. Au moins, ce que je fais ne laisse pas indifférent. Mais au dernier moment, je le laisse encore gonflé d’une deuxième arrivante et me redresse. Je me sépare et très vite il riposte en s’approchant. Même pas en rêve.  J’entame de reculer et lorsqu’il m’ordonne de venir, je décide de quitter le lit.

Ses mains s’approchent, je m’apprête à partir et je me fais tout de suite arrêter. Un cri passe mes lèvres. Puis des rires. Sur le ventre, je le sens allongé sur moi. Je ramène mes bras et redresse la tête en essayant de le regarder. Il me montre alors à quel point mon travail de tout à l’heure et nos échanges l’excite. Je me mords le bout de l’ongle en penchant ma tête en arrière. Puis je me décide de me redresser. Vu qu’il n’y a pas trente façon, je prends appuie sur mes jambes sans comprendre que cette position va encore plus l’exciter. C’est alors qu’il commence à se frotter, son membre contre mes fesses. Je me laisse gémir. Mon corps répondant de lui-même, je ne me vois pas bouger plus que ça. C’est lorsqu’il passe sa main sur mon point sensible que je comprends son manège. Il ne va pas… Si, sa main passe où je pense,


▬ Cailan n’y pen-... Aaah… Cailan.

Il est le pire des… Traître. Me prendre de la sorte. Me prendre par derrière. Même si je n’aime pas cette position, je dois avouer qu’elle procure beaucoup trop de plaisir. Tellement que je ne me retiens pas de lâcher son nom entre deux caresses. Je mords la lèvre à me la faire saigner. Je le déteste… Mes mains agrippent d’une telle force la tête de lit que je me surprends à voir mes phalanges devenir blanches. Je lâche un râle se transformant en expiration quand il se met à aller plus franchement dans « l’exploration ». Dès lors qu’il se retire, je soupir de soulagement pensant qu’il va s’arrêter là. Mais dès que je sens la vraie chose entrer, je laisse échapper un cri et abandonne la tête de lit pour serrer les draps. Je dois avouer que très vite je me mets aussi à participer à l’acte. J’essaye de me redresser pour aller l’embrasser mais le plaisir est si présent que je cède. Laissant mon corps tomber sur le lit. Cailan me rejoint quelques secondes plus tard. Je me retourne, en grimaçant légèrement, j’allais avoir mal demain ou dans la journée. Mais à côté de notre ébat, c’est presque sans importance. Alors que je le regarde, il me sourit et me prend dans ses bras. Je souris à mon tour. Mais notre moment se coupe lorsque Lizzie se remet à bouger.


▬ Ne remet plus jamais les pieds dans mon établissements. Mes filles et moi-même ne seront plus à ta disposition.

▬ Tant mieux. Je sais très bien le satisfaire.  

Elle me regarde avec colère. C'est à ce moment là que je me décide enfin à la libérer. Elle ne fait rien contre nous et se contenter de tourner les talons. Je la fixe jusqu’à ce qu’elle sorte de la chambre. Je grogne lorsqu’elle claque la porte. Elle ne nous a même pas demandé de prendre nos affaires et de partir le plus rapidement possible. C’est étrange mais je passe outre. Je hausse les épaules et retourne le haut de mon corps vers lui. Il me fixe et je souris. Je fais demi-tour et m’allonge sur lui. Une main à plat sur son torse, je pose mon menton dessus pour le pas lui faire mal. Alors que je le fixe dans les yeux, j’ai bien envie d’aller l’embrasser. Mais avant d’y aller, je dépose mes lèvres là où était ma main, puis ses pectoraux et je remonte, sa poitrine, sa clavicule, son cou, sa mâchoire et finalement ses lèvres. Je me redresse à demi et pose mais dans ses cheveux  pour les agripper.

Je sens mon ventre sur le sien. Nos respirations sont presque synchronisées. Mais nous revenons lentement vers un état stable. Après nos ébats, j’aime toujours rester contre lui plusieurs minutes ou heures. Comme pour me graver le fait que c’est vrai. Que je le fais bien avec lui. Je lâche un gémissement satisfait. Je m’allonge de nouveau sur lui mais cette fois, je fixe le mur sur ma droite avant de regarder par la fenêtre. Mes ongles font des cercles sur sa peau. Pensive, je me coupe du monde pour tomber au fond de mon esprit.

C’est au bout de quelques minutes que je reviens à moi. Je lâche un soupire et me redresse. À cheval sur mon homme, je cherche de quoi m’habiller. Lorsque je tombe finalement sur une chemise, je me penche pour la prendre puis l’enfile. C’est celle de Cailan mais pour le moment, il n’en a pas vraiment besoin. Je l’embrasse sur le ventre est part regarder dehors. Par la même fenêtre d’où on était entré plus tôt. Mon épaule appuyée contre cette dernière, d’un simple roulement des yeux et je peux voir mon homme allongé et me fixer. Son corps nu me donne encore envie de consommer mais je m’abstiens. Ou plutôt m’en n’empêche.



▬ Lizzie c’est vrai que l’étalon est ici ?

▬ On veut le voir ! Ca fait tellement longtemps !  

▬ Jamais vous n’irez plus le satisfaire !

▬ Pourquoi !? Il était un bon client !  

Je hausse un sourcil en le regardant. Bizarrement, il remonte le drap sur son membre et fixe la porte comme s’il a peur de voir débarquer ces femmes. Je continue d’écouter en silence.


▬ Il n’a plus besoin de nous ! Il a sa petite catin de tueuse.

▬ Qui ? Cette pimbêche de brune ? Celle de la dernière fois ? On n’a pas réussi à les séparer avec notre numéro ?

J’ai envie de toutes les tuer sur le champ.


▬ J’ai passé les pires minutes de ma vie à les regarder se baiser !

▬ Ooh Cailan !!

Il faut que j’évite d’éclater de rire. Franchement. Je croise les bras sans le quitter des yeux. Il m’en a caché des choses…


▬ Laisse nous le raisonner !  

Sans l’assentiment de la supérieure, plusieurs catins déboulèrent dans la chambre. Toutes vêtue de peu de tissus. Certaines même n’ont même pas de chemise ou de jupe. Certaines ont dans la main de quoi donner des idées. Comme si je suis invisible, elles s’approchent du lit et l’encercle. Je laisse faire d’abord surprise de l’initiative. Elles ne le laissent même pas respirer. C’est drôle mais je n’écoute même pas leur plainte de bonne femme. Je regarde vers la porte ouverte et fronce les sourcils en voyant Lizzie ; Nous nous regardons et elle retourne à ses affaires. Pour ma part, je me décide de me frayer un chemin entre toutes ces dindes. Lorsque j’arrive au pied du lit, je constate qu’il m’a remarqué. Je retire la chemise qui tombe à terre et je m’approche de lui à quatre pattes. Quand je ne suis qu’à quelques centimètres de son visage, je fais semblant d’aller l’embrasser avant de me raviser pour me contenter de rire. Alors qu’on piale dans mon dos, je me contente de le fixer dans les yeux. Mes jambes passent chacune sur les côtés. Je me redresse et retire mes cheveux vers l’arrière. Je pose sans son consentement ses mains sur mes hanches puis je pose les miennes sur son visage et part l’embrasser langoureusement et longtemps.

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MessageSujet: Re: Le prochain sur ma liste • PV Narah /-16\ Mer 25 Nov - 22:57


Le prochain sur ma liste



Le silence est troublé lorsque Lizzie parle. Ses propos ne provoquent chez moi qu'un haussement d'épaules. Je la connais bien depuis tout ce temps. C'est le genre de femme qui vous fait une colère à en réveiller les morts, vous menace de tout et de rien, part en claquant bien fort la porte et qui revient quelques jours plus tard la bouche en cœur.

Jamais elle ne m'avait fermé la porte au nez. Elle savait que j'avais besoin d'elle, et elle avait également besoin de moi - ici, je ne parle pas de sa maison de joie. Nos années d'escapades m'ont appris que je pouvais compter sur cette femme ressemblant en tous points à une pimbêche - insupportable et pourtant utile. Allez expliquer ça à Narah, elle qui la hait tant.  

Cette dernière se décide à lâcher son ennemie jurée d'un léger mouvement du poignet. Lizzie se frotte les poignets en fulminant et part en claquant la porte. Je savais qu'elle reviendrait bientôt, je comptais trop pour elle. Nichant ma tête dans les cheveux parfumés de ma douce, je resserrais mes bras autour d'elle.

Ses lèvres caressent mon corps avec langueur, ma peau se réveille à son contact et s'inonde de chaleur. C'est bien la seule femme qui me fait toujours autant d'effet avec si peu de moyens. Elle bascule en arrière et se baisse - encore une jolie vue - afin de ramasser une chemise. Ma chemise, notais-je en souriant. Elle l'enfila rapidement.

J'allais le lui faire remarquer quand j'entendis Lizzie s'adresser à ses comparses. J'avais oublié qu'elle pouvait être un vrai serpent, quand elle le voulait. Elle leur précise que je ne suis plus disponible pour une partie de jambes en l'air contre rémunération et comme je m'en doutais, tout le monde s'étonne. Je soupire.

Je m'en doutais que personne ne croyait que j'étais réellement casé. À cause de l'intervention venimeuse de Lizzie, la meute allait se ramener à tous les coups dans la chambre. De nombreux bruits de pas confirment mes pensées. Super. J'étais prêt à parier qu'il y aurait ces fichues bonnes femmes qui se comportaient comme des truies avec le monde mais qui exigeaient qu'on les traire comme des princesses.

Ce genre de femmes, situé dans la fourchette des 45-50 ans, représente la gente féminine dans toute sa laideur. Pires que les jouvencelles, elles sont comme des harpies. Des jeunes filles qui courent après ma beauté, c'est une chose, des vieilles peaux qui courent après ma queue pour se faire sauter et se convaincre qu'elles sont encore des "femmes", c'en est une autre.

La porte s'ouvre et je distingue avec soulagement plus de jeunes que de vieilles filles. Le lit est pris d'assaut en quelques secondes. Pour un peu, je me croirais roi avec ma cour piaillante. Narah, toujours à côté du lit (et donc derrière le peuple) me regarde d'un air surpris puis fonce vers moi. Se frayant un passage, elle ôte ma chemise et avance à quatre pattes vers moi.

Cette position me faisant penser à de douces choses s'étant passées quelques minutes plus tôt, je me demande à quoi pense Narah en l'adoptant. Provocante, elle arrivait jusqu'à mon torse. Hypnotisé, je la regardais, elle et ses yeux de félins, me demandant ce qu'elle avait derrière la tête. Libido remontée en flèche ou simple marque de propriété ?

Je me fige en voyant Olivia. M'ayant reconnue, elle s'approche pour me faire la bise, pas le moins du monde gênée par ma proximité avec Narah. Elle s'assoit tout près de moi et je fronce les yeux en voyant le peu de tissus qu'elle portait. D'un doigt accusateur, je la lui montrais, un air de reproche sur le visage.

- Olivia... Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu m'avais promis...

Soudainement gênée, elle détourne humblement les yeux et dévisage Narah avec une curiosité non-dissimulée. Un sourire amical illumine son visage. Je me doutais qu'elle lui plairait, après tout, elles avaient un caractère semblable. Il y avait des chances que Narah apprécie également Olivia, enfin, si elle ne lui sautait pas à la gorge. Trois dans un lit, c'était quand même rare.




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