Dans un monde déchiré par les guerres, les laryskaniens tentent de sortir leur royaume des ténèbres qui le hante. Rejoignez-les mais dans quel camp serez-vous ?
 
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Alistair Haytham Theilan Maldoran

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MessageSujet: Alistair Haytham Theilan Maldoran Mar 28 Juil - 0:38



Alistair Haytham Theilan Maldoran

« "Ne parle pas d'amour éternel !" "Pourquoi ?" "Comme le sourire sur ton visage, il est éphémère."»

NOM
Maldoran
PRÉNOM
Alistair Haytham Theilan
SURNOM
Al'/ Nécromancien


SEXE
Masculin
RACE
Hybride \Ange Noir-Mage Noir/
AGE
31 ans




ORDRE
Guerrier Noir
RÔLE
Second chez les Guerriers




DIVINITÉS
Cynéid
DATE DE NAISSANCE
6ème jour de Cynéid



Armes

• Épée

Pouvoirs

• Nécromancie
• Maîtrise des Ténèbres




Apparence

Tous le monde vieillis.  Même les meilleurs. Pourtant, chez certains, un an de plus ou cinq ne change pas vraiment leur physique ou leur charisme. Pour Alistair, le changement se vit surtout sur son visage. Toujours aussi grand est le premier mot qui pourrait venir à la bouche des gens. Car, oui, on peux dire, il est imposant, un mètre quatre-vingt-quinze, des épaules larges, qui ne manque légèrement pas d'entraînement sous une armure, des cheveux ayant eu la particularités de devenir bien blond au file des ans, des yeux vairons, vert à gauche et rouge à droite. Un visage que les rouages du temps on commençait à changer. Le rendant plus mystérieux et dur. Des cicatrices, une sur sa gorge et l'autre traversant en hauteur sa lèvre du droit gâchent légèrement son portrait. Il peut lui arrive de laisser pousser une petite barbe, quand une bataille s'annonce, il ne prend pas de temps pour lui d'où cette négligence. Il lui arrive aussi de montrer ses ailes d'ange, mais l'occasion reste rare.

Ses vêtements ne se limite pas au noir, néanmoins il garde le plus souvent un long manteau rouge à capuche, cette couleur est synonyme de mort, surtout après avoir invoqué la nécromancie. Pour tout dire, il a vraiment un problème lorsqu'il utilise ce pouvoir ... Son profil gauche se transforme à chaque utilisation. Il est à moitié rongé par une partie en squelette. Inspirant bien plus la peur ce qui ne lui déplaît pas puisqu'il est un guerrier noir. Le plaisir de faire du mal est donc normal.

Psychologie

Comme je l'ai dis, le temps change les gens. Que cela soit physiquement ou moralement. Bien qu'Alistair est prit de l'âge, il ne reste pas moins qu'il est le même au premier abord. Mais tout change lorsqu'on lui parle. Bien qu'il est gardé sa langue bien pendante et qu'il ne prend toujours pas de gant pour dire les choses, il n'est plus vraiment prêt à tuer pour ce qu'il souhaite avoir.

Devenu plus réfléchit et moins sanguin, il se doit d'être un exemple. Le misanthrope qu'il fut n'est pas vraiment parti à vrai dire. Il sommeil, là, à attendre. Néanmoins, il trouve toujours que l'être humain est  bête et faible. Il en eu bien la preuve à ses dépends. Bien qu'il trouve aussi que les morts sont toujours plus distrayant, il garde pourtant, au fond de lui cette soif de tuer et de faire ressusciter pour le plaisir. Mais il la garde enfoui, telle la flamme d'un feu endormi.

Il garde bien évidemment le sens de l'honneur. Un ordre est toujours un ordre. Surtout ceux émanant de son chef. Il ordonne, il exécute. Affilant son art de la manipulation pour ne jamais être dépassé, il reste un des maître dans ce domaine. Car il aime faire éclore cette graine. Mentir, inventer est un art de la manipulation qu'il aime par dessus tout.

Devenu bien plus responsable de ses actes, Alistair ne fait plus rien sur un coup de sang ou de parole. Il réfléchit, sourit et étrangement, laisse partir ceux qui autrefois auraient pu mourir pour moins que ça. Mais que voulez-vous. Les temps changent...

Bien qu'il ne soit plus le général des armées, Alistair accorde toujours une forte importance à ces dernières. Il a eut du mal à céder cette place même après la mort de l'ancien second. Il a tout de même passé plusieurs batailles et quelques années avec ses hommes. Il connaît la plupart des faiblesses de ces hommes et femmes, leur nom... Soucieux de leur entraînements et des valeurs qui leur a apprit, il compte bien avoir un œil sur eux.  

Pour lui l'important n'est plus vraiment de savoir qui est fort et qui est faible. Qui doit vivre ou mourir. Sa préoccupation première est certes son ordre et sa place mais avant cela il y a bien plus. Une vie, un espoir qu'il ne compte pas détruire par ses actes. L'apaiser et le protéger. Comme il aurait dû le faire la dernière fois.



Histoire

Alistair n'était rien avant de devenir un haut gradé dans l'armée. Simple enfant non désiré à une époque puis soldat. Rien n'avait présagé qu'il allait devenir ce qu'il était maintenant. Mais avant de venir au présent, remontons un peu dans le commencement de cet être...


-Premier cycle-


Il était l'aîné d'une famille d'hybride, le genre de chose impensable et proscrite. Pourtant, il vit le jour. Lui, une erreur de la nature comme pouvait le dire certains de sa propre famille. Alistair ne fut jamais considéré comme un désiré. Il eut tout de même un peu d'amour, juste assez pour vivre. Son père étant un ami de longue date d'une famille noble des Anges Noirs et sa mère une mage de renom, ils ne furent pour autant pas intéressait par l'idée de devenir parents. Se fut sa grand-mère paternel qui lui apprit cette vérité quand il n'avait même atteint l'âge de la raison et de la critique. Les seules personnes à avoir eu un peu d'amour furent ses défunts grands-parents du côté de sa mère. Lorsque ses géniteurs partaient sous ordre de leurs supérieurs, Alistait devait rejoindre ses grands-parents dans leur maison en plein milieu des plaines. Loin de toute existence, loin de se fardeau d'être une erreur... Lorsqu'il se retrouvait seul, il pouvait se mettre à pleurer en priant de voir changer le comportement de ses parents. Puis il les revoyaient et ils étaient toujours aussi distants et froids. Le cœur du jeune garçon commençait donc à s'effriter lentement...

Pourtant, un jour, quand son grand-père et lui partirent en ville pour vendre un peu de laine, il demanda la permission d'aller explorer les environs. Sous ordre formel de faire attention, il se mit à remonter la rue commerçante. Il venait tout juste d'atteindre sa huitième année et venait de remonter jusqu'au palais. Prit par la grandeur du lieu, il se mit à avancer dans la cour et le son d'un rire joyeux l'arrêta. Son regard vairon se posa sur une petite fille. Elle respirait la joie de vivre, elle était tellement heureuse... Le visage d'Alistair s'assombrit soudainement. Quelqu'un la poursuivait en riant aussi. Il la prit dans ses bras pour l'embrasser. Se fut le premier et le dernier jour qu'il posa un pied dans les environs.

Les années passèrent, il vivait chez ses grands-parents depuis maintenant trois ans. Ses parents n'étaient jamais revenu après une mission supposé être rapide. En fin de compte, le cœur du garçon se fit de pierre, il devenait de plus en plus acerbe et froid quand on avait le malheur de parler de ses géniteurs. La dernière personne à l'aimer était sa grand-mère. Ils étaient les deux derniers après la mort subite de son bien aimé aïeul après une étrange maladie. Alistair se renferma et partait souvent de chez lui pour explorer les environs. Pendant un après-midi, il tomba sur une petite maison. À l'extérieur, une petite fille jouait avec une arme. Elle faisait des mouvements souples et sûrs. Lorsque leur regard se croisèrent, le garçon se mit à rougir sans raison. Sans doute qu'il n'avait pas l'habitude de se faire regarder. Quoi qu'il en soit, le sourire de cette petite brune lui rappela celui de cette enfant au palais. À la vu de l'homme sortant de la maison, il sut que c'était eux. Il s’apprêtait à faire demi-tour en baissant la tête quand une voix l'arrêta,

- Qui es-tu ?

Alistair garda le silence et la regarda de haut en bas.

- Personne.
- On est tous quelque chose.

Il lâcha un soupir et tourna les talons pour repartir chez sa grand-mère.

- Tu reviendras demain ?

Le silence du garçon laissa planer le doute jusqu'au lendemain. Bizarrement, il ne savait pas pourquoi, il se retrouva de nouveau devant cette maison et la petite fille ne pouvait s'empêcher de sourire. Il apprit ce jour là qu'elle se nommait Elyandra Filelyä. Ils commencèrent à faire connaissance et Alistair venait tous les jours la voir et continuer à parler. Quelques mois passèrent et un jour, le garçon reçu un appel de sa grand-mère l'informant de la venue de ses parents. En un instant, son regard s'assombrit et il se redressa en serrant les poings. Que venaient-ils faire ici après tant d'années ? Sa grand-mère l'appela une seconde fois en lui disant de se dépêcher. Il s'excusa auprès d'Andra et repartit le cœur lourd. La porte d'entrée était fermée et bizarrement, il ne voulait pas l'ouvrir. Pourtant, un pleure d'enfant attira son attention et rentra en trombe. Il le souffle court en voyant sa mère consoler une petite fille avec un sourire. Alistair porta un regard à sa grand-père qui eut un sourire triste en constatant l'expression de son petit-fils. Son père s'arrêta de parler et tourna la tête vers lui,

- Alistair.

Ce dernier garda le silence. Trop prit à regarder cette enfant. Elle avait quel âge ? Six ans environs. Ses parents avaient disparu pendant trois ans... Il fronça les sourcils malgré lui et parti prendre place aux côtés de son aïeul. La tête baissé et se triturant les mains, il essayait de faire passer cette haine sans nom qui lui serrait le cœur. L'entendre rire et dire « maman, papa » donnait la nausée à Alistair.

- Tu n'es pas très bavard Alistair.

Toujours le silence mais cette fois, en entendant son nom, il leva la tête vers la source. En regardant le visage de son père il baissa aussitôt les yeux.

- Je te présente ta sœur, Kalyn.

Un perpétuel silence de la part d'Alistair. Alors comme ça, cette chose était sa sœur ?

- Nous l'aimons plus que tout au monde, alors tu devras la protéger, toi son grand-frère.

Plus que tout monde. Les mains du garçon se serraient encore d'avantage au point d'en avoir mal. Sa grand-mère posa une main réconfortante sur ces dernière avant de prendre la parole,

- Alistair partira d'ici quand je serai morte. J'ai besoin de lui.
- Tu peux très bien te débrouiller.
- Non, depuis la mort de ton père, je ne plus faire ce qu'il faisait. Je n'ai plus l'âge pour grimper ou pour courir après les animaux de la ferme...

Le soulagement dans son âme fut immense et il pria que sa grand-mère reste encore longtemps...



-Deuxième cycle-


Il se passa un an avant que sa grand-mère ne rejoigne les cieux et ne laisse qu'un vide dans l'être d'Alistair. Bien qu'il avait Andra avec qui jouer et parler, bien qu'il l'aimait énormément, elle ne l'aimait pas plus que ça. Ils étaient simplement des amis. Il fut le seul lors de l'enterrement. Elyandra et son père le rejoignit qu'un peu plus tard. Bien que la petite fille possédait toujours un grand sourire, lui ne pouvait imaginer partir d'ici. Pourtant, un soir, on frappa à la porte, son amie et son père l'avait laissé seul pour un soir. En ouvrant la porte, la pluie battait son plein et un éclair éclaira le visage du visiteur. Que fut sa mauvaise surprise de voir que c'était son père.

- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Je suis aussi ravie de ton voir Alistair.
- Ne te méprend pas le vieux. Je n'ai aucune envie de te voir ici.
- Ta grand-mère a raté ton éducation ou quoi ?
- Laisse-là reposer en paix. Se n'est pas de ma faute si j'ai eu des parents aussi stupide que vous deux.
- Surveille tes paroles mon garçon.
- Pourquoi ? Et si je n'ai pas envie ?
- Tu pourras le regretter.
- C'est ça. Ravale tes paroles de pseudo-parentales. Je n'ai pas à recevoir de leçon de ta part. Qu'est-ce que tu fous ici ?
- Tu viens avec moi.
- Où ?
- Chez nous.
- Je ne crois pas, c'est ici chez moi.
- Ta grand-mère est morte alors tu viens avec moi.

À première vue, il n'avait pas le choix. Soit. Il haussa les épaules et prit ses affaires pour repartir. Avant de fermer la porte, il pria l'âme de ses grands-parents de le guider.

Le voyage qui suivit le mena à Naevyan. Dans une maison bien trop grande et différente de son ancienne. À l'intérieur, il vit dans le hall sa mère et cette chose s'appelant une sœur. Elle courut vers lui et le prit dans ses bras. Les yeux d'Alistair s'agrandirent de surprise mais il la repoussa quelques secondes plus tard.

- Grand frère ?
- Boucle là. Je ne suis pas ton frère.
- Mais... Maman...
- Alistair !

Il regarda sa mère avec un regard plus haineux que jamais avant de disparaître dans sa chambre. Il y resta jusqu'à l'heure du dîner et se fut une gouvernante qui vint l'informer. Il refusa l'invitation mais la vieille femme le força à venir quand même. À table, un silence de mort prenait l'assemblée, jusqu'à ce que sa mère ne prenne la parole pour demander à cette chose ce qu'elle avait fait pendant la journée.

- Oh ! Et bien mon précepteur m'a apprit une chanson, j'ai joué un peu de mon instrument, papa m'a montré le maniement des armes. Je commence demain ! J'ai aussi fais un peu de cheval, accompagné de ma meilleure amie Namira. Théodore nous a parlé à notre retour et il m'a invité à la réception de ses parents ! Pour finir, j'ai apprit les leçons pour demain !
- Très bien ma fille et toi Alistair ?
- Rien.
- Tu sais te battre à l'épée grand-frère ?
- Oui.
- Et utiliser tes pouvoirs ?
- Un peu.
- Tu as quoi comme pouvoirs ?
- Nécromancie et Ténèbres.
- Oh un peu de papa et de maman ! Tu en as de la chance grand-frère !
- Je t'ai dis de ne pas m'appeler ainsi, tu es sourde ou débile ?!

Elle ferma sa bouche et les larmes se mirent à lui monter au visage.

- Maman !
- Alistair, monte dans ta chambre !
- Avec grand plaisir ! Je ne comptais pas rester avec des abrutis dans votre genre !

À peine arrivé dans sa chambre, il se mit à hurler en déversant son pouvoir des Ténèbres dans sa chambre. Comme dans un mauvais rêve, la pièce fut remplit d'un nuage noir compacte et lourd recouvrant tout sur son passage. Même la lumière de la lune ne put passer à travers... Il s'endormit donc dans une pièce sombre telle une cellule de prison.

Le lendemain, on le réveilla à l'aube. C'était la même femme qu'hier. Elle l'informa qu'il fut sans cœur face à la tristesse de maîtresse Kalyn et il se mit à rire.

- En quoi cette tarte peut posséder le titre de maîtresse ? Même une catin aurait plus de mérite.
- Comment osez-vous ?
- J'ose et j'emmerde mes parents, ça te va ?
- Maître Beseck vous attend dans la cours.

Il garda le silence et sortit de sa chambre après s'être habillé. Dehors, il vit son paternel et sa sœur arme en main. Il lui expliqua qu'ils allaient tous les trois s'entraîner en « famille ». D'accord. On donna une rapière à Alistair et il fit quelques mouvements dans le vide pour voir si son arme était équilibrée. Quand il comprit qu'elle était parfaite, il remercia intérieurement Andra et son père de lui avoir apprit le maniement des armes. D'abord entre père et fille, Alistair regarda les points faibles en jubilant lorsqu'il allait pouvoir mettre à terre cette idiote. Lorsque son tour arriva, il mit en cinq minutes son père en déroute, pensant avoir à faire à un minable dans le genre de sa fille. Il se retrouva les fesses par terre la pointe de la lame sur la gorge. Il applaudit et demanda ensuite un combat entre frère et sœur. Elle lui demanda d'être gentille et de la laisser gagner. Mais le regard froid d'Alistair ne fit aucunement penser qu'il allait plier à cette demande. Sans attendre le signal, il fondit sur sa sœur qui parât l'attaque comme elle le put. Puis il trouva rapidement un point faible et elle finit à terre, sa belle robe remplit de poussière et une pointe sur son cœur.

Après cet événement, on ne l'invita plus aux entraînements à l'épée. Son père le prit plutôt à l'écart pour perfectionner ses pouvoirs et les rendre plus puissant. C'est lors d'un de ses exercices quotidiens qu'il apprit que son visage se faisait ronger par la souillure en utilisant le pouvoir de Nécromancie. En arrivant à table le soi même, son père informa cette découverte à sa femme. Sa sœur lâcha un commentaire qui déplut à Alistair,

- Beurk, c'est dégoûtant. On pourrait le voir comme un monstre.

Il voulu faire un commentaire mais il garda le silence. S'entraînant toujours, seul ou non, il développa un sens du touché hors du commun et un mental d'acier pour utiliser le pouvoir des Ténèbres.



-Troisième cycle-


Deux ans s'écoulèrent depuis sa venue dans le manoir de ses parents. Il avait eut quatorze ans depuis la dernière saison et sa sœur en avait eu neuf. Comme toujours, elle passait devant Alistair, il n'avait sa place dans cette famille que lors des repas et des visites des amis haut placés de ses misérables parents. Il savait à quel point ils ne l'aimaient pas, qu'ils étaient ainsi avec lui parce qu'il avait le même sens qu'eux. Mais un jour, lors d'une réception en l'honneur de sa chose ressemblant à une sœur, un ami de son père s'approcha d'Alistair et lui posa des questions. Anodines puis elles allèrent dans le privé jusqu'à finalement informer le jeune garçon que ses parents le décrivait au yeux de leurs amis comme le fils d'une catin. Qu'ils l'avaient recueilli étant le dernier souhait de cette femme. Lors du repas, on lui demanda une nouvelle fois et il se mit à sourire en regardant sa mère,

- Je suis le fils non désiré d'un bâtard et d'une catin. Elle n'a rien trouvé mieux que d'écarter les cuisses comme la chienne qu'elle est. J'ai aussi une sœur, un être d'une profonde stupidité et d'un flagrant manque de cerveau fonctionnel. Enfin... On ne peut pas faire des êtres parfaits quand on ne l'est pas déjà. Oui, je me considère comme un être loin d'être parfait. Je hais mes parents. Ensuite, ils ont beau faire les coqs et se pavaner, ils ne seront jamais rien d'autres que Beseck et Asura Maldoran.

Ses paroles jetèrent sur l'assistance un froid tellement glacial qu'on pouvait entendre l'horloge de la cuisine.

- Vous avez d'autres questions ?

Personne ne prit la parole. Il eut un sourire satisfait et ses parents le tuèrent du regard, Alistair allait passer un sale quart d'heure... Mais il s'en moquait !

- Bon appétit dans ce cas !

Lorsque le dernier invité parti, ne saluant aucunement Alistair au passage, l'évitant comme il le pouvait il reçu l'ordre d'aller dans le salon, un conseil de famille s'imposer. Il y avait déjà sa sœur, assise près du feu,

- Tu as été méchant, papa et maman ne méritaient pas tous ses mots.
- Je me fiche bien savoir ce que tu en penses.

Ils attendirent quelques minutes dans le silence avant qu'ils ne constatent que leur parents venaient d'entrer. Se fut son père qui ferma la porte derrière lui. Sa mère ordonna à Alistair de se mettre devant et elle appela sa fille pour qu'elle vienne sur ses genoux. Son père rejoignit se mauvais tableau en restant debout derrière elles. Cette position lui donnait envie de vomir. Puis son père prit la parole. Il était froid, direct et insulter son fils de tout les noms. Puis se fut autour de sa mère. Elle lui indiqua qu'elle n'avait jamais voulu lui donner naissance, qu'il était erreur et que la seule personne qu'elle avait voulu voir naître était sa petite fille. Son ange. Le jeune garçon ne pouvait s'empêcher de sourire à tous ces mots. Il se fichait pas mal de leur réprimande. Puis se fut autour de sa sœur. Elle se contenta simplement de lui tirer la langue. Alistair releva le menton et la fusilla du regard. Elle sursauta et partie enfouir sa sale tête dans le cou de leur mère.

- Vous savez quoi ? J'ai cherché un moyen d'apaiser ma haine sur vous. De vous trouvez des circonstances atténuantes mais je n'ai plus envie de chercher.

Tout en disant cela, il fixait sa sœur durement et les épaules de cette dernière commencèrent à se lever de plus en plus vite. Se fut leur mère qui le constata en premier. Elle cria à son fils d'arrêter d'utiliser ses pouvoirs sur sa sœur.

- Rêve. Vous ne méritez que la mort. Pour m'avoir humilié.

Son père, voulant protéger sa famille de son monstre de fils, utilisa contre Alistair son pouvoir des Ténèbres mais le jeune garçon dévia l'attaque avec le sien.

- Ne me prend pas pour un débutant. Tu m'as entraîné. Je ne compte pas me faire tuer par toi.

Sur ses mots, il intensifia son pouvoir sur sa sœur qui couina en appelant sa mère à l'aide. Cette dernière prenait sa fille dans ses bras et se mit à pleurer. Appelant son petit cœur. Lasse de cette scène, Alistair serra le point et le cœur de sa sœur implosa à l'intérieur de son être. La mère hurla en voyant le corps de sa fille tomber en arrière. Elle se retourna vers son fils en criant au monstre. Il se mit à rire et enchaîna sa mère avant de la transpercer de lames noires. En se retournant vers son père, il remarqua son expression horrifié planté là à ne rien faire.

- Et bien alors ? On a peur de son propre fils ?
- Tu... Tu...
- Un monstre. Oui. La faute à qui ?
- Je...
- N'y suis pour rien ? Oh que si mon vieux et je vais te faire rejoindre ta famille rapidement.

Juste après cela, il laissa libre court à la pourriture qui se mit à ronger le corps de son père. Il hurla en maudissant son enfant. Quand il n'y eut plus que trois cadavres à ses pieds, Alistair se mit à les ressusciter en prenant dans la cheminée un morceau de bois qu'il mit en contact avec plusieurs tapis et rideaux en rebroussant chemin vers la sortie. Arrivé dans l'entrée, il laissa le bois se consumer sous des manteaux il sortit accompagné par les cadavres de sa propre famille.

Il marcha plusieurs heures dans la forêt avant de choisir un lieu privilégié pour les enterrer. Il creusa trois tombes. Rien de vraiment bien fait. Il ordonna ensuite à chacun de rejoindre un trou et il les recouvrit.

À l'âge de dix-sept ans, il entra au service d'un groupe de mercenaires sans foi ni loi et y resta durant trois ans avant de se lasser et de partir ailleurs. Alors qu'il parcourait une ville, il fut attiré par un attroupement de personne devant un crieur public. Ce dernier parlait des Guerriers noirs. Il faisait les louanges de cet ordre et pour une fois, Alistair se fit gagner par la curiosité. Il entra dans la cours du château et fut fasciné par ses hommes et ses femmes. Il n'en fallut pas plus pour qu'il entre dans l'ordre. Comme il le pensa, les missions étaient comme il l'avait espéré. Les batailles étaient sanglantes, la vie battait son plein. Il était enfin heureux. Mais son bonheur s'estompa lors d'une mission dans la forêt qui avait vu accueillir l'âme de ses parents. Alors qu'il cherchait leur tombes, il tomba sur une femme en plein entraînement. Il apprit qu'il s'agissait d'Andra. Son amie d'enfance, avant qu'il ne parte dans le manoir... Mais elle n'avait pas l'air de se souvenir de lui. Il ne pouvait s'empêcher de sourire en la regardant. Elle avait tellement changer. C'était à présent une jeune femme... Ils passèrent comme à l'époque le plus clair de leur temps ensemble. Pourtant, il passa sous silence leur moment d'enfance et certains points de son enfance. Surtout le fait qu'il avait assassiner ses propres parents. Un an s'écoula et entre deux missions, Alistair faisait toujours en sorte de venir la voir. Puis une nuit, ils partagèrent leur première fois. Mais il ne pouvait pas faire sa vie avec elle. Il ne voulait pas. Elle ne savait plus rien de lui et puis, elle serait bien plus heureuse loin de lui. Il l'abandonna donc quelques jours plus tard.



-Quatrième cycle-


Lorsqu'il atteignit sa vingt cinquième année, il accompagna son général devant le chef des Guerriers noirs. Ils avaient un paquet pour lui. Une blonde traînant la tête et les pieds comme un cadavre. En fait, il s'agissait d'Elywenn. La chef des Chevaliers de lumière. Ils avaient tous jugés bon d'informer Wisgoth de sa présence. Puis il leur avait demandé de l'emmener à lui. Alors que tout se déroulait normalement, le général fut un peu trop gourmand dans une demande et se qu'il récolta ne fut que la mort. Juste quelques minutes après, Alistair fut promut général des armées. Quelques mois plus tard, il prit pleinement et sérieusement ses fonctions et rencontra au détour d'un couloir une jeune femme sur lequel, il tomba littéralement sous le charme.

- Pardonnez-moi ma maladresse Sire, je ne suis qu’une empotée…
- Une empotée au jolie minois.

C'est à ce moment à qu'Alistair ne put s'empêcher de penser à elle. Hailynn... Son cœur était remplit d'une sensation nouvelle à chaque fois qu'il la regardait. Puis le premier baisé et il sut à ce moment là qu'il allait tout faire pour elle. Leur relation, bien qu'elle devait rester secrète elle se répandit rapidement à travers le château et une femme, archère de son ordre se nommant Morwen proposa un pacte entre eux trois. Elle allait jouer la chose du général pour protéger Hailynn qui était enceinte. Car oui, Alistair, cet homme sans cœur et d'un cynisme à rendre malade n'importe qui allait devenir père pour la première fois de sa vie.Après un retour de mission où il dû lutter conte la mort, le général apprit à ce moment là la bonne nouvelle. Comme un apaisement, il ne restait plus que les souvenirs heureux avec ses grands-parents, Andra et son père et enfin ceux avec Hailynn. Bien qu'il est avoué le meurtre de sa famille à sa bien-aimée, cette dernière ne prit pas la fuite, au contraire, elle le rassura et lui avoua ses sentiments.

Les mois s'écoulèrent et un jour, alors que Morwen était venue faire comme à son habitude acte de présence dans son bureau, elle se mit à lui tenir tête. Déjà qu'il n'était pas d'humeur, cela se transforma bien rapidement en quelque chose qui les dépassa. Ils couchèrent ensemble... Bien entendu, quand toutes la colère et le désir furent retomber, ils s'en voulurent. Mais Alistair décida de garder cela pour lui pour le moment. Un autre jour, il fut appeler chez son chef et se fut à ce moment là qu'il décida d'avouer sa liaison avec Hailynn. Comme il s'en doutait, Wisgoth ne fut pas vraiment ravis de l'apprendre mais à la fin il accepta. Au fil de leur discussion, ils burent assez pour donner au général le courage d'avouer sa faute à Hailynn. Alors qu'il s'apprêtait à le faire en la regardant dans les yeux, quand le dernier mot tomba, elle lâcha un drôle de cri. Alistair s'excusa platement, lui disant qu'il l'aimait plus que tout au monde et que cela fut une erreur... Mais elle le prit par le col et siffla entre les dents que le bébé arrivait. Cela eut le don de dégriser le futur père...

Après des heures de travail, où il ne trouva pas sa place, le général entendit à travers la porte de ses appartements les premiers cris de son bébé. Mais il resta planté devant cette dernière à attendre qu'on l'invite. Quand se fut le cas, il s'approcha d'Hailynn et vit son enfant allaiter le sein de sa mère. Elle lui apprit que c'était un fils et ils se mirent d'accord rapidement sur un prénom : Kerran.  

Mais bien évidemment, un bonheur ne pouvait durer longtemps. La première année passa et la guerre éclata rapidement, forçant Alistair à abandonner sa famille pendant plusieurs jours pour partir au front. S'il avait su ce que l'avenir lui réservait...



-Cinquième cycle-


Ses pas étaient rapides, comme si la vie et ses souvenirs étaient devant lui, près à partir s'il ne les rattrapait pas. Même avec tout ce bruit d'épées s'entrechoquant, de hurlements bestiaux et de corps parsemant le sol, Alistair ne prêtait pas attention à ce brouhaha indécent. Il savait très bien où il devait aller. Où son cœur plus que sa tête savait ce qui motivait cette hâte. Il était emplit d'un mauvais pressentiment. Pourtant, il avait fait en sorte que tout soit sécurisé avant de partir protéger son chef et les intérêts de son ordre. Mais c'était là, au fond de lui. Alors il accéléra le pas. Se faisant plus pressent et de moins en moins sûr... Il mettait à compter le nombre de couloirs et de portes qui les séparaient. Il se surprenait à prier, ce qu'il ne remarquait même pas, tant le questionnement et la peur étaient présents en lui. Il fut forcé de constater, au détour du dernier couloir, des cadavres encore chauds jonchaient le sol près des grandes portes menant à ses appartements. Alistair prit une grande inspiration et il continua d'avancer. Ne voyant à présent que la porte ouverte, il butta sur une épée au sol. Le son se répandit rapidement dans le couloir silencieux où il n'y avait que le son lointain d'un combat. Puis il eut un hurlement et en s'approchant de ses appartements, il fut bousculé. Rien ne le fit penser à ce qui pouvait bien arriver. Un simple soldat de son ordre. Mais pourquoi courait-il ? Il se retourna, ses yeux croisèrent ceux du général. La peur prit l'homme. Cela se vit. Il accéléra le pas, au moment où il allait disparaître derrière un mur, il s'arrêta et se retourna où au même moment un cri d'enfant au bord des larmes se mit à éclater. La tête d'Alistair se retourna à demi vers la source. Ne pensant que rêver. Mais tout était bien réel. Puis la vision de l'homme sortant de la pièce une épée ensanglantée lui revint en mémoire. Son regard se reporta sur l'homme devant lui. Le général resta droit comme une statue. Rassemblant ses esprits et comprenant. Il se mit à hurler le nom de sa bien-aimé et entra dans la pièce....

Une main sur la porte et l'autre sur la garde de son épée, le cœur d'Alistair rata un battement, puis deux pour finalement avoir cette sensation qu'il s'arrêtait. Là, allongée sur le sol et baignant déjà dans une marre écarlate, la femme dont il ne pouvait concevoir la vie sans elle. Celle qui avait pu changer cet homme sanguinaire et sans valeur en quelque chose de plus souriant et croyant... Le monde cru s'arrêter, le temps se mit à ralentir, le soleil à travers les fenêtres se mit à devenir bien plus puissant, plus lumineux que jamais. Ses gestes ralentirent eux aussi malgré lui. Les sons se mirent à se taire, il n'y avait plus que l'odeur. Cette chose âcre qu'il connaissait si bien pour en avoir versé tellement. Il ne sentait plus que le martèlement de son cœur contre ses tempes. Sa bouche crut s'ouvrir pour laisser échapper un son mais on le devança. Un simple mot, un mot qui montrait à quel point la vie avait changé. Un enfant appelant sa mère. Un enfant ne comprenant pas ce qui arrivait. Un enfant qui pleurait et qui se blottissait contre la poitrine de sa mère. Un enfant. Le leur. Comme une dure réalité, le temps reprit le court de la vie et Alistair se hâta de rejoindre son fils à terre. Il le prit délicatement et fit en sorte que son enfant est le dos tourné face à ce spectacle. Elle le regardait avec une expression qui mélangeait tant de sentiments. La peur, la joie, la tristesse et l'amour. Il lui adressa un sourire en passant sa main sur son visage. Son fils était prit dans les larmes, impuissant face à ce qui arrivait, Alistair serra son fils contre lui avant d'entendre dans son dos une voix bien connue. Il vit là une chance pour son sang de vivre. Il serra son fils une dernière fois dans ses bras et le confia à Morwen en lui ordonnant de quitter le château et de mettre Kerran en sécurité. Son fils lutta contre la guerrière et l'ordre de son père. Mais il fut prit de force. Un cri de sa part appelant sa mère eut le don de briser le général en morceaux. Il baissa la tête en signe de forfait.

Pourtant, il sentit presque aussitôt une main douce et chaude contre sa joue. Relevant les yeux, ils tombèrent dans ceux d'Hailynn et il sourit à contre cœur. Elle voulait parler mais il savait que cela allait être ses derniers mots. Mais une partie de lui se refusait de croire à cette éventualité. Portant une main dans la sienne et l'autre à sa nuque, il souleva légèrement sa belle et parti enfouir son visage dans son cou. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Elle ne méritait pas ça. Pas comme ça ! Le général serra sa douce contre lui et elle se mit à rire avant de parler faiblement,

- Je t'en prie mon amour prend soin de notre fils. Veille sur lui. Guide le.
- Hailynn... Ne parle pas, on va pouvoir te soigner. Tu pourras veiller sur lui avec moi. Le voir grandir, le...
- Chuut... Tu sais bien qu'il n'y a plus rien à faire.
- Mais... Non. Je ne peux pas. Je ne veux pas te perdre !
- Sers moi Alistair et dis moi que tu m'aimes...
- Je t'aime Hailynn, plus que tout, je t'aime tant....

Mais ses mots restèrent dans le monde matériel. Le comprenant, il serra sa bien-aimée contre lui et s’affaissa. Il n'était pas le genre d'homme à pleurer et pourtant, cette fois là, il savait très bien ce qui roulait sur ses joues. On venait de le priver de cette femme, celle qui l'avait aimé et qui avait donné naissance au fruit de leur amour. À lui, un monstre sans cœur  Il ne comprenait pas pourquoi c'était elle. Pourquoi le destin avait voulu le privé de la seule personne avec laquelle il se laissait vivre. Il ne comprenait pas... Il sut pas combien de temps il resta là, à genoux sur le sol et portant Hailynn contre son cœur, berçant son corps. Mais une chose était sûre. Après la stupeur, l’incompréhension, le déni, il fut prit d'une colère sans nom qui se remplaça bien rapidement par de la haine et cette soif de vengeance. Lorsqu'il porta son regard devant lui, ses yeux étaient durs et dansant à l'intérieur, des flammes que seul le sang pouvait consumer. Néanmoins, avant de partir, il porta sa belle sur son lit. Il l'embrassa une dernière fois sur les lèvres, caressa son visage et se grava à jamais ses traits et finalement, la recouvrit d'un drap blanc après avoir fermé ses doux yeux. Il resta un dernier moment debout près d'elle et enfin, se dirigea vers le couloir. Il referma les portes sans quitter des yeux la grande étendue de sang sur le sol... Son front se posa sur les portes et il ferma les yeux. Lâchant les poignets, il trouva au fond de lui une haine suffisante et pure. Sans le faire exprès, une aura noire se forma autour de lui et il entreprit d'arpenter les couloirs à la recherche de survivants ennemis...

Personne ne sait. Personne ne veut savoir combien d'hommes Alistair aurait pu tuer. Mais ceux qui étaient présents à ses pieds montraient avec quelle violence il avait joué. Il ne le faisait pas pour le plaisir. Cette fois c'était bien pour tuer. Il avait un but. Se venger. Mais lorsque toute vie fut rasée autour de lui, qu'il savait que personne n'allait se remettre sur son chemin... Il n'était pas satisfait. Alors il prit un cheval. Errant tel un désespéré. Mais il savait très bien où sa haine le menait. Il venait d'abandonner son fils. Le laissant aux mains attentives et douces de Morwen. Il savait très bien qu'elle allait prendre soit de lui. Mais il ne pouvait nier le mal qui le prenait à chaque pas de sa monture. Il avait mal au cœur. Lui qui avant faisait semblant de ne pas en avoir. Il avait mal rien qu'en pensant à son fils. En pensant à celle qui avait pu faire de lui un père. Pour une fois dans sa vie, il avait peur. Peur de cet inconnu qui lui tendait les bras. Ne pas être à la hauteur voilà ce qui le torturé. Être un mauvais père. Ne plus savoir comment mener ses hommes. Devenir un incapable... Chevauchant, il baissa légèrement la tête et passa son bras sur ses yeux. Une envie de hurler lui prenait l'être entier mais il gardait le silence...

Il ne savait combien de temps. Mais il avait réussi à atteindre un des nombreux fronts, un grand campement à la lisière d'une grande bataille. Bien qu'ils possédaient l'aide des Anges Noirs, sa patrie paternel, il ne pouvait éprouver pour eux qu'un dédain sans nom. Pourtant, il fallait avouer que leur maîtrise des pouvoirs et leurs ailes pouvaient les aider. Alistair n'avait prêté aucune attention aux hommes ne faisant pas parti de son ordre et de son armée. Même avec de l'aide, leurs ennemis étaient forts. Plus que jamais, ils avaient besoin d'un meneur. Quelqu'un pour les aider, leur donner confiance et les protéger... Le général rassembla ses hommes durant la nuit. Ceux qui pouvaient être en état, ceux qui voulaient savoir ce que leur gradé voulait. Pour changer, cette fois là, Alistair laissa libre court aux mots bien plus qu'à la menace.

- Guerriers Noirs, ce jour sera marqué dans les mémoires et dans les livres. Soyez fière de service votre cause, vos idéaux et votre ordre. Rien ne pourra nous arrêter. Vos actes ne seront pas oubliés. À jamais résonnera cette bataille. Surpassez-vous, écrasez l’ennemi. N'ayez aucune pitié ! Jusqu'à ce jour vous avez réussi à vous prévaloir, vous n'êtes et ne serez jamais des faibles. Quoi qu'il adviendra de nous, je peux vous affirmer que cela fut un honneur de me battre à vos côtés. Je suis fière de vous tous. Fière de vous avoir entraîné et d'avoir été votre général...

Les paroles qui tombèrent laissèrent tous ses hommes ébahit par tant de mots. Jamais il n'aurait dit cela. C'était tellement étrange de l'entendre prononcer ses mots. Pourtant, après un long silence, des voix s’élevèrent à travers la foule, certaines crièrent le nom de leur général, d'autres acclamèrent la réussite des Guerriers Noirs et d'autres se mirent à applaudirent. Jamais rien de tel n'avait pu être visible. Mais il ne pouvait nier que cela lui remonta légèrement le cœur. Il sentit une chaleur agréable se répandre dans son être. Bien que le deuil l'accable plus que jamais, il était heureux de voir ses hommes. Néanmoins, il ne pouvait passer à côté et s'assombrir en pensant déjà aux morts. Il n'avait pu leur signifier cela. Enfin... Quoi qu'il en soit, cela ne changea pas grand chose.

Le lendemain de son arrivé, il apprit que le second était dans les parage. Il devait bien avouer que pendant ces années où il le coutoyait, il n'avait jamais cherché à devenir amis. C'était son supérieur et une homme arrogant et imbu de sa personne. Un peu comme lui en y pensant. Enfin comme lui... Bien grande description, Alistair se considérait plus noble et plus savant que lui. Mais bon, il fallait suivre le mouvement et écouter ses ordres. Le général était un professionnel du champ de bataille, c'est lui qui menait ses hommes et pourtant à un moment, il perdit bon nombre de ses hommes sous ordre du second. Déjà qu'il venait de perdre celle qu'il aimait et qu'il avait abandonné son fils, voir cet incapable mettre en charpie la vie de ses soldats... Mais Alistair devait faire avec et serrer les dents. Néanmoins, un heureux événement arriva bien plus vite qu'il ne l'avait cru. Alors que certains guerriers et lui arpentaient l'étendue de terre jonchait de cadavre, le général fut à la fois mortifié et heureux. L'un pour la victoire de son ordre et l'autre pour la perte importante. Pourtant, il n'avait jamais espéré arriver à voir ça de ses propres yeux... Là, revenant en titubant comme un saoul, le second du chef. Il était blessé au ventre et présenté des blessures sur les bras et les jambes. Tout le monde se figea et certains se mirent à courir dans sa direction mais pas lui. Non, il était... satisfait ? Oui c'était ça, il était heureux. Il s'approcha de ce spectacle gratifiant sans une once d'inquiétude sur le visage. Il était froid. Le second demanda un soigneur, quelqu'un pour sauver sa misérable peau. Un se leva, puis deux et ils le regardèrent pour avoir son consentement. Il hochais la tête et demanda de rester seul avec lui. Prétextant qu'il pouvait y avoir d'autres survivants.

En tête à tête, les deux hommes ne parlèrent pas beaucoup. Un souriait intérieurement pendant que l'autre se vidait de son sang. Puis à un moment, le blessé se mit à parlé. Alistair savait qu'il n'allait pas passé la nuit même avec tous les soigneurs du monde. Alors il se à sourire en le regardant. L'autre voulu utiliser son pouvoir contre lui mais trop faible, il ne lui fit qu'un léger mal de tête. Arriva alors le moment où il prit une décision. Prenant dans son carquois un carreau d'arbalète, il envoya la pointe dans la blessure la plus grave. Enfonçant son arme de fortune dans le corps de son supérieur, Alistair se délectait de son regard. L'autre agrippa sa manche en ouvrant la bouche.

- Cela restera entre nous. Je n'ai pas de regret, c'est pour mes hommes que vous venez d'assassiner et puis je ne voulais pas que vous mouriez aussi facilement à cause d'une souffrance. Je veux être celui qui vous tue.

Sur ses mots, il retira d'un coup sec l'arme et la jeta un peu plus loin. Il regardait l'autre s'éteindre rapidement et au même moment les sauveurs arrivèrent quand il rendit son dernier souffle.

- Je n'ai rien pu faire...

Un mensonge. Mais cela n'était pas grave. Il ne l'avait pas assassiné en soit, c'était la guerre qui avait mit fin à sa misérable vie. Pas lui.

Après cet épisode, le second, ou du moins son cadavre, fut ramené dans notre ville et il eut le droit à des funérailles. Ce qui énerva Alistair à ne pas en douter. Pourquoi lui et pas ses hommes ? Sa haine pour cet homme ne fit d'augmenter même dans l’au-delà. Puis une jour, il fut appelé dans le bureau de son chef. Ce dernier avait un message important. Sans d'autres explications il arriva au rendez-vous et la nouvelle qui tomba le laissa sur la réserve. Wisgoth lui demanda ou plutôt avait décidé qu'il allait être le nouveau second de l'ordre. Mais Alistair demanda une requête avant d'accepter. Il voulait terminer cette guerre en tant que général des armées.


-Dernier cycle-

Ce qu'il fit. Son chef lui accorda donc le temps de la guerre et cette dernière terminée, il endossa le rôle de second de l'ordre. Revenant à des temps plus calme, il put se consacrer à son fils Kerran. Morwen s'en était très bien occupée. Jamais Alistair ne pourrait la remercier suffisamment. Il prenait aussi le temps d'aller sur la tombe de sa bien aimée Hailynn avec ou sans son fils. Il racontait souvent à ce dernier des histoires sur sa mère. Il lui décrivait son sourire, son visage, sa voix et par dessus tout, il lui disait qu'elle avait aimé son fils plus que tout au monde. Même si ce fruit avait le regard de son père et leur couleur, il avait pourtant le sourire et la fragilité de sa mère. Alistair ne pouvait concevoir la vie sans Kerran. Bien qu'il soit dépassé par ses pleures, sa détresse n'ayant jamais eu d'amour de ses propres parents, le nouveau second se devait d'apprendre pour le bien de son fils et pour que sa défunte aimée soit fière de lui.






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MessageSujet: Re: Alistair Haytham Theilan Maldoran Sam 1 Aoû - 0:14

Bienvenue sur le forum !

C'est une bien longue histoire cher second ! Je vous valide :3

Bons rps sur Laryskanir...

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Alistair Haytham Theilan Maldoran

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