Dans un monde déchiré par les guerres, les laryskaniens tentent de sortir leur royaume des ténèbres qui le hante. Rejoignez-les mais dans quel camp serez-vous ?
 
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Kazadrenna Becifan

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MessageSujet: Kazadrenna Becifan Lun 27 Juil - 22:52



Kazadrenna Becifan

« Tu n'es qu'un corps brisé au milieu des cadavres décomposés. »


NOM
Becifan
PRÉNOM
Kazadrenna
SURNOM
Kaz pour les très intimes

SEXE
Féminin, d'après ce que l'on dit
RACE
Ange Noire
AGE
18 ans


ORDRE
Les Guerriers Noirs
RÔLE
Gaslyn

DIVINITÉS
Cynéid
DATE DE NAISSANCE
76ème jour de la saison de Cynéid en l'an 311

Armes

• Cimeterre d'environ 35 cm


Pouvoirs

• Maîtrise des Ténèbres
Le fait d'invoquer des chaînes, pourrir des éléments, briser les os...
• Intrusion Psychique
Le fait de s'introduire dans l'esprit d'une personne et de réussir à le contrôler.



Apparence

Du point de vue d'un homme, Kazadrenna serait une « belle » femme. Un carré court, des cheveux noirs, deux mèches rebelles teintées de pourpre, virant au rouge selon la lumière. Un visage d'un ovale parfait, des yeux bleu perçant, un nez fin, des lèvres pleines. Un cou gracile, des épaules bien dessinées, une poitrine avantageuse, des bras finement musclés. Un ventre plat, un fessier ferme, des hanches marquées, des jambes athlétiques, des pieds menus.

Tous ces éléments seraient vus comme des « atouts » et l'inciterait à l'aborder plus ou moins amicalement pour tenter une parade pitoyable appelée « séduction ». Et il ressortirait de cette histoire avec un membre en moins, à moins que le Second, dans sa grande bonté, ne lui ordonne le contraire.

Du point de vue de Kazadrenna, son corps n'est que banalité. Le considérant seulement comme un moyen lui permettant d'être utile, elle se contente de le forger grâce à des entraînements intensifs et n'a jamais cherché à le rendre plaisant. Le plaisir était, de tout façon, proscrit, tout comme le bonheur ou la joie de vivre ; jamais vous ne pourrez voir l'ombre d'un sourire sincère sur ses lèvres.

Elle l'entretenait donc par devoir, et non par envie. Si cela ne tenait qu'à elle, elle le sous-alimenterait sans hésiter, le barderait de blessures de guerres non soignées et se trainerait, la peau sur les os, de mission en mission. Enfin, elle se devait d'être présentable, et elle estimait avoir fait le strict nécessaire. Ce n'était pas en ayant l'air d'une mendiante qu'elle passerait inaperçue, puisque les gens fuyaient ce genre de personnes. La raison lui échappait, néanmoins, elle savait qu'elle devait éviter les extrêmes.

Psychologie

Avant d'être une tueuse sous le commandement d'un homme plein de pouvoir, elle était une petite fille joyeuse, gaie, souriante. Très sociable, ses amis se comptaient sur les doigts de plusieurs mains. Elle était très altruiste ; jamais elle ne manquait une occasion d'aider ses amis. Proche de la nature, elle aimait également les petits êtres qui animaient la vie des bois et des campagnes.

Puis le temps a passé. Elle a perdu sa joie de vivre au fur et à mesure des années. Il est maintenant rare de la voir sourire, et ne parlons pas de rire. Elle a appris à manier une lame dès son plus jeun âge, ce qui lui a permis d'être très adroite et précise lors de ses missions ou même dans la vie quotidienne. Vigilante et méfiante, son ouïe et sa vue lui permettent de percevoir distinctement ce qui se passe à plus d'une quinzaine de mètres d'elle.

Devenue associable, le mot « amitié » ne signifie rien pour elle. Chacun pour soit ! Ne ressentant ni peine ni pitié, elle ne fait pas de quartiers. Ce n'est pas elle qui hésiterait à faucher une vie insignifiante... Plus loyale qu'un chien à son maître, elle place sa vie entre les mains du Second sans aucune hésitation. Ses ordres sont aussi absolus que son dévouement.

Cependant, les années ont renforcé son goût du risque. Charmeuse et provocatrice, elle se délecte de braver les interdits et de briser les tabous. Difficile de la choquer... Sarcastique, elle adore se moquer des autres. Pendant qu'elle débusque sa cible, de préférence.


Histoire


An 311. Deux parents ont l'immense plaisir d'agrandir leur famille grâce à la venue au monde d'un nourrisson bruyant. Lui prodiguant amour et attention, ils l'élèveraient avec patience. Ils en avaient maintes fois parlé : leur petite fille ne sera pas comme ce petit garnement qui va de village en village pour faire main basse sur le gagne-pain de chacun. Leur petite fille sera un modèle de vertu ; elle sera sage, douce et attentionnée. Pour cela, ils ont tout prévu : son emploi du temps, son précepteur, son alimentation... Rien ne sera laissé au hasard. Pour lui offrir le meilleur, ils étaient capables de tout.  

An 316. L'enfant grandit et devient une petite fille. Cultivée, énergique, intelligente et altruiste, elle séduit tout son entourage. Brillante dans ses études, bûcheuse chez elle, pas une minute ne passait sans qu'elle ne se repose. Aimée de tous, elle passe ses mercredis et samedi après-midi chez ses amis pour jouer ou les aider à faire leurs devoirs ; ce qu'elle fait avec joie. Ses ascendants sont fiers d'elle, et cette fierté contribue grandement à sa motivation. Telle la fillette innocente et insouciante qu'elle était, elle ne se préoccupait jamais de ce qui se pourrait se passer le lendemain.

An 317. Mercredi après-midi. Son ami Léo ayant des difficultés dans une matière, Kazadrenna lui rendit visite. Alors qu'elle lui expliquait comment résoudre un exercice qu'il avait raté, la maison de son hôte se mis à trembler. Croyant à un simple tour de son esprit, elle n'y fit pas plus attention et continua sa tâche. Ce n'est que lorsque l'habitat, secoué de spasmes, jeta violemment ses occupants à terre, qu'elle compris qu'il y avait un problème. Elle en sortait en trombe et fut aussitôt cueillie par une eau boueuse glacée. Son corps se débattit puis perdit de sa fougue de seconde en seconde. Frigorifiée, elle finissait par s'endormir, ballottée par les séries de vaguelettes.

Le brouillard de ses songes sombres se dissipait lorsqu'elle entendait des voix plutôt graves. Léthargique, elle sortit peu à peu de son sommeil imprévu. Un éclat de rire sadique la réveilla tout à fait. Son échine fut parcourue de frissons et, ouvrant les yeux, elle chercha à accrocher son regard à un élément familier. Le décor lui était totalement inconnu. Tournant la tête, elle vit de nombreuses autres petites filles, d'environ son âge, à même le sol. Certaines paraissaient pétrifiées, d'autre résignées ; quelques unes pleuraient en appelant leurs parents. Et le rire continuait, lui vrillant les tympans. Elle se recroquevillait et finissait par s'assoupir.

Une douleur au crâne la sortit de son état de dormeuse. Elle fut brutalement projetée contre une dure paroi. Cherchant à se lever, elle ne vit que du noir autour d'elle. Ses doigts palpèrent maladroitement ce qui était à sa portée de main : des corps tièdes, grelottants, ou froids. L'affolement monta en elle. Maintenant, elle était totalement réveillée, elle avait totalement conscience de ce qui se passait. Elle n'était pas chez elle, et il faisait noir, si noir. Il ne devrait pas faire noir. Ses parents savaient qu'elle en avait une crainte absolue ; par conséquent, ils ne la laissaient jamais seule la nuit. Quelque chose ne tournait pas rond. La peur fit place à la terreur. Elle hurla.

De la lumière surgit brutalement et une ombre se découpa. Se mouvant vers la fillette, elle l'attrapa violemment par le bras. D'un revers de main, elle adressa un vigoureux coup à la nuque chétive. L'enfant tomba à terre. Ses compagnes, impressionnées, s'écartèrent du corps inconscient et se plaquèrent contre les cloisons. L'homme sourit devant cette scène de soumission. Les petites étaient déjà bien dociles. Il les avait bien sélectionnées, elles ne poseront aucun problème. Il referma les portes de leur prison cloîtrée et repris la route qui les mènerait à un nouvel entrepôt désaffecté. Ensuite, les demoiselles prendront leur service. Elles seront durement entraînées.

An 320. Les années avaient passé. Les premières avaient été difficiles. Après que l'étrange boîte noire se soit stoppée, les enfants avaient été guidés à travers ce que les adultes appelaient « le camp ». Habitation d'infortune reluisant de conditions de vie lugubres, ce camp contenait des fillettes par centaines. Lorsque Kazadrenna et ses camarades d'infortune étaient arrivées, les jeunes filles déjà présentes ne daignèrent jeter un œil sur elles. Et puis, au fil des jours, ce qu'elle prenait pour du mépris s'avérait être de l'obéissance. Les règles étaient simples et les sanctions, cinglantes. C'était un enfer de solitude.

Elle se levait tôt et partait aussitôt courir avec son groupe, le ventre vide. Elle revenait pour avaler un rapide petit-déjeuner puis combattait les enfants de son âge jusqu'à atteindre ses limites. Le repas du midi était pris en début d'après-midi. S'ensuivait ensuite des exercices comme du renforcement par exemple, puis le dîner. Et encore d'autres exercices destinés à décupler les dernières forces que possédait son corps, comme lorsqu'il serait aux portes de la mort. Venait enfin l'heure tardive du repos. C'était un entraînement exigeant et dangereux, qui faisait bon nombre de victimes.

Les survivantes étaient entraînées plus rudement, tandis que les défuntes se faisaient remplacer par des nouvelles petites filles. Kazadrenna l'avait déjà remarqué : il n'y avait que le sexe fort dans ce camp. Que des fillettes, des jeunes filles ou des femmes. La question du pourquoi avait un moment hanté son esprit, puis elle avait trouvé la réponse toute seule : « ils » n'amenaient que les plus fortes. Le sexe féminin, donc. Cela faisait  quatre années qu'elle n'avait vu de représentants du sexe opposé. Et aux dires de leur donneuse d'ordres, elle ne manquait absolument rien.

An 325. Ses quatorze ans arrivèrent sans qu'elle s'en aperçoive. Le corps frêle qu'elle possédait à l'époque s'était doté de courbes dont elle ne soupçonnait l'existence. Courbes qui l'avaient désarçonnées au début ; et puis, leur donneuse d'ordre leur avait enjoint de récolter des informations. Cet exercice n'avait rien de commun avec les autres, puisque les adolescentes avaient en face d'elles des spécimens mâles. Elles avaient alors compris que leur nouveau corps était un atout considérable...

Elle avait trouvé leur comportement incroyablement stupides. Oh, elle s'y attendait, mais à ce point...! Les hommes n'étaient bon qu'à procréer, et encore, quand ils en étaient capables. Ils n'avaient même pas eu la décence de résister quelques minutes. Les renseignements étaient tombés comme des fruits trop mûrs qui auraient quitté leur arbre pour éviter qu'il ne ploie sous leur poids. Ces êtres si méprisants, qui se tortillaient de désir sous ses pieds, elle les aurait bien tués. Malheureusement, l'ordre était de les laisser vivre. Et les ordres étaient prépondérants.

Ça, elle l'avait appris à ses dépends au fil des années. La supérieure ou le supérieur représentait tout. Les hommes pouvaient prendre le commandement ; ces hommes-là étaient dénués de toute idiotie. En soit, des dieux dans le monde masculin. Comme les autres adolescentes, elle avait hâte de se retrouver sous leur commandement. Tuer pour les servir et les protéger. Être leur fidèle chien de garde, c'est tout ce dont elle aspirait.

An 328. Le fameux jour était enfin arrivé. L'entraînement, si vigoureux qui l'avait tant faite souffrir par le passé et dont elle appréciait la valeur aujourd'hui, était terminé. Elle était prête à prendre ses fonctions. Elle avait subit toutes les tortures, aguiché les rétenteurs d'informations, tué les opposants. Parfois, elle oubliait même qu'elle était un être vivant. Quand elle tuait, elle sentait un creux vide et froid à la place de son cœur. Tuer, c'était comme vivre, manger, s'entraîner : elle ne détestait mais n'y prenait pas plaisir non plus. C'était des tâches monotones qu'elle faisait automatiquement, sans réfléchir.

Si une personne extérieure avait vécu au camp, elle aurait assisté, au fil des années, à la déshumanisation de ses occupantes. Ces dernières étaient comme n'importe quelle petite fille de leur âge : des rubans dans les cheveux, une joie de vivre évidente, des amis et des parents aimants. Et puis, le camp les avaient changées. Elles étaient devenues solitaires, agressives, méfiantes, sanglantes et soumises. Leurs sentiments disparaissaient peu à peu, et rien ne remplaçait ce vide créé. Mais personne ne venait. Et si c'était le cas, elle aurait été rapidement achevée par une de ces machines à tuer.

An 329. Kazadrenna se dirigeait vers les quartiers du Second des Guerriers Noirs, le cerveau en ébullition. Combien de fois avait-elle entendu parler d'Alistair Maldoran ? Les rumeurs allaient bon train sur sa personne et n'étaient faites que d'éloges. D'habitude, elle n'écoutait jamais ces commérages, ces ramassis de sottises, mais cette fois-ci... C'était différent, il s'agissait de son maître, tout de même. Elle ne voyait pas de mal à glaner quelques éléments sur son compte... Elle se stoppa soudainement et se corrigea. « Futur maître ». S'il voulait d'elle.

En son for intérieur, elle se demandait quel homme, quel maître voudrait d'un chien qui remuait la queue à chacun de ses pas et qui penchait la tête en faisant des yeux curieux et interrogateurs dès qu'il partait. Elle-même ne se reconnaissait pas. Toutefois, elle savait le nom de cette chose qui la faisait réagir de cette manière. Par conséquent, elle ne se souciait pas de cette réaction. Une fois, sa supérieure avait abordé le sujet des « hormones ». Kaz n'avait pas vraiment compris à quoi ça servait, néanmoins, elle avait retenu que cette force biologique pouvait lui nuire.



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MessageSujet: Re: Kazadrenna Becifan Dim 9 Aoû - 18:33

Bonjour, et bienvenue à toi jeune Gasyln !

Tu as un personnage très intéressant, qui promet pas mal de possibilités, j'adore ! (Bon j'avoue, je suis fan des Gasylns... ^^) Bref, ta fiche est validée !

Amuse-toi bien sur le forum ! Wink
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Kazadrenna Becifan

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